Aubrey de Vere.

Essays chiefly on poetry online

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BULLETIN
BIBLIOGRAPHIQUE ET P£j)AGOG

DU

MUSEE BELGE

REVUE DE PHILOLOGIE CLASSIQU



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SEPTifeME ann6e. — N^ I. 1 5 Janvier igoS.



Bolletin Bibliographiqae et Pedagogiqne



DU



MUSEE BELGE



I. PARTEB BIBIilOGRAPHIQUE.



I. Antiquity classiqub.

1-2. — B. P. Grenfell et A. S. Hunt, The Amherst Papyri, being an
accoiint of the greek pap3rri in the collection of the Right honorable
Lord Amherst of Haclmey F. S. A. at Didlington Hall, Norfolk.
Part I. The Ascension of Isaiah and other theological fragments.
London, University Press, 1900. — Part IL Classical fragments
and documents of the ptolemaic, roman and byzantine periods.
London, University Press, 1901.

MM. Grenfell et Hunt avaient d6}k donn6 des preuves de leur pro-
digieuse activity et de leur haute competence dans les nombreuses
et savantes collections de papyrus qu'ils ont publi6es, sp6cialement
les OxyrhynchoS'Papyri et les Fayum Towns and their papyri, Cette fois,
la lib^ralit6 du Lord Amherst est venue se joindre au z^le et k la
science des ^minents savants anglais pour nous donner le plus bel
ouvrage qui ait paru jusqu'i pr^ent dans le domaine de la papyro-
logie (i). Ce richissime seigneur poss^de toute une s6rie de papyrus
qui constituent certes la plus belle collection priv6e. Ce qui la rend
surtout int^ressante, c'est que les documents qui la composent ne se
rapportent ni au m^me sujet, ni k la m^me 6poque : les diff6rents
domaines de lliistoire de Tantiquit^ sur lesquels la papyrologie
jette quelque lumi^re, y trouvent de pr6cieux renseignements, et les
trois p6riodes de Thistoire de I'Egypte qui ont surtout profit6 des
r^centes d^couvertes, ptol6ma*ique, romaine et byzantine, y sont 6gale-
ment et dignement representees.

Parmi les fragments theologiques qui, comme le sous-titre Tindique,
forment la mati^re du 1^ volume, le plus important est un fragment

(1) MM. Grenfell et Hunt viennent de faire paraitre un nouveau volume : Tebtun is
I. Le 3« volume d^Oxyrhynchos est a Tetude et paraitra prochaincmcnt.



137171

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LE MUSiB BELGE.



de Touvrage apocryphe connu sous le nom d'Ascensio Isaia, dont on ne
poss6dait jusqu'ici qu'une traduction ^thiopienne, une paraphrase
moderne en grec et deux fragments d'une version latine. Ce papyrus,
rapports par les 6diteurs au v« ou au vi® si^cle apr^s J.-C. contient
les chap. II, § 4 et IV, § 4, Merits en langue grecque, dans laquelle
Toeuvre enti^re fut d'abord compos6e. Le principal r6sultat de cette
d^couverte, c'est de fournir un criterium pour juger de la valeur des
traductions que Ton poss^de. De la comparaison des lextes, il semble
r6sulter que la traduction ^thiopienne a 6t6 faite sur une version plus
ou moins corrompue suivie par le traducteur avec plus de fid61it6 que
d'intelligence ; la traduction latine provient d'un meilleur manuscrit,
et k plusieurs endroits, elle seule nous fournit la vraie le9on. On peut
maintenant fixer, d'une mani^re approximative, la date de la composi-
tion de VAsceiisio Isaia : certaines indications semblent en efifet montrer
que I'ouvrage devait exister dans sa forme actuelle avant Tan i5o.

Le n<* 2 est un exemple bien int^ressant d'hymne chr6tien (iv« s.).
La restitution du texte, malheureusement tres mutil6, est aid^e par
deux facteurs importants : on remarque d'abord que la pi^ce est
compos6e de 25 lignes qui, k Texception de la derni^re, sont formdes
de 3 parties, au point de vue m6trique absolument 6quivalentes,
ensuite, que les 24 premieres lignes repr6sentent successivement les
24 premieres lettres de Talphabet et que chacune des 3 parties du vers
commence par la m6me lettre, la i^e ligne par A, la 2^^ par B, etc.
C'est une exhortation k vivre selon les pr6ceptes du Seigneur, dans
laquelle I'auteur fait contraster les joies du paradis avec les horreurs
de Tenfer.

