richesse specifique des rivieres. II en decoule que les resultats ici presentes n'ont
aucunement la pretention d'etre complets. lis ont cependant le merite de jeter les
bases d'une etude a approfondir ulterieurement par d'autres chercheurs.
Les fluctuations de la richesse et de la diversite specifiques constituent un moyen sur
d'apprecier Tetat de sante' des communautes piscicoles des differents bassins.
Resultant de influence de divers facteurs anthropiques, environnementaux et de
polluants chimiques, ces fluctuations refletent la dynamique reelle en cours au sein
des peuplements ichtyologiques concernes.
MILLIEU D'ETUDE
Le Haut Niger comprend globalement le Niger proprement dit et ses affluents de la rive
droite dont la Mafou, le Milo, le Niandan, le Sankarani grossi du Dion et de I'unique
affluent de la rive gauche, le Tinkisso. Nos activites de peche ont couvert
essentiellement le Milo a Boussoule, le Niandan a Baro, le Sankarani a Mandiana et le
38
^ Dion a Baranama (fig 1) ; Jes distances approximatives de ces stations a Kankan sont
respectivement de 50, 55, 95 et 75 kilometres.
La quasi-totalite du Haut Niger est soumise a I'infiuence du climat tropical caracterise
par une saison des pluies unique a laqueile succede une longue saison seche.
I D'apres leur regime hydrologique et les differentes zones de vegetation qu'elles
â– traversent, les rivieres du bassin sont des rivieres de savane, avec des crues bien
I marquees en hivernage dont le maximum se situe en septembre (fig. 2) et des etiages
: parfois tres severes en saison seche. Le fades des rivieres au niveau des stations
1 echantillonnees est fondamentalement sableux ponctue de bloc de rocher a
1 Boussoule, Baranama et Baro et de quelques fanges vaseuses a Mandiana. La
i gaierie forestiere est globalement bien fournie sur les berges des differents cours
\ d'eau.
MATERIEL ET METHODES DE TRAVAIL
Les peches ont ete essentieliement effectuees a I'aide de 2 batteries de 8 filets
maillants multifilaments chacune et de 2 eperviers. Le maillage des engins de peche
s'etablissait comme suit : 12,5 - 15 - 17,5 - 20 -22,5 - 25 - 30 - 40 millimetres (mm)
de vide de maille. Au debut des echantilionnages, 2 filets multifilaments de maille de
10 mm et 6 filets monofilaments de mailles 12,5 - 15 - 20 - 25 - 30 et 40 mm ont ete
utilises.
Les filets sont habitueilement poses a partir de 16 heures pour une ou 2 nuits de
peche consecutives au niveau de chaque station, dans les endroits calmes, le long
des berges de la riviere ; ils sont releves le lendemain matin vers 6 heures. Les jets
d'eperviers ont lieu en fin de journee et aux premieres heures de la nuit. La profondeur
est sendee aux lieux de pose des filets. Le rythme d'echantillonnage etait variable :
trimestriel au depart, bimestriel ensuite et parfois mensuel ou bimensuel selon les
stations, les saisons et les annees. Le nombre relativement eleve des peches a
Mandiana resulte de I'alternance des peches d'une nuit de recherche complementaire
et ceiles de 2 nuits de surveillance de routine.
La strategie des peches a ete congue de maniere a maximaliser le nombre d'especes
capturees : variation des biotopes, periode de grande activite des poissons,
dimensions et maillage des filets, 2 nuits consecutives de peche etc... Les poissons
peches sont systematiquement determines, mesures au millimetre pres, peses suivant
leur taille au gramme ou au dixieme de gramme pres, puis sexes et classes en
fonction de leurs stades de maturation sexuelle. Le nombre d'especes est consigne
apres chaque peche et un inventaire annuel est fait au terme de chaque campagne de
surveillance.
RESULTATS
Au terme de 1 1 ans d'echantillonnage a Boussoule sur le Milo et ^ Mandiana sur le
Sankarani, 10 ans a Baranama sur le Dion et a Baro sur le Niandan, nous avons
capture respectivement 65, 75, 2, et 5 especes valides sur un total de 81 especes
pour I'ensemble des stations de surveillance. Celles-ci se repartissent entre 45 genres,
20 families a Mandiana et 15 sur les trois autres stations (Tabl. I). II apparait une nette
domination des Mormyridae en nombre d'especes suivis par ordre decroissant des
Mochokidae, Cichlidae, Cyprinidae et Bagridae. Les families monospecifiques comme
les Osteoglossidae, les Hepsetidae, les Cannidae, les Malapteruridae, les
39
Centropomidae, les Anabantidae et les Tetraodontidae sont bien representees au
niveau de la plupart des stations. L'evolution de la richesse specifique, a travers les
resultats enregistres, a mis en evidence des fluctuations au double plan saisonnier et
interannuel (Fig. 3 a 6 ; tabl. li a V).
