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A. (Adolphe) Granier de Cassagnac.

Histoire des Girondins et des massacres de septembre d'après les documents officiels et inédits, accompagnée de plusieurs fac-similé (Volume 2)

. (page 22 of 30)
Font size

iin offieier portant le titre de Precot de la Vi/le^
^Ftv4te et Vieomte de Paris. Le temps avait peu 4
peaetendn ses attributions ; et le Cbatelet possedait
en !T89 einq srenres de juridictions : le Pare tiril,
tenu par le lieutenant civil ; le Prv'sidial^ tenu par un
lieutenant paiHdcnlier: la Chambre du eonseil. ou se
jugeaient les a&ires de raj^poft, tenue par nn lieu-
t^aantparticulier ; la Chambre crimotelle, tenue par



— 371 —

le lieutenant criminel; et V Audience de police, tenue
par le lieutenant general de police '.

Le Ghatelet etait supprime, corame tribunal,
depuis environ une annee, a I'epoque des massacres ;
ses batiments existaient encore, ainsi que sa prison;
et deux de ses anciennes salles servaient alors aux
tribunaux de premiere instance et d'appel du pre-
mier arrondissement de Paris *. La demolition du
ChMelet, requise par Manuel, procureur de la Com-
mune, le 8 septembre, fut operee apres les mas-
sacres ^.

Les bMiments du Ghatelet, situes sur la place
actuelle de ce nom, entre le Pont-au-Change et la
rue Saint-Denis, faisaient exactement face a cette
derniere. lis etaient compris entre la rue Trop va
qui dure , du c6te du quai ; la rue de la Joaillerie,
au sud-est ; la rue de la Triperie, a Test ; et la rue
Pierre-d-Poisson, au nord , encore existante il v a
cinq ans. Au bas de cette derniere, avant d'arriver
k I'eau, etait placee la Morgue, separee du marche
au Poisson, k Test , par la diagonale du Ghatelet.

C'est seulement la prison du Ghatelet, couvrant
une grande partie de la place actuelle du Ghatelet
qui fut demolie ; les batiments du Ghatelet, propre-
ment dits, separes de la prison par la rue Saint-



1 A\mana<:}\, royal de 1789, p. 398 et suivantes.

2 Almanack national de 1792, p. 326, 327.
^ Moniteur du 9 septembre 1792.



— 372 —

Leuffroy, existaient encore, ilya cinq ans, quoique
un peu modifies et appropries ii d'autres usages ; ils
formaient tout I'ilot compris entre le quai dela Me-
gisserie, la place du Ghatelet et la rue Pierre-a-Pois-
son. La Chambre des notaires de Paris y avait pris la
place de I'ancien Syndicat des notaires du Gha-
telet.

Ce fut dans la soiree du 2 septembre que la prison
du Ghatelet fut attaquee. Elle ne contenait que des
voleurs.

Par quelle combinaison monstrueuse des maitres
sanglants de la France, les malfaiteurs furent-ils
compris dans I'egorgement general, organise en vue
des pretres, des nobles et des royalistes?

Ge fut uniquement dans le but de d^router I'opi-
nion publique, et afin de faire croire k un souleve-
ment spontane et tumultueux de la populace, laquelle
aurait tout confondu et tout egorg^ dans I'emporte-
ment de sa fureur. Au fond, Danton, la Commune
et leurs complices, voulaient seulement deblayer,
par un vaste egorgement, le terrain politique con-
quis par le pouvoir insurrectionnel du iO aout; les
voleurs du Ghatelet, de la Gonciergerie, de Bicetre,
clu Gloitre Saint-Bernard et de la Salpetriere furent
massacres uniquement pour la mise en scene, et par-
dessus le marche.

Cetle explication est la verile nieme; elle ressort
du t^moignage de tons les contemporains bien in-



— 373 —

formes, et elle est ^videmment au fond de la sc^ne
suivante, dans laquelle les auteurs des massacres
rev^lent leurs afFreux secrets.

