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Documentary history of the state of Maine .. (Volume 5) online

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saire que Monseigneur le Marquis de Seiguelay dise a M de
Laguy que I'intention du Roy est que la Compagnie du Nord
Entreprenne d'enlever ce poste, et donne au dit Diberville
tout ce qui luy est necessaire pour reussir dans son dessein,
II luy faut deux navires ilen a deja un a Quebec qui est ce-
luy qu'il a pris cet hiver aux Anglois. En verity Mg' il se-
roit tres utile au service du Roy que le dit Diberville eut
quelque degrd d'honneur dans la marine pour servir d'emula-
tion aux Canadiens qui s'adonneront a la Mer un brevet de
Lieutenant feroit des marvelles. C'est un tres joly homme et
tres capable de se rendre habil et de servir utilement
Guerre centre La Gucrre de I'lroquois continuant comme il
I'iroquois ^y .^ p.jg ]jg^ ^^ douter quelle ne continue et con-

tre nous et contre les sauvages du coste des outaouas, qui
commercent avec nous assurement le plus gros commerce se
tournera du cost^ du Port Nelson ou riviere de Bourbon ;
Ce que J'ay apris des facilit^s que les sauvages qui sont au
dessus, du Lac superieur ont d'aller a la Mer de ce coste la
me persuade tres Fort de la necessity que nous avons de
songer a oter ce commerce aux Anglois, mais il le faut faire
durement car les Anglois songeront cet Annee a quelque en-
treprise contre nous,

Cette Compagnie du Nord a besoin que Mg"" ordonne a
M de Champigny d'assister quelque fois quant il le jugera a
propos a leurs assenibldes Je crains qu'il ne s'y mete de la
desunion qui la fera echouer, II n'y a point a craindre que la
presence d'un Litendant fait comme M de Champigny leur
fasse aucun tort. —

Desseins des Je ne sais si Mg"" le Marquis de Seignelay est
Anglois fie infonnd ((uc les Anglois de Baston et de Manat

Baston et de 'f

Manattequi out resolu de dctruitc la Colonic Frangoise de
tendantaru- Canada; lis I'ont promit plusieurs fois aux sauv-

nier la Colonic . , , ^ •, i i i

fran9oi8e ^gcs, ct leur ont tait de grands presens pour les



OF THE STATE OF MAINE. 205

engager a nous Faire unc Guerre irreconciliable. lis leur
ont promis qu'ils envoyeroient cinq au six navires de Guerre
dans le fleuve qui ataquens la Colonie et la tenant fermed de ce
cost^ la, tandis que du coste d'en haut les iroquois I'attaq-
ueroient comme ils ont dcja fai't ils la ruineroient Gincy en
un' Annee : II est certain que c'est leur vue et qu'ou a en avis
que cela a este resolu en pleine assembl^e, il faut pour cela
qu'il leur vienne des navires d'Angleterre a I'egard de L'Aca-
die ce Pais est fort en danger vu, qu'il n'y a aucun fort rais-
onnable et que les habitants y sont separds et disperses
comme en Canada.

II seroit a desirer que le roi eut un bon fort a la heve pour
y tenir des navires en surety ; Ce poste seroit bien plus
avantageux que le Port Royal d'ou il n'est pas ais^ de sortir
pour deffendre la Coste des Corsaires et estre plus a ported
des isles du Cap Breton et terre neuve Comme aussy du
Grand Banc,

Toutes les Costes des terres du Roy sont si

De la pSclie _ ^ _ ''

costes poisson-poissonneuses qu'il seroit souhaiter qu'il n'y eut
neuses ^^^^ j^^ gujets du Roy qui y pussent aller pescher

et que sa Majesty fut asses puissant en ce pais la pour oter
aux etrangers la pesche du Grand Banc au moins devroit au
ester la pesche des Costes du Roy, Les Espagnols y vont
tous les ans sur celles de labrador du coste du detroit de
Belle isle. Les Anglois y font plus de commerce que nous.

Jusques icy tous les habitans de I'Acadie aussi bien que
ceux du Canada ont plus songd a la trette du Castor et au
debit dos eaux de vie qu'a etablir les pesches qui sont cepend-
ant le profit plus assurd et plus durable et plus convenable
aux habitans du Pais, et a L'augmentation de la colonie car
ce que chaque habitan pourroit Gaigner par Annde I'entre-
tiendroit fort largement de hardes et ce travail ne se fiiisant
qu' apres les semences et finissant avant la recolte chaque
particulier laborieux trouveroit nioyen de bien faire ses
affaires sans abandonner la Culture de la terre comme font