Variations Saisonnieres.
Les resultats des peches au niveau des quatre stations montrent un nombre
d'especes globalement plus eleve en periode d'etiage (mars, avril et mai) qu'en
periode de hautes eaux (aout, septembre et octobre) comme on le voit au tableau 11.
En effet, pendant I'etiage, les poissons sont concentres dans le lit mineur des rivieres ;
ce qui cree des conditions assez favorables et pour la competition et pour la predation
entre les differentes especes. II en resulte une grande activite des poissons qui accroTt
suffisamment les chances de leur capture par les filets maillants, engins de peche
passifs par essence. Par centre, en periode de hautes eaux, le milieu est soumis a
une certaine dilution avec un courant fort, de grandes profondeurs, de vastes zones
inondees par le debordement des eaux, etc. Les biotopes echantillonnes ne sont plus
les memes ; il s'ensuit une inadaptation des engins de peche aux nouvelles conditions
du milieu ; ce qui enframe une baisse evidente des captures aussi bien qualitativement
que quantitativement car un grand nombre d'especes envahit les zones inondees par
migrations laterales.
Les especes de surface et d'interface dont notamment Brycinus macrolepidotus,
Schilbe mystus, Schilbe intermedius et Parailia pellucida deviennent preponderantes
dans les captures. La plupart des autres especes se retrouvent dans les zones
d'inondation par le jeu des migrations laterales.
S'agissant de la frequence relative des differentes especes dans les captures, nous
avons distingue grosso modo trois categories en fonction du nombre total des peches
sur chaque station :
- les especes les plus frequentes ou especes principales qui se rencontrent a 50%
et plus (tabl. Ill) ;
- les especes a frequence moyenne presentes dans les captures entre 25 et 50% ;
- les especes relativement rares dont la frequence dans les peches est inferieure a
15% (tabl. IV).
II decoule des tableaux III et IV que plus des deux-tiers des especes n'apparaissent
dans les captures que sporadiquement ; ce qui fragilise un peu plus les richesses
specifiques indiquees plus haut au niveau des quatre stations. Parmi les especes
rares, nous avons constate que certaines d'entre elles sont menacees de disparition
car elles sont de moins en moins presentes dans les captures ; il s'agit entre autre de :
Polypterus bichir lapradei, Polypterus senegalus senegalus, Campilomormyrus
tamandua, Hyperopisus bebe occidentalis, Hepsetus odoe, Distichodus rostratus,
Parailia pellucida, Siluranodon auritus et Malapterurus electricus.
Les variations interannuelles.
La richesse specifique a varie monotonement et longtemps dans des limites etroites,
de faible amplitude jusqu'aux 3 dernieres annees au cours desquelles elle a connu un
bond remarquable au niveau de toutes les stations. D'une annee a I'autre et suivant
les stations, les variations interannuelles de la richesse specifique mettent en evidence
40
des modes successifs dont les pics se situent en 1994, 1995 et 1997 (fig. 3, a 6). Dans
Tensembie, les especes pechees lors des premiers echantillonnages en mars 1987 se
retrouvent majoritairement dans les captures des annees suivantes ; en plus, des
especes nouvelles ont regulierement grossi les effectifs chaque annee (Tabl. V).
A Baranama sur le Dion (fig. 3), la richesse specifique a augmente de 22 especes de
1989 a 1997. Apres le pic d'etiage de 1990, elle a montre une succession de
fluctuations de faible amplitude dans I'ensemble ; a partir de 1994, on note un
accroissement important de la richesse qui se maintient a un niveau eleve jusqu'en
1997. Le mode d'evolution de la richesse habituellement localise en etiage s'est
nettement deplace vers la decrue ; ce fait resulte a la fois de I'extension de la zone
inondee et de I'importance de la crue au cours des 4 dernieres annees.
A Baro sur le Niandan (fig.4), la richesse a un accroissement de 25 especes a partir
de 1988 ; il faut signaler cependant une interruption totale des peches en 1989 et, au
cours des deux annees suivantes, 1990 et 1991, il n'y a eu qu'une seule peche,par ah,
en avhi. Ces irregulahtes ont du certainement jouer sur la hchesse.
A Boussoule sur le Milo (Fig. 5), 25 especes nouvelles ont ete pechees depuis 1988.