« Le 3 septembre, ditPrudliomme, environ vers
six heures du soir, Theophile Mandar, homme de
lettres, vice-president de la section du Temple, me
pria de Faccompagner chez Danton, ministre de la
justice, pour I'aider a le conjurer, au nom de I'hu-
manite, de faire cesser les horribles massacres.
Malgre ma repugnance k retourner dans cette mai-
son, connaissant le courage et les grands moyens
oratoires de Theophile et sa probite, je consentis k
I'accompagner.

c( Nous trouv^mes rassembl^s tous les ministres,
Roland seul excepte; 1^, vinrent encore Lacroix,
president, et les secretaires de I'Assemblee legisla-
tive ; Petion, maire de Paris; Robespierre, Camille
Desmoulins, Fabre d'Eglantine, Manuel et plusieurs
membres de la commission dite du 40 aout. Les pre-
sidents et les commandants de chacune des qua-
rante-huit sections s'y etaient rendus.

« Sur les sept heures et demie du soir tout le
monde s'etant assis dans le grand salon du ministre
de la justice, la presidence de cette reunion fut accor-
dee k Danton, non par un scrutin, mais pour abre-
ger, car les moments etaient orageux. Ge ministre
etait v6tu d'un habit de drap ^carlate.

« Onagita lagrande question d'aviseraux moyens

32



— 374 —

de sauver Paris, et d'en eloigner le roi de Prusse,
qui n'en ^tait pas k soixante lieues. Verdun venait
d'etre prispar les Prussiens. Servan, ministre de la
guerre, n'arriva que bien tard : il y parut accable
d'inquietude ; le seul Danton montra de la fer-
mete.

« Theophile Mandar, naturellement orateur, osa
interrompre la deliberation ; il etait alors neuf heures
et demie du soir; il dit k Danton : — « Toutes les
« mesures de salut ext^rieur sont-elles prises? — Oui.
« ~ Occupons-nous done a I'heure meme de I'inte-
« rieur. ))Et, elevant la voix, ilproposad'assembler
sur-le-champ toute la force armee ; il demanda que
les citoyens presents se formassent en autant de
groupes qu'il y avait de prisons oii Ton massacrait.
II exigea etconjura pour que chacun de ces groupes,
compose de citoyens bien connus, se chargeat, soit
par le seul ascendant de I'eloquence et de la raison,
soit par tons les moyens de ]^uionie, reunis c\ la
force, de faire cesser 4 I'heure meme ce torrent de
sang qui, disait-il, souillerait pour jamais la gloire
du nom francais. Sa proposition fut ecoutee avec
beaucoup d'lnteret ; mais tons les citoyens ne purent
y prendre une part egale, lant on etait ejffraye sur
Tissue des grandes mesures qui venaient d'etre
prises. Danton les regardant froidement, leur dit :
« Sieds-toi : c etait necessaire »

(( Je me retirai aussil6t avec Theophile Mandar



— 375 —

dans line seconde piece, ouetaientLebrun, Claviere,
Grouvelle, secretaire du conseil ex^cutif ; Petion,
maire de Paris, et Robespierre, officier municipal,
y vinrent aussi. Plein de son idee, Tlieophile prit
Piobespierre et Petion a part, et leur fit cette se-
conde proposition. Danton et Servan vinrent alors
dans cette seconde piece, mais le premier se livra
toutentier cV ce que disaient Lebrun et Claviere; Ser-
van se retira pour alter donner des ordres.

c( Theophile dit : cc Robespierre , te souviens-tu
« que, le 17 aout, tu prononcas k la barre de I'As-
« semblee legislative un di scours au nom de la Com-
« mune? Tu demandas, sons peine d'iiisurrection,
« que Ton organisM le tribunal qui devait juger les
c( accuses dans I'alFaire du 10 aout? — Oui. — Tu
c( n'as pas oublie que Thuriot ecarta la proposition,
« par la seule raison qu'elle etait accompagnee
« d'une menace ; il observa que tu avais parte de
« Finsurrection comme d'une cbose qui dependait
.« de la volonte de la Commune et qui etait k tes
« ordres? — Je m'en rappelle, dit Robespierre^ tu
« vins a la barre de I'Assemblee;, au nom du jury
(( d'accusation ; Tburiot fut interrompu , tu impio-
« visas une barangue tres-vebemente; tu obtins la
« creation du tribunal dont j'avais sollicite I'etablis-
« sement. — Ainsi, dit Mandar;, tu peux juger de
K mes moyens oratoires. — Oui , tu obtins les hon-
K neurs de la seance ; l)ient6t tu fus rappele a la