206 DOCUMENTARY HISTORY

les coureiirs de bois : Les canadiens sont adroits et En peu
de temps deviendroient habilles a prendre des baleinnes
comme les basques se ils s'y vouloient adonner, II y a Lieu
d'esperer qu' ils le feront y estant poussds avec I'attrait du
profit si ou persevere a Etablir cette pesche, mais celuy qui
la veut commencer est Foible de Finances et aura peine a eu
soutenir la depense, Les derniers vessaux ont anient a Que-
bec de Bayonne des harponneurs pour le S"" Riverin, Je
doute qu'il soit en etat d'en payer les frais, il m'a fort promis
de ne se pas rebuter. M. I'intendant le servira en ce qu'il
pourra pour le soutenir

L'Etat ou j'ay laiss^ les affaires du Pais demanderoit un
Meneesdes prompt secours Car il n'y a pas lieu de douter que
Angiois igg Anglois ne continuent leurs fortes mendes pour
obliger les Iroquois a ne pas cesser de Faire des Courses
dans la Colonic pour la desoler comme ils ont commence
sans qu'on y puisse aporter des remedes efficaces les iroquois
ayant <3prouv^ la Foiblesse de la Colonic ne ferout point de
Paix solide estant toujours soliciter par les Anglois

Que le Peis entreprcnne quelque chose de considerable
suri'Entre- contrc 1' Iroquois la chose n'est pas possible car il
prisecontre fjiudi'oit allcr en mcmc tems a tons les villages et

New York , „ . /• c • o • j. '±.

Orange et leur fau'c cc quc rut lait au bonoutouan qui estoit
Manatte perdu si il n'avoit pas trouvd retrette dans les qua-
tre autres villages iroquois ; II ne faudroit pas moins de trois
ou quatre mil hommes pour cela car on ne pent pas aller en
un Et6 a tous les cinq villages Tun apris S'autre il faut aller
a tous en meme temps ce qui n'est pas difficile en se precau-
tionnant un 'Aim^e auparavant ; Mais comme le Roy a besoin
ailleurs de ses troupes en ce temps de Guerre, Je ne vois
qu'un moyen certain qui est que par Mer sa Majeste se sais-
sisse de Manat qui a un Fort ferme de murailles avec une
ville fermde de palissades ce que Je crois fort faisable avec
six fregates sur Icsquelles on aura mis douze cents hommes
qui m'etant prest a terre dans lisle prcndront la ville I'qxjc a



OF THE STATE OF MAINE. 207

la main avec les haches et Ensuite avec quelques bombes se
rendront maitres du Chateau ; Cependant du Coste de Ca-
nada on pourra aiseinent se rendre maitre d'orange avec iin
bon detachement de huit cents homines au plus qui bruleront
et orange et toutes les habitations des environs Jusques a
Manat. il faudra que le Corps reste a Orange Jusques a ce
que les gens detach(^s pour Bruler du Costd de Manat soient
de retour, il faudra aussy attend re de bruler orange et les
habitations des environs Jusques a ce que les habitations
^loiqudes soient bruises il sera bon d'amener a Quebec tons
les prisonniers que Ton fera et n'en lesses aucun dans le
Pais

Monseigneur le Marquis de Seignelay ne doit pas attendre
que du Coste du Canada on puisse faire d'avantage ni de-
tacher d'avantage de nionde dans exposer entierement la
Colonic Encore faudra-t-il que I'ou fasse marcher aux trois
Rivieres et a Montreal tant ce que Ion pourra assembler
d'abitans du Gouvernement de Quebec [)our y rester tout le
temps que I'entreprise d'orange durera

II ne faut pas que Tentreprise se fasse autrement qu'en
canot avec les gens choisis des troupes et les coureurs de
bois, ou n'y scauroit mener des bateaux a cause des portages
pour passer du lac Champlain a la riviere d'Orange Ces de-
taches doivent se preparer a estre attaqu^s par les iroquois a
leur retour apres lexpedition, il faut que le depart du Pais
et la marche soit diligente et se fasse en bon ordre. Mon-
sieur le Chevalier de Calliere est le plus capable de bien
conduire cet entreprise qui se doit faire dans le meme temps
que celle de Manat si cela se pent car la distance des liens et
I'incertitude des vents empecheur les communications decon-
certent tout et necessitent de faire I'attaque de Manat seu le-
nient par la mer sans attentre aucun secours des terres car
autrement Ton tomberoit dans des inconvenieuts trop danger-
eux. Ce qu'il y a a faire est de douner avis en Canada de
tres bonne heure de ce que le roy jugera apropos de faire ;



208 DOCUMENTARY HISTORY

Je ne doute pas que Ton ne se soit dispose pour avoir toutes
choses en etat de marcher au premier ordre.