La lettre de Rome, publi^e sous le n^ III, date de la derniere
moiti6 du iii« s, ou du commencement du iv« s. ; elle est adress6e k
une communaut^ chr6tienne du Fayoum, et se rapporte au payement
d'une certaine somme d'argent. II y est fait mention d'un certain
MdHi^ioj; 6 irdiraj;, dans lequel C. Schmidt voitle patriarche d'Alexandrie,
[Archivfuer Papyrusforsckungy I, p. 542). Les 6diteurs ne sont pas de cet
avis : ils croient qu'il s'agit d'un simple irpeapOrepo^. Le m^me papy-
rus contient encore un fragment de la Gen^e I. i-5, et de TEpltre
aux H^breux, I, i.

Les autres documents sont de moindre importance : le n^ ^ (vn« s.)
renferme un extrait de Job (I, 2122, et II, 3); le n^ 5 (v-vie s.), un
fragment du psaume V, 6-12; le n© 6 (vii« s ), des fragments des
psaumes CVII, 14; CVIII, i, 12. i3; CXVIII, 115-122 et i26-i35 ;
CXXXV, 18-26; CXXXVI, I et6-io; CXXXVII, i-3; CXXXVIII,
2024; CXXXIX, 1-6 et 9-14; CXL, 1-4. Au n<> 7, (v^ s.) on trouve
6galement des fragments des Psaumes LVIII, 7-13 et 16-18; LIX,



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PARTIE BIBLIOGRAPHIQUE.



1-3; au n® 8,(v«-vie s ) des extraits des actes des Ap6tres (II, 11-22),
qui s'61oignent assez bien du texte des autres manuscrits. Sous le
no 9, sont ranges trois fragments liturgiques probablement destines
aux choeurs d'^glise. lis datent du vii« ou viii* si^cle.

Le second volume est beaucoup plus consid6rable que le premier :
il renferme les n<>« 10 ^ 201 . Les papyrus litt6raires y sont au nombre
de 19, les documents, au nombre de i3o, dont 34 de T^poque ptol6-
majque, 74 de T^poque romaine et 22 de T^poque byzantine. De plus,
les ^teurs ont d6crit 3i pap3rrus trop mutil6s pour ^tre publics
in extetiso (2 litt^raires et 29 autres); ils ont ajout^ k la fin du
volume quelques papjrrus th^logiques (n^ 190-201) qui n'6taient pas
^tudi^ lors de la premiere publication.

Trois des papyrus litt^raires ont trait k la litt^rature dramatique
(les n^s 10, 1 3, 17). Le n* 10 est un fragment dune trag6die perdue,
dont r^criture semble 6tre du ii« siecle. La mention d*Achille k la
ligne 7 fait supposer que le sujet 6tait emprunt6 k la guerre de Troie.
Hector est en train de s'adresser aux Troyens, lorsqu'il est interrompu
par un messager qui lui annonce I'arriv^e des Ach6ens. Le h^ros
r^pond en demandant ses armes. La sc^ne semble done analogue
k celle qui ouvre le livre XXII de Tlliade, avec cette difference
cependant que Taction qui, dans T^pop^e hom^rique, se passe hors
de la ville, est transport6e ici dans les murs m^mes de Troie. — Le
n<» i3 (in« s ) contient quelques restes d'une com6die perdue,
probablement d'Aristophane, avec scolies marginales. — Blass a
reconnu dans le n« 17 (vi«-vii« s.) un fragment du drame satirique
Scirou d'Euripide, II s'est bas6 sur Texpression KaxoOq xoXdileiv, qui
correspond k une citation du Sciron faite par Stobde (Flor,, 46, 20).