— 376 —

(( barre. H^rault de Sechelles ^tait a la tribune, tu
« demandas la modification de quelques articles du
« decret. An fait ! — Eh bien ! Si M. le maire de
« Paris et toi etes de mon avis , Lacroix, president
« de FAssemblee legislative , et les secretaires sont
« de Fautre c6te , nous allons les prevenir ; si
« demain vous consentez k m'accompagner k la
« barre de I'Assemblee, je prends sur moi de pro-
c( poser k I'Assemblee d'imiter les Remains dans ces
« temps de crise qui menacent la patrie ; et afin
« d'arreter sur-le-champ , k I'heure meme , ces
(( elfroyables massacres qui se commettent dans les
« prisons , je demanderai qu'il soit cree un dicta-
« teur : je motiverai ma demande; ma voix retentira
« comme un tonnerre; oui, pour faire cesser ces
« epouvantables massacres, j'aurai I'audace de le
« proposer : il ne le sera que pour vingt-quatre
« heures , il ne sera tout-puissant que contre le
« crime ; la dictature arretera le sang , et les massa-

« cres cesseront lis finiront a I'instant meme.

(( — Garde-t'en bien , Brissot serait dictateur I —
« Robespierre , lui dit Mandar, ce n'est pas la
(( dictature que tu crains , ce n'est pas la patrie que
a tu aimes ! C'est Brissot que tu hais. — Je deteste
c( la dictature et je deteste Brissot. » Petion ne pro-
fera pas une seule parole.

« Nous nous retirames avec la douleur de n'avoir
pas entendu prononcer un mot sur les massacres....



— 377 —

Tous les ministres ^talent parfaitement d'accord
pour laisser continuer les egorgements \ »



VI



Voici la liste des prisonniers tues au Chatelet ; elle
est precedee et suivie du proces-verbal du commis-
saire de la section du Louvre, duquel elle tire son
authenticite :

« L'an mil sept cent quatre-vingt-douze , qua-
trieme de la liberte, premier de I'egalite, le di-
manche seize septembre, neufheuresdu matin, nous,
commissaire de la section du Louvre, assiste du
secr^taire-greffier provisoire, en consequence de
I'arr^te pris par le comite general des quarante-
huit sections, reuni k la Maison commune, en date
du dix du present mois, nous sommes transportes
es-prisons du ci-devant CliMelet, ou etant, nous y
avons trouve les sieurs Louis-Christophe Agy,
membre du Conseil general de la Commune, et
Etienne-Henry Delaunay, aussi membre du Conseil
general, lesquels nous ont represente ledit arrete
pris par le Conseil general, et nous ont requis de
proceder k la reconnaissance et levee des scelles,
d'emporter les effets etant tous iceux au comite de



1 Prudhomme, Ilistoire impartiaJe des Revolutions , tome III,
p. 259, 260, 261, 262, 263 et 264.

32.



— 378 —

notre section, defaire le relev^ des registres dii con-
cierge de ladite prison, et de faire la mention des
particuliers morts et de ceux qui se sont evades de
ladite prison, ce a quoi nous avons procede de la
maniere et ainsi qu'il suit, savoir : »

(Suit le proces-verbal relatif a la levee des scel-
les et aux declarations des guichetiers, relativement
aux effets trouves dans la prison et appartenant aux
victimes des massacres.)

« Ce fait, et apres avoir vaque k ce que dessus,
nous avons laisse les habits, linges et autres hardes,
appartenant aux prisonniers qui ont et^ tues, attendu
qu'ils etaient dans une malproprete qui ne permet-
tait pas de les emporter, k Fefiet d'etre nettoyes et
de suite portes au comite de ladite section, et avons
remis et indique la vacation a demain, huitheures
du matin , k I'effet de constater le deces de chaque
prisonnier, constater leurs nom, surnoms, age, qua-
lites, profession , pays de naissance et demeure, et
nous nous sommes retires apres avoir ete, de ce que
dessus, fait et dresse le present proces-verbal, et
avons signe avec les sieurs Agy et Delaunay, com-
missaires, le secr^taire-greffier, et le sieur Soudin,
gardien desdits scelles. »

Ont en effet signe, sur la minute que nous avons
sous les yeux, MM. A gy ! Delaunay I Soudin ! Goust I



— 379 —

secretaire-greffier provisoire, et Le Maire, com-
missaire.