La richesse specifique a progressivement evolue avec des modes de meme ordre de
grandeur jusqu'en 1992. A partir de 1994, la richesse augmente considerablement et
se maintient a un niveau assez eleve les annees suivantes. Les annees 1987 et 1993
constituent des annees charnieres au cours desquelles la richesse specifique accuse
une baisse notoire.
A Mandiana sur le Sankarani (Fig. 6), les donnees sont relativement plus etoffees en
comparaison des autres stations. Globalement, 38 especes en plus ont ete pechees
de 1988 a 1997. La succession des modes interannuels d'evolution de la richesse
specifique connait une certaine homogeneite jusqu'en 1994 ; a partir de cette annee,
on remarque un accroissement qui tranche nettement avec les annees anterieures. ^
II apparait done au niveau de toutes les stations une remontee evidente et reguliere de
la richesse specifique apparente particulierement pendant les quatre dernieres
annees. Cette augmentation du nombre d'especes est concomitante a une
pluviometrie abondante avec son corollaire de crues plus etendues et plus durables
formant consequemment de vastes zones inondees.
m
u plan des variations interannuelles des resultats des peches (richesse, prises par
unite d'effort, etc.), il est maintenant admis que I'hydrologie entre autres joue un role
determinant quant aux variations de la richesse specifique et a I'abondance relative
des especes.
Autres stations.
Des peches mensuelles ont ete effectuees sur le Niger et la Mafou de Janvier a mai en
1997. Les stations du Niger, au nombre de 6, etaient localisees en amont de
Kouroussa (entre Diaraguela et Somoira ; les 3 stations de la Mafou ont ete
selectionnees en amont de sa confluence avec le Niger.
Les peches ont fourni 50 especes sur la Mafou et 56 sur le Niger ; mais ces resultats
ne sont logiquement pas comparables a ceux des autres rivieres, qui ont ete
echantillonnees pendant plusieurs annees. lis ne sont presentes id qu'a titre indicatif.
41
DISCUSSION DES RESULTATS
Les resultats enregistres au niveau des quatre stations ne sont certainement pas
exhaustifs en depit du grand nombre d'annees d'echantillonnage. En effet, la richesse
et la diversite specifiques sont fonction de nombreux facteurs parmi lesquels la
longueur des rivieres, la superficie de leur bassin versant, leurs debits moyens, la
nature des engins de peche utilises, les methodes de peche, la richesse en habitats, le
profil ecologique propre aux rivieres a la hauteur de chaque station, etc.
Surface et longueur du bassin versant.
L'analyse des echantillons de 39 rivieres de I'Afrique de I'Ouest a montre que la
richesse specifique est positivement correlee a la surface du bassin versant (Hugueny,
1989). Cette correlation etroite ainsi que celle entre la longueur du bassin et le nombre
d'especes ont ete deja abordees en introduction.
Ainsi, le Niandan ou nous n'avons demontre que 65 especes devraient en contenir 81
d'apres les estimations etablies en fonction de la surface 12770 km^ de son bassin
versant; de meme le Niger avec une superficie totale de 1125000 km^ aurait 207
especes de poisson. Du point de vue surface, le nombre d'especes du Niandan est
bien du meme ordre de grandeur que ceux du Milo et du Dion. Le Sankarani qui est
relativement plus grand a une richesse supeheure a celle des autres rivieres.
Quant a la longueur des cours d'eau, elle explique moins la difference de richesse
remarquee entre les quatre rivieres. En effet, leurs longueurs approximatives et leurs
richesses se presentent comme suit :
Rivieres
Stations
Surfaces (km )
Longueurs
(km)
Richesse
Dion
Baranama
-
300
62
Milo
Boussoule
13500
490
65
Niandan
Baro
12770
380
65
Sankarani
Mandiana
35000
350
75
On constate dans ce cas que le fleuve le plus long, le Milo, n'est pas le plus riche en
especes ; il faudrait considerer ici I'importance des affluents regus tout au long du
cours, done du plus grand nombre de niches ecologiques. Le Sankarani, ne de la
confluence de deux grandes rivieres, le Gbanhala et le Kouroukele, regoit en plus
deux affluents assez importants : le KouraT et le Dion lui-meme comparable au Milo et
au Niandan en taille. Ceci pourrait justifier la plus grande richesse specifique du
Sankarani a Mandiana bien que moins long que le Milo et le Niandan. La difference en
nombre d'especes entre le Sankarani et le Dion s'inscrirait dans le cadre du gradient
amont-aval de la richesse, done de I'ordre des rivieres.