L'6pop6e hom6rique est representee dans la collection par 4
fragments (les n^ 18, 19, 22, 23). Le n® 18 (I'-n^ s.) est constitu6 de
22 colonnes de scolies sur le xv« livre de rOdyss6e, le n'> 19 (i*" s.) est
un fragment de glossaire hom6rique semblable k celui que Wilcken a
publie dans les Sitzungsber. der Berl, Akad., 1887, pp, 807 sqq. Les
extraits de I'lliade (V,48i-495) et de rOdyssee(XV, 161-181, 189-200)
des no» 22 (ii« s.) et 23 (iii«-iv« s.) sont conformes au texte de la
vulgate.

Les no» 24 (iv« s.) et 25 (ir-ii* s.) donnent des fragments dbrateurs :
le premier, de D^mosthtoe (II* Phil. §§ i et 5) ; le second, d'Isocrate
TTpdq Atim^vikov, §§ 5o-53.

Ce sont probablement des exercices d'^cole que les textes des n««
21 (iii*-iv« s.) et 26 (iv« s). Le premier contient quelques regies
grammaticales, copi^es par im ei^ve maladroit ; le second, trois fables
de Babrius accompagn^es d'une mauvaise traduction latine. Le texte



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8 LE MUSEE BELGB.



grec de celles-ci, quoique relativement bon, est cependant inf6rieur
k celui du manuscrit du mont Athos. II est k remarquer que les trois
fables 6crites sur ce pap)rrus correspondent respectivement aux no«
17, i6 et II de ce manuscrit; or, elles commencent toutes trois par
la lettre A. Ne serait-ce pas 1^ la preuve d'une ancienne disposition
alphab^tique ?

A noter encore, parmi les papyrus litt^raires, un extrait des com-
mentaires d'Aristarque sur H^rodote {n9 12, in* s.), des fragments
d'un trait6 de divination (n9 14, iiie-iv« s.)» quelques vers d'un poeme
6pique inconnu (n* 16, ii«-ni« s.), et des restes de scolies sur
Callimaque, Hymn, ad Artemin, 107 sqq. (n^ 20, iv® s.). Les n<» 11 (i^ s.)
et 1 5 (n®-ni« s.) n'ont gu^re qu'un int6r6t pal6ographique.

Apr^s deux fragments juridiques latins (n9 27, ve-vi« s. et n« 28,
ive s.), viennent les documents, auxquels est attribu6el a part du lion.
II est naturellement impossible de donner ici un apergu de chacun de
ces i3o papyrus; d'un autre c6t6, il serait fastidieux d'en reproduire
la longue liste qu'on peut trouver pp. ix xii. Ordonnances royales et
imp6riales, contrats de vente, de loyer, de pr6t, quittances officielles
ou particuli^res, petitions, lettres, etc., on y retrouve toutes les
esp^ces de documents que les autres collections de pap3nns nous ont
d6}k appris k connaitre, et qui augmentent d'une fa9on si remarquaWe
nos connaissances sur le droit, la religion, r6conomie, la langue du
peuple ^gyptien aux ^poques ptol6maique, romaine et byzantine. Je
glane, un peu au hasard, quelques pieces importantes.

Le no 33 (i57 avant J. C.) nous renseigne de fa9on int6ressante
sur la procedure en usage dans^les tribunaux des Ptol6m6es. Cinq
BamXiKol T€u)pToi avaient accuse de concussion le comarque de Sokno-
paiou Nesos, Tesenouphis : le proc6s allait commencer, lorsque les
plaignants apprirent que Tesenouphis avait obtenu les services d'un*
avocat, avv^yopoc;. Us s'adressent aussitdt au roi et k la reine et leur
rappellent le d6cret d'un r^gne pr6c6dent, defendant aux avocats de
prater leurs services dans les proems concemant les revenus (d irpoao-
biKai Kpiaa^) : les d61inquants doivent ^tre punis de la prise de corps et
de la confiscation des biens.