« Et le lundi dix-sept septembre mil sept cent
^iiatre-vingt-douze, quatriemede la liberie, premier
cle I'egalite, neuf heures du matin, nous, commis-
saire de la section du Louvre, assiste du secretaire-
^reffier provisoire, en consequence de Tindication
k ce jour, lieu et heure portes en notre proces-ver-
bal du jour d'hier, nous sommes transportes es-pri-
sons du ChMelet, ou etant, nous y avons trouve
lesdits sieurs Agy et Delaunay, commissaires de la
municipalite, en presence desquels nous avons recu
la declaration du sieur Nicolas-Joseph TF«^rm,
concierge desdites prisons, lequel, apres serment par
lui fait de dire la verite, nous a dit qu'autant que le
desordre a pu ]e lui permettre, il a recueilli les
noms de ceux qui out ele mis £i mort par le peuple,
desquels prisonniers les noms suivent ' : »

Dates
N°». Noms et prenoms.' des ecrous.

1 Ambroise (Nicolas). 4 dec. 1791.

2 Arnaiid (Etienne). 23 sept. 179 J.

3 Ariioud (Pierre- Joseph). 6 sept. 1791.

4 Aubert (Frangois). 13 juin 17^2.

5 Auvret, owAiivray (Edme-Charles). 28 juill. 1792.

* La liste contenue au proofs-verbal ne portant que les noms
et prenoms des victimes sans autre indication, nous croyons
devoir dresser cette liste par ordre alphabetique, ety ajouterla
date de I'ecrou ettous les autres renseignements que nos re-
cherches nous ont procures.



- 380 —

6 Bahy (Jean- Joseph). 4 janv. 1792.

7 Bayette, OM Baillet (Charles). 3 dec. 1791.

8 Beaumetz (Pierre-Andre) K 14 aout 1792.

9 Belair (Francois). 24 fevr. 1792.

10 Belhomme (Louis). 6 octob. 1791.

11 Bellanger (Jean-Baptiste). 9 aout 1792.

12 Bellanger (Pierre). 19 aout 1792.

13 Belloy (Jean-Baptiste). 5 aout 1791.

14 Benoist (Jean-Baptiste). 21 nov. 1791.

15 Benoist (Jean-Charles). 2 avril 1791.

16 Berlucy (Edme-Jean). 20 juin 1791.

17 Berthelicr (Louis-Michel). 3 juill. 1791.

18 Bertholini (Augustin). 28 aout 1791.

19 Bertrand (Francois). 27 avril 1791.

20 Bessan, ou Bcssault (Antoine). 28 dec. 1791.

21 Billard (Jean-Baptiste). 20 fevr. 1791.

22 Bilot (Nicolas-Charles). 20 dec. 1791.

23 Bionon (Pierre). 9 juin 1791.

24 Boby (Charles). 4 janv. 1792.

25 Bonnard (Joseph). 6 dec. 1791.

26 Bordier (Simon) \ 23 nov. 1791.

27 Bosse (Pierre). 12 sept. 1791.



i Doreur, sans domicile. (Cette indication se trouve au pro-
ces-verbal , 5= page, f" colonne.)

2 Le procfes-verbal qui nous sert a dresser cette liste ne porta
point le nomme Bordier {Simon) au nombre des victimes ; il le
place au contraire, suivant la declaration de Watrin, au nom-
bre des prisonniers qui furent mis en liberte par le peuple ;
mais Bordier se retrouve au nombre des victimes sur une liste
trouvee dans les Papiers de Petion, maire de Paris, et que la
Bibliotheque imperiale possede aujourd'hui , section des ma-
nuscrits, S. F. n. 3274. Cette liste , provenant des Papiers de
Petion , est la copie litterale d'un ^tat des victimes, dresse par
le Comite d' execution .. certifie par Jourdeuil et Duffort, et de-
pose aux Archives de I'Hdtel de ville.

Le registre d'6crou porte en regard du nom de Bordier cette
mention : mis a mort par le peuple le 3 septemhre. En presence
de ces deux temoignages, nous croyons devoir placer Bordier
{Simon) au nombre des victimes.