Dans I'ensemble, les biefs echantillonnes se situent presqu'entierement dans les
parties potamiques des differentes rivieres excepte Boussoule sur le Milo qui serait a
la limite du rhithron et du potamon. La localisation des stations par rapport a leur
distance a la source a probablement eu aussi une influence sur la richesse des
g^peches en especes de poisson.
42
Engins et methodes de peche.
L'echantillonnage a ete effectue exclusivement aux filets maillants, engins de peche
passifs par nature et dont I'efficacite n'est grande que dans les endroits calmes de la
riviere, les vasques. lis sont inefficaces dans les zones de rapides (radiers) et en
periode de crue ou le courant d'eau est fort et les prondeurs grandes. Pour
echantillonner ces radiers et d'autres nnilieux particuliers, il faudrait des engins de
peche de nature differente, mieux adaptes tels que les appareils de peche electrique,
les ichtyotoxiques (rotenome), les eperviers, les nasses, les hamegons, les sennes de
rivage, etc. II existe done une multitude d'engins de peche dont I'utilisation est fonction
des milieux et des objectifs vises.
Par ailieurs, le maillage rigoureux des filets en fait des engins assez selectifs qui ne
capturent que des especes d'une certaine taiile. II est evident qu'avec des filets de
maillage inferieur a 10 mm ou superieur a 40 mm ou encore des filets de maillage
intermediaire entre le grandes et les petites mailles, aurait probablement capture en
plus d'autres especes.
Autres facteurs.
L'experience a egalement montre que le nombre de nuits de peche influence la
richesse specifique ; le nombre d'especes capturees en deux nuits consecutives de
pech6 a toujours ete superieur a celui d'une nuit. II se trouve qu'a Mandiana et a Baro,
11 y a eu de nombreuses peches d'une nuit dans le cadre de la recherche
compiementaire aux resuitats de la surveillance de routine.
Les differentes revisions systematiques intervenues notamment a partir des annees
1980 ont pu induire une sous ou surestimation de la richesse specifique obtenue au
niveau des differentes stations. Par exemple Hydrocynus vitatus a ete rehabilite
(Brewster 1 986 ; Paugy et Guegan 1 989) ; Labeo rosepunctatus a ete identifie et
separe de Laibeo senegalensis (Paugy, Guegan et Agnese, 1989) ; parmi les
Schilbeidae, Eutropius niloticus est devenu successivement Schilbe niloticus, puis
Schilbe mystus et Schilbe mystus a pris le nom de Shilbe intermedius (De vos et
Skelton, 1990). Les genres Labeo (Jegu et Leveque 1984 a; Reid 1985); et
Parachanna (Bonou et Teuels 1985) ont ete revus. Certaines families memes ont ete
eclatees en d'autres comme les Distichodontidae, les Hepsetidae, etc.
Aussi, I'imprecision possible dans la systematique d'especes sympatriques assez
proches comme Marcusenius mento et Marcusenius senegalensis, Clarias anguillaris
et Clan'as garepinus, Tilapia dageti et Tilapia zillii, Labeo roseopunctatus et Labeo
coubie, etc. a pu augmenter ou reduire le nombre d'especes capturees d'une station a
I'autre.
CONCLUSION
Au terme d'une douzaine d'annees d'echantillonnage periodique des rivieres du Haut
Niger, nous avons peche 62 especes dans le Dion a Baranama, 65 a Boussoule sur le
Milo, 65 dans le Niandan a Baro et 75 dans le Sankarani a Mandiana (tabl. I). A titre
indicatif, 50 especes ont ete capturees dans la Mafou et 56 dans le Niger de Janvier a
mai 1997. Les especes capturees au niveau de toutes les stations ont ete classees en
45 genres et 20 families dont 15 a Baranama, Baro, Boussoule et les 20 representees
a Mandiana.
43
Au point de vue frequence de capture, nous avons distingue, en tenant compte du
nombre total peches par station :
- ies especes les plus frequentes dites principales avec une frequence egale ou
superieure a 50% (tabl. Ill) comprenant Brycinus macrolepidotus, Brycinus
leuciscus, Brycinus nurse, Schilbe intermedius, Chrysichthys auratus, Synodontis
eupterus, etc.
- les especes a frequence moyenne comprises entre 25 et 50% tels que Mormyrops
anguillo'ides, Barbus bynni occidentalis, Bagrus docmak, Clarotes laticeps,
Auchenoglanis occidentalis, etc.
- et enfin les especes relativement rares en dessous de 15% (tabl. IV) comme par
exemple Polypterus bictiir, Hyperopisus bebe occidentalis, Distichodus rostratus,
Ctenopoma kingsleyae, Hyppopotamyrus paugyi, Tetraodon lineatus, Malapterurus
electricus, etc.