Les n« 42 (179 avant J. C), 43 (173 av. J. C), 44 (138 av. J. C.)
sont int^ressants par les longs protocoles qui les commencent et par
les donn^es qu'ils foumissent sur la concordance des calendriers
6gyptien et mac6donien. La chronologic des pr6fets d'Egypte est
modih^e par le n9 64 (107 apr^s J. C.) ; il est ^tabli par ce document
que le pr^fet de Tan io5 n'6tait pas Minucius Italus, comme on le
croyait jusqu'ici, mais Vibius Maximus, qui a exerc6 cette charge de
io3 k 107; la prefecture de Minucius Italus doit avoir pr6c6dd



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PARTIE BIBLIOGRAPHIQUB.



cclle-ci. Les n*« 72 (246 ap. J. C.) et 140 (349 ap J. C.) nous font
connaitre incidemment le nom de deux nouveaux pr^fets, Valerius
Finnus et Flavius Strategius. — Les demandes de loyer des no» 85 et
86 (78 ap. J. C.) renferment une clause particuli^re : I'ex^g^te, k qui
les oflEres sont adress6es, devra les rendre publiques, et pendant dix
jours, on aura le droit de faire opposition. Pass^ ce d^Iai, si la
demande n'a donn6 lieu k aucune reclamation, le bail est conclu. —
Les n<* 92 (162-163 ap. J. C.) et 93 (181 ap. J. C.) apportent de
nouvelles lumi^res sur le monopole de Thuile k T^poque romaine : ils
montrent que, si quelques-unes des dispositions ptol6maTques con-
cemant la fabrique et la vente de ITiuile sont rest6es en vigueur sous
la domination romaine, il n'en est pas moins vrai que de profonds
changements ont 6t6 introduits. — Le n® 107 (185 ap. J. C.) a trait
aux requisitions militaires : c'est un re9U adress6 au strat^ge du nome
Hermopolis par le duplicarius Julius Vestinius ; il constate que les
andens (irpeerpuTcpoi) de certains villages ont fourni les requisitions
d'orge pour Veda Heracliana, cample k Coptos. — C est surtout au
point de vue de la langue que le n© i3o (70 ap. J. C.) m^rite d'attirer
Tattention. Cest une lettre adress^e par un certain Gloutas au
gymnasiarque Eutychides concemant une vente de bie ; ies for-
mes et les expressions sont parfois si biisarres qu*il est difficile de
decouvrir le sens de certains passages. On lit en eflfet, 1. 2 : \xi\
tUi^k pour \ii\ h6lr\^\ 1. 7 : bOva|Li€ ^Koaai pour bOva^ai AxoOaai.

Parmi les papjniis theologiques publics k la fin du second volume,
il faut surtout signaler le n® 190 qui contient des fragments du Pasteur
iFHermas, remontant au vi® si^cle. Ce n est pas la premiere fois que
les papyrus nous livrent des extraits de cette ceuvre, qui devait
certes jouir d'une grande popularity dans VEgypte chr^tienne. Ces
nouveaux fragments ont ceci de pr6cieux qu'ils renferment la fin de
Fceuvre pour laquelle on devait recourir jusqu'ici k des traductions
post6rieures, et qu'ils prouvent, une fois de plus, la fraude du fameux
Simonides. — Les autres fragments th6ologiques contiennent : n^ 191
{vi^sidcle), TExode, XIX, 1-2 et 5-6; n*» 192 (vi«s.), le Deut^ronome,
XXXII, 3-io; no 193 (vi« s.), les Proverbes X, 18 29.

Outre les qualit^s des autres collections publi6es par MM. Grenfell
et Hunt, celle-ci en pr6sente une autre et non des moindres. Grice k
lag6n6rosit6 de lord Amherst, les 6diteurs ont pu y insurer de nom-
breuses planches en phototypie (9 dans le I"" volume et 25 dans le II«),
qui, choisies avec discemement, constituent une histoire vivante de
rtoriture. Ajoutez k cela que Tex^cution matdrielle, la reliure,
rimpression, le papier, sont vraiment dignes du M6c^ne anglais et
font de cette collection papyrologique une veritable publication de
luxe.



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iO LB MUSl^E BELGB.



Je termine par une remarque ; il m*a paru, en 6tudiant les planches
^ui terminent le second volume, que les 6diteurs n avaient gudre 6i6
scnipuleux dans la copie des textes et avaient transcrit, sans aucun
signe indiquant la restitution, des lettres, des syllabes, voire m^me
des mots qui n'existent pas dans I'original. Voici quelques exemples.

PI. IX, 1. II. Le texte porte kui^.. xn^^avra : les 6diteurs transcrivent
KU)napxi*|aavTa.