- 381 —

28 Bouchet (Edme).

29 Bourdillon (Frangois) *.

30 Bourdin (Pierre).

31 Bourgeois (Claude-Antoiiie).

32 Bourier (Claude-Francois) *.

33 Boursier (Thomas).

34 Bouton (Fran^ois-Amable).
33 Bouvee, ou Bource (Nicolas-Aubin)

36 Bressan (Valentin).

37 Brulard (Bemy-Antoine-Guillotin)

38 Burel (Jean-Baptiste).

39 Buret, ou Burel (Antoine).
» Bussy (Jacques). Foy ez Culoteau.

40 Caillac (Jean).

41 Callot, ou Cailiot (Pierre).

42 Chapelle (Philippe).

43 Chapuy (Pierre).

44 Charlemagne (Jean, dit Saint-Jean)*

45 Charost (Fran(;ois).

46 Chenet (Nicolas-Stanislas).

47 Chesne (Jean).

48 Chinox (Frangois).

49 Choiselat (Charles) ^

50 Christot (Louis-Alexandre).

51 Clement (Joseph-Louis).



1 Inscrit sous le nom de Bordillon.

2 On le trouve encore sous le nom de Dorange (Pierre).

3 Auteur dramatique age de vingt-six ans, natif de Reims.
(Cette annotation se trouve au proces-verbal du commissaire de
police.)

'' Nous n'avons trouve sur les registres d'ecrou que le nomm6
Charlemagne (Joseph) , tue dans les massacres.

s Choiselat est compris, dans le procfes-verbal du 17 septem-
bre 1792, parmi les prisonniers mis en liberie par le peuple;
mais le registre d'ecrou porte, en regard de son nom, la men-
lion : mis a mort par le peuple, le 3 septemhre ; il est de plus com-
pris dans la liste trouv^e dans les Papiers de Petion.



A dec.


1791.


19 avril


1791.


24 mai


1791.


13 octob.


1790.


20 aout


1792.


15 nov.


1791.


9 nov.


1791.


). 29 avril


1791.


13 sep.


1791.


\ 10 aout


1792.


27 dec.


1791.


16 juin


1792.


17 dec.


1791.


5 mai


1791.


4 dec.


1791.


4 janv.


1792.


)\ 17 sept.


1791.


29 mars


1791.


et 23 juill.


1791.


11 nov.


1791.


9 dec.


1791.


4 janv.


1792.


1^"^ juin


1792.


22 juill.


1792.


23 avril


1790.



— 382 -

52 Collet (Jacques) K
83 Collot (Antoine).

54 Constant (Francois).

55 Cosme (Francois).

56 Courcy, ou Courey (Honore).

57 Couverset, on Couversac (Joseph).

58 Culoteau ( Jacques - Charles ) , dit

Bussy ^.

59 Dallamp (Gabriel).

60 Darecart, ou Derecart (Francois) **.

61 David (Louis) K

62 Delachapt (Jean-Aime).

63 Demortreux (Jacques) ^.

64 Denieroraont (Louis-Etienne).

65 Desmaisons (Joseph).

66 Desniarets (Pierre).

67 Desmontreux (Pierre).

68 Desrazoirs (Charles- Joseph).

69 Dubarcq (Jean-Baptiste).

70 Dubaux (Francois).

71 Dubois (Louis).



1 Le regisire d'ecrou porte I'lndication de mort; puis, en tout
petits caracteres, on a ecrit le mot icij comme pour demenlir
la premiere indication; mais nous pensons que le mot ici s'ap-
plique plutot a un transferement que Ton a ray^ apies une
reintegration.

2 II est inscrit sur le proces-verbal du commissaire de la sec-
tion du Louvre et sur le registre d'ecrou sous le nom de Jac-
ques Bussy; mais un jugement rendu par le tribunal de pre-
miere instance de la Seine, le 25 brumaire an XIII, a ordonne
la rectification du nom tel que nous venons de I'indiquer ci-
dessus.

3 Age de vingt-liuit ans, cordonnier de Clermont-en-Beauvoi-
sis. (Ainsi indique dans le proces-verbal du commissaire de
police de la section du Louvre, 5^ page , 2^ colonne.)

* Boulanger, age de trente-quatre ans, natif de Macon. (Voir
le premier proces-verbal ci-dessus mentionne, 5'' page, 2*^ co-
lonne.)

s Meme observation qu'a Collet (Jacgues).



3 mai


1790.


30 sept.


1791.


11 aout


1791.


20 octob.


1790.