En terme de presence-absence, nous n'avons pas enregistre de disparition totale
d'especes ; mais parfois une rarefaction d'especes aboutissant a une disparition
durable ; Polypterus bichir lapradei, Hyperopisus bebe occidentalis, Hepsetus odoe,
Siluranodon auritus, etc. en sont quelques exemples frappants.
L'evolution de la richesse specifique dans le tennps a mis en evidence des fluctuations
de nature a la fois saisonniere et interannuelle (fig. 1,2,3, et 4 ; tabl. II, III, IV et V). Les
variations saisonnieres sont plus amples que celles interannuelles. La pratique a
montre que le plus grand nombre d'especes est obtenu pendant la periode des basses
eaux (etiage), en saison seche. La baisse du nombre d'especes observee pendant les
hautes eaux est autant quantitative que qualitative.
Au plan interannuel, la richesse specifique a tres peu varie dans les annees 1980 et
au debut des annees 1990 ; elle presente des fluctuations de faible amplitude qui se
succedent presque uniformement, sans pics evidents. A partir de 1994, on remarque
une brusque remontee du nombre d'especes qui tranche nettement avec les annees
anterieures ; la richesse specifique se maintient ainsi a un niveau eleve jusqu'en 1997.
Cette augmentation de la richesse specifique au cours des quatre dernieres annees
coincide avec une pluviometrie plus abondante, impliquant naturellement des cures de
plus grande amplitude et consequemment des zones inondees plus vastes. Ces
bonnes conditions hydrologiques pourraient, entre autre, avoir favorise I'amelioration
de la richesse specifique au niveau de toutes les stations.
En tout etat de cause, les nombres croissants d'especes enregistres de 1994 a 1997
au niveau de toutes les stations traduit un certain equilibre, mieux une evolution
evidente de la dynamique des peuplements ichtyologiques du Niger Superieur soumis
a des pressions enormes ; en effet, la nature de nos activites nous autorise a affirmer
id que cette ichtyofaune est agressee au quotidien par I'homme, de nombreux
facteurs environnementaux et des pesticides dont ceux utilises par le Programme de
Lutte centre I'Onchocercose en Afrique de I'Ouest (OCP). II est cependant important
de mentionner clairement ici que la presente etude n'a pas fait I'effort d'evaluer
I'impact/effet des pesticides sur les peuplements ichtyologiques du fleuve. D'ailleurs,
elle n'etait pas congue pour une telle evaluation. Les efforts de recherche futurs se
doivent de combler ce vide et done traitor de cette question si importante.
44
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45
Liste des figures et des tableaux
Figure 1 : milieu d'etude et localisation des stations echantillonnees;
Figure 2 : variation saisonniere des debits moyens des rivieres echantillonnees;
Figure 3 : evolution saisonniere de la richesse specifique en poissons a Mandiana;
Figure 4 : evolution saisonniere de la richesse specifique en poissons a Baranama;
Figure 5 : evolution saisonniere de la richesse specifique en poissons a Boussoule;
Figure 6 : variation interannuelle de la richesse specifique a Baranama sur le Dion;
Figure 7 : variation interannuelle de la richesse specifique a Baro sur le Niandan;
Figure 8 : variation interannuelle de la richesse specifique a Boussoule sur le Milo;
Figure 9 : variation interannuelle de la richesse specifique a Mandiana sur le Sankarani.
Tableau I : recapitulation des especes pechees par famille, genre, espece et station (1987-1997);
Tableau II : evolution saisonniere de la richesse specifique cumulee de 1987 a 1997;
Tableau HI : fi-equences relatives et saison de capture des principales especes;
Tableau IV : fi^equences relatives et saison de peche des especes rares;
Tableau V : augmentation interannuelle de la richesse specifique au niveau des stations.
46
List of Diagrams and Tables
Diagram 1:
Diagram 2:
Diagram 3:
Diagram 4 :
Diagram 5 :
Diagram 6:
Diagram 7 :
Diagram 8 :
Diagram 9 :
Table I :
Table II :
Table III :
Table IV :
Table V:
Study environment and location of sampled stations;
Seasonal variation of the average flow rate of sampled rivers;
Seasonal evolution of the specific fish resources at Mandiana;
Seasonal evolution of the specific fish resources at Baranama;
Seasonal evolution of the specific fish resources at Boussoule;
Inter annual variation of the specific resources at Baranama on the
Dion; t
Inter annual variation of the specific resources at Baro on the
Niandan;
Inter annual variation of the specific resources at Boussoule on the