PI. XIII, 1. 14. L*original ne porte pas de traces du mot ^Hcviauxtx
que les 6diteurs restituent sans Tindiquer.

1. 22. Je lis : AcKdrou aOTOKpdpoq et non bcKdrou auTOKpdTopo^.

PI. XV, 1. 7. La planche donne naprup. aai : les ^diteurs transcrivent
^apTupf^aai; il en est de m6me aux lignes 18 et 19, ou Ve de Ifyiuaav et
ru) de ^TvuDK^vai ont disparu, sans que le texte des iditeurs Tindique.

Fernand Mayence.

3-4. — J. B. Bury- A History of Greece to the Death of AUxatuter the

'Great. London, Macmillan & C®, 1902. 2 volumes gr. in-S®, 5o2 et

534 pp. Cart,, 25 Sh.
J. B. Bury. M6me titre. School edition, 3*"^ impression. London, ibid ,

1902. Un vol. in-80. Cart. 8 Sh. 6 d.

On voit, d'apres les indications qui precedent, que M. J. B. Bury
a public deux Editions diff^rentes de son Histoire de la Gr^ce jusqu'a
la mort d' Alexandre le Grand : la School Edition en un volume et la
Library Edition en deux volumes.

La premiere Edition qui a paru, pour la premiere fois, en 1900, a
<:onquis tr6s rapidement les faveurs du public et c'est k bien juste
titre. Nous savons pour avoir fait, depuis sa publication, un usage
quotidien de cet excellent ouvrage k quel point il est recommandable
et nous ne pourrions jamais]assez direcombien il nous aplu.Iln'existe
pas de traits en un volume qui resume d'une mani^re aussi claire et
aussi complete toute Thistoire de la Gr^ce, depuis le d6but de la
p^riode 6g6enne jusqu'^ la mort d'Alexandre le Grand, et qui initie
aussi rapidement le lecteur k la connaissance de tout ce qui fait la
grandeur de THellade et constitue son g6nie propre. II fallait pour
mener k bonne fin pareille entreprise, non seulement beaucoup de
science et d'^rudition ct une comprehension tr6s exacte de toutes les
manifestations de I'esprit grec, mais encore le sens de la selection, le
sentiment de I'ordonnance et le talent de I'exposition. Tout cet
ensemble de qualit^s rares s'est ici trouv6 r^uni et M. Bury a fait
merveille. En outre, son livre renferme de nombreuses cartes et plans
dont r^tude complete utilement les donn^es du r^cit et il est illustr6
<l'innombrables vignettes, reproductions de vues et paysages, monu-



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PARTIE BIBLIOGRAPHIQUE. II



ments, statues, objets, monnaies et m^dailles qui excitent la curiosity
du lecteur, frappent son esprit et pr^tent k tout le volume un puissant
int^r^t.

Ainsi done, cet ouvrage poss^de un caract^re qui lui est propre. Ce
n'est pas un r6sum6 tr^s 6l6mentaire, om6 de cartes et d'estampes
plutdt m^diocres, comme il n'en a paru que trop ; ce n'est pas non
plus une de ces histoires grecques, trcs savantes, tr6s d^taill^es. tr^
completes, s'adressant k une cat^gorie sp6:iale de lecteurs comme
celles qu'ont 6crites les Busolt, les Beloch, les Niese, les Ed. Meyer.
Son volume et son prix peu 6lev^ le rendent ^galement plus facile-
ment accessible au grand public que certains volumes coi^teux et de
large envergure, tels que les c^l^bres trait^s de Curtius, de Duruy et
de Holm. Nous nous trouvons ici en presence d'un excellent aper9U,
savant, nouveau, tres au courant des derni^ies d^couvertes, faisant,
pour les premiers temps surtout, aux recherches arch^ologiques la
part qui leur revient k si bon droit; bref, un r^sum6, dont la lecture
sera hautement profitable aux ^l^ves des classes supi^rieures de nos
^tablissements d'instruction moyenne, et aux ^tudiants de nos uai«
versit^, et qui figurera avec honnear dans la biblioth^que de tout
homme cultiv^, de tout homme de gotit. Pareil ouvrage sera toujours
feuillet6 et consults avec plaisir k notre 6poque, car il n'y en eut
probablement jamais, ou, pour reprendre Texpression heureuse
de M. Alfred Croiset, plus d'artistes, de pontes, de libres esprits de
toute sorte aient 6t6 plus d^licatement sensibles k la beauts de Tart
grec sous toutes ses formes.