9 sept.


1790.


2 juill.


1791.


2 juill.


1791.


6 mars


1791.


28 aoiit


1792.


28 aout


1792.


6 juin


1791.


15 octob.


1790.


3 janv.


1791.


13 mars


1791.


6 sept.


1791.


23 jtiill.


1790.


7 sept.


1791.


6 sept.


1791.


8 aout


1792.


2 nov.


1790.



— 383 —

72 Dubuc, on l)u Bucq (Pierre).

73 I>ubiusson (Louis).

74 Dudoit (Anloine).

75 Duhet, ou Duet (Louis).

76 Dumets, ou Dumetz (Charles-Louis)'.

77 Dumont (Louis).

78 Duuy (Claude).

79 Durand (Andre).

80 Durand (FranQois-Nicolas).

81 Duranda (Gratien), dit Berger.

82 Elsenay (Jacques-Jean).

83 Enge (Louis-Marie).
8i Fabre (Andre).

85 Fabre (Gaspard).

86 Fauguel (Francois) \

87 Fauquet (Charles-Frangoi's) ^

88 Fauvet (Jean-Jacques).

89 Fayard (Pierre).
» Fleury (Augustin). Fo j/ez Pampin.

90 Fleury (Germain) .

91 Fouchet (Jacques) *.

92 Fouquet (Denis-FranQois).

93 Fournel (Aymard).

94 Fremont (Claude).

95 Gallot, (til Sommet (Jean).

96 Gauthier (Jean-Baptiste).

97 Genisson (Louis).

98 Gerval (Jean- Jacques).

1 Colporteur de parfumerie, demeurant a Paris, rue'Saint-
Honor6, au coin de celle Saint-Nicaise. (Ce renseignement se
trouve consign^ dans le proc^s-verbal du commissaire de la
section du Louvre, 5'' page, 1" colonne.)

2 Meme observation qu'a Jacques Collet.

a^Cn jugement du tribunal du 5' arrondissement de Paris, en
date du 27 messidor an II, a ordonne la reformation du nom
de Fauqukt, inscrit sur le registre d'ecrou sous le nom de
FOI'QUET, tiw Faui.quet.

* Le nom do Fouchet ne se trouve pas sur les listes de Petion.



20 nov.


1791.


15 nov.


1791.


23 avril


1791.


31 octob.


179 J.


14 aoiit


1792.


3 mai


1790.


21 sept.


1791.


3 janv.


1792.


22 dec.


1791.


ler octob.


1791.


29 aout


1791.


9 nov.


1791.


27 nov.


1791.


8 aoiit


1792.


16 octob.


1791.


20 juill.


1792.


20 fevr.


1792.


25 octob.


1791.


28 dec.


1791.


20 avril


1791.


17 aout


1792.


9 sept.


1791.


21 mai


1791.


3 aout


1792.


16 aout


1791.


2 sept.


1791.


20 aout


1792.



- 384 —



99 Girard (Pierre) K

100 Goruchon (Gilbert).

101 Gosset (Charles-Louis).

102 Graindesel (Pierre).

103 Gravier (Mathieu).

104 Grublet (Louis).

105 Guesnard (Francois).

106 Gueudrel (Jean-Baptiste) '.



et



107 Guillemain (Rene).

108 Guiliot (Laurent-Urbain) ».

109 Henaud, ou Enos (Francois).

110 Hervy (Pierre).

111 Houdard, ou Oudard (Jean-Antoine).

112 Houdin, ou Oudin (Denis).

113 Houroux (Etienne) *.

114 Jacob (Antoine).

115 Jacob (Nicolas),

116 Jarier, ou Jarrie (Rene-Louis).

117 Julien (Jean-Frangois).

118 Julien (Louis-Frangois).

119 Kergain, ou Quergain (Jean).

120 Labarre (Pierre) ^

121 Labarre (Pierre).

122 Lahaye (Jean).

123 La Morliere (Frangois-Adrien).



17 dec.


1791.


28 dec.


1791.


5 juill.


1791.


2o juin


1791.


23 juill.


1791.


16 octob.


1791.


23 avril


1790.


16 sept.


1792.


30 mai


1792.


1*'' aoiit


1792.


6 janv.


1792.


7 juill.


1792.


3 mai


1792.


10 sept.


1791.


15 aout


1792.


9 dec.