M. Bury vient de publier un troisi^me tirage de son livre et il en
fait paraitre, en m6me temps, une Edition plus importante et d'un prix
beaucoup plus 6[e\6 qu'il ddsigne du nom de Library-Edition. Toute-
fois, les deux soeurs different moins par le fond que par la forme. La
seconde est une Edition de luxe, comprenant deux bons volumes
d'apparence cossue, imprimis sur papier fort, dans un caract^re plus
grand. L'auteur y a joint plusieurs cartes et plans d'une execution
irr6prochable, mais il n'a p^s jug6 k propos d*y reproduire les illus-
trations qui constituent un des charmes de la petite edition. On y
trouvera, en plus d'un endroit, quelque addition importante, notam-
ment k propos des relations diplomatiques qui suivirent la paix de
Nicias, et les renseignements que Tauteur nous donne sur H^rodote
et Thucydide. Enfin, innovation considerable, la Library- Edition est
beaucoup plus riche que Tautre en ce qui concerne les notes justifi-
catives que M. Bury a publi^es k la fin de son ouvrage : elles sont ici
plus nombreuses, plus ^tendues et constituent un pr^cieux repertoire,
soigneusement tenu k jour, ou Ton pourra glaner mainte indication



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12 LB MUSiB BBLGB.



utile dans le champ d'une Erudition que Ton sent tr^s vaste et tr^ sure.

L'auteur a mis son oeuvre en rapport avec les dernieres d^couver-
tes faites en Crete et sp6cialement avec les retentissantes trouvailles
de son compatriote, M.Arthur J, Evans, a Knossos, ainsi qu'avec les
r^sultats des fouilles ex6cut6es r^cemment sur divers points des iles de
la Mer Eg6e et notamment k Phylakopi, dans Tile de Milo. Ceux-ci
et celles 1^ ont consid^rablement augments notre connaissance des-
premiers temps de la Gr6ce et nous ont fourni des details d'impor-
tance capitale sur la civilisation ^g^enne et la civilisation myc^nienne,
qui n*est qu une manifestation de la premiere dans un sens restreint.
Dans son chapitre premier, The Beginnings of Greece and the^heroic age^
M. Bury ne craint pas d'aborder de front les probl6mes complexes et
difficiles que soul^vent ces dernieres acquisitions de la science. II y a,
dans un ouvrage de I'esp^ce, une certaine cranerie de sa part k le faire
en un moment oii la fournaise scientifique est en pleine activity, ou
les d6couvertes se suivent encore et oii celles que Ton fera demain.
nous montreront, sans doute, que sur bien des points nous nous
trompons aujourd'hui. Cette crtoerie, nous n'en doutons pas, passera
chez d'aucuns pour de I'imprudence. Pour nous, nous y applaudis-
sons de tout cceur et nous savons gr6 a Tauteur de nous avoir foumi,
dans r^tat actuel de nos connaissances, une esquisse provisoire de la
question, fiit-elle incomplete et, pour partie, erronn6e.

D*ailleurs, et d'une fa9on g^n^rale, on comprendra ais6ment qu il
est, dans les diff(6rentes parties de Touvrage pris dans son ensemble,
plus dune assertion commandant la reserve ou demandant k 6tre
rectifi^e, plus d*une page qui est du domaine de la pure hypoth6se.
Le contraire n*etit pas 6t6 possible et nul au monde ne pourrait se
targuer de n'avancer, en pareille matiere et sur un sujet aussi vaste,
que des propositions correspondent strictement k la r6alit6. Mais, ce
qu*il faut admirer ici, c'est la clart6 et I'ordre que M. Bury a su
mettre dans rexpos6 de tant de questions embrouill6es, de tant de
probl^mes ardus qu'il aborde avec une si belle vaillance : Tordre et la
clart6 sont, du reste, les qualit6s mai tresses du livre tout en tier et il
convient d'en f^liciter hautement son auteur. En T^crivant, il a bien



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