1791.


28 juin


1792.


7 nov.


1791.


29 juill.


1792.


16 aout


1791.


20 mars


1791.


17 juill.


1791.


12 janv.


1792.




1791.


7 sept.


1791.


2 aout


1791.



1 Le registre d'ecrou ne porte pas la mention de mort.

2 Venant de Bicdtre.

3 Marchand forain, dge de vingt-six ans. (Cette indication ne
se trouve pas au proces-verbal.)

* Le nomme Houroux ne figure pas sur les listes de Pe-
tion.

^ Imprimeur en lettres, dge de quarante ans, demeurant au
coin de la rue du Puits. Labarre se trouve inscrit avec les au-
tres renseignements , par un renvoi place apres le nom du
nomme Piquet, sur le procfes-verbal du commissaire de police
de la section du Louvre, 3" page, 1'''^ colonne. Ce renvoi est de
la m^me ecriture que le corps du proces-verbal.



385 —



i24 La Molte-Duchesne (Blaise-Louis) K
d25 Landois (Louis-Franyois).

126 Lavoiiiicr , ou Lavonnier (Jean

Baptiste).

127 Lecomte (Jean-Pierre-FranQois).

128 Lecoq (Bartlielemy).

129 Le Dernez (Claude-Louis) ^.

130 Lefevre (Jean-Baptiste).

131 Legris (>Jicolas).

132 Lemaigre (Leonard).

133 Lemoine (Michel-Marin).

134 Leroy (Louis-Jean-Baptiste).
133 Leroux (Pierre).

136 Lexcellent (Claude-Francois).

137 Lexcellent (Henri).

138 Linanl (Jean-Pierre).

139 Mainboiirnel (Nicolas) ^.

140 Manteau (Eustache-Frangois).

141 Marcant (Denis).

142 Mariottc (Jacques).

143 Martin (Jean-Frangois).

144 Martin (Louis- Augus tin).

145 Martin (Pierre).

146 Martinville (Joseph).

147 Mathieu (Frangois) *.

148 Mathieu (Jean).

149 Mathieu (Joseph) ^

150 Medard (Joseph).



10 juin 1792.
2 mars 1792.



16 dec.

6 juin
9 nov.

27 juill.
24 oclob.

28 dec.
3 oct.

23 aout

30 aout
2 aout
5 juill.
5 juill.

2 dec.

29 nov.
20 avril

31 dec.
31 juill.

7 aout
12 dec.

3 dec.
2 dec.

18 juill.
20 juin
15 dec.
23 fev.



1791.
1792.
1791.
1792.
1791,
1791.
1791,
1792,
1792.
1792.
1791.
1790.
1791.
1791.
1791.
1791.
1792.
1792.
1791.
1791.
1791 .
1791.
1792.
1791.
1791.



* Ou Duchesne-La Motte, ainsi qu'il est ccrit sur le livre
d'ecrou.

'■^ Age de-vingt-neuf ans, eventailliste, de Gray-en-Brie. (Cette
indication se trouve au procfes-verbal du commissaire, 5' page,
1" eolonne.)

3 II est connu sur le registre d'ecrou sous le nom ci-dessus et
sous celui de Dollinville (Alexandre).

* Le registre d'ecrou ne porte pas la mention : mart.

5 Ce nom ne se trouve pas sur les livres provenant des Papiers
de Petion.



33



— 386 -



151 Me'nard, ou Mesnavd (Pierre).

152 Menil (Michel).

153 Menson, o» Menesson (Jean-Jiilien)*.

154 Mercy (Henri).

155 Meri court (Michel-Dominique),

156 Mestre, oHLemaitre (Jean-Francois).

157 Minguet (Pierre) ^

158 Moliere (Joseph) ^

159 Momme (Edouard, dit Jackson).

160 Monier (Marius) *.

161 Morlot (Louis-Antoine).

162 MouUn (Nicolas).

163 Moutot, ou Mouton (Etienne).

164 Muguet (Jean-Baptiste).

165 Nollent, ou Laine (Pierre).

166 Pampin (Guillaume) ^.

167 Piiques (Pierre-Antoine-Victor).

168 Pare (Edme-Gerraain) ®.

169 Paris (Noel).

170 Pascal (Francois) ''.
471 Pelletier (Jean).
172 Pelletier (Louis) \


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