Les Raisons que J'ay pour desirer que Ton brule et de-
truite orange sont que Ton n'est pas en etat de contenir En-
core un si mechant poste que celuila et aussi ^loign^ de nos
haliitations, de cette maniere on rompra le commerce des
Anglois avec les iroquois qui pouront Gincy etre oblige de
recourir a nous pour avoir des marchandises ; II ne faudra
pas negleger d'y en avoir a Manat en aces Grande quantity
pour qu'ils n'en manquent pas sans quoy au lieu de nous
concilier les sauvages ou les irriteroit et or les contreindroit
de recourir aus autres endroits ou les Anglois sont ^tablis
dans la coste de pensilvanie vers la Virginie —

Un' autre raison qui doit obliger d'entreprendre sur Manat
est que ce seroit un moyen assure d'empescher les hurons et
outaouas de s'acomoder avec les iroquois pour profiter par
leur moyen du raeilleur march^ que les Anglois font de leurs
marchandises et du Castor qu'ils achetent plus cherement
que'nous. II est certain que tons les sauvages ne cherchent
que le moyen de negocier avec les dits Anglois

Manat pris et les habitans desarm^s il faudra laisser une
bonne Garnison dans le Fort qui soit capable d'y faire une
bonne defence en cas qu'il fut attaqu^ par les habitans de la
coste de baston qui peuvent mettre quantite de barques en
mer, II ne faudroit pas aussy negliger de desarmer le peu-
ple de la longue isle de manat si on ne juge pas apropos de
les enmener dans le navires

II seroit encore aise aux fregates de desoler tout le pais de
Baston qui est sans fort le long de la coste suposd que ces
fregates en eussent le temps. Car comme Je crois que sa
Majesty ne pourra ae dispenser d'envoyer un puissant secours
aux isles, soit pour en Chasser les Anglois, soit pour les
garantir des courses et entreprises que les dits Anglois ou
hollandois feront Je ne doute point que ce secours partant
de bonne heure de France ne pent faire aisement I'entreprise
de Manat et s'en aller Ensuitc aus isles



OF THE STATE OF MAINE. 209

Baston sans Lfi Coste de baston est peupled mais il n'y a au-
rortiflcations ^^^ poste qiii vaille ; Baston nieme est sans palis-
sades a moins qu'on n'en ait mis depuis six mois, il y a bien
du peuple en cette colonic niais assez difficile a rassenibler,
M"" Perrot connoit cotte coste et le S"" de Villebon qui est a
La roclielle a present avec le nomm^ la motte qui tous ont
souvent ^t^ a Baston et a Manat il y a aussy le nomnid P^r6
(jui est a la rochelle qui connoit parfaitement les Environs
de Manat du costd des terres ce Pdr(i peut servir tres utile-
ment a cet Entreprise il est de bonne volants

Voila le remede plus certain pour assurer le Canada,
obliger I'iroquois de faire la paix et pour se rendre Maitre
de la Colonic Angloise qui dans la suite par un trait(5 de
Paix avec I'Angleterre pourra etre ceded au Hoy ce qui ne
fera Jamais si sa Majeste ne s'en rende une fois le Maitre

II faut remarquer que toutes les Enterprises que I'on aura
a faire par mer de ce cotd la il faut que ce soit depuis le mosi
de May jusques a la fin d'Aout car dans les autres saisons
les vents d'ouest impetueux qui regnent frecamment en ce
pais la eloignent de la coste.

Les Sauvages nos allies sont tres aises de nous voir en
guerre avec les iroquois parcequ'ils sont chez eux en repos,
tout leur scavoir faire a et6 d'empecher en 1688. que la paix
ne se conclut entre les iroquois et nous —

J'avois Envoyd ordre au Captaine Commandant au fort
de Cabarocauy de quitter ce poste apres en avoir sappd les
nmrailles en les et aneannans avec des bois debout bien ffon-
dronnes auxquels mettant le feu en sortant du fort les mu-
railles seroient tombdes entieres au lieu de cela il s'est con-
tente de faire des mines qui sans doute n'auront pu faire au-
cun effet les murailles n'etant que deux pieds d'epaisseur ;
pour remedier a cela il sera bon d'ordonner a M"" de Fronte-
nac d'y Envoyer un party alege, de trois cents hommes avec
des outils En un jour ou deux ils renverseront toutes les
murailles •

Doc. Vol. v. 14



210 DOCUMENTARY HISTORY

Je dois dire icy que M. de Frontenac n'est pas

FortdeCata- . ,., „

racouy est ^e moii Sentiment qu il faille detruire ce fort ; Je
d'avisdeie jjg gouste aucune de ses raisons, si Je n'avois cm

faire detruire

faire la paix des I'ann^e 1688. Je I'aurois fait, ra-
ser, Je dois repeter encore icy qu'on ne doit point negliger
de chercher tous les moyens de diminuer le nombre des
coureurs de bois et d'empescher qu'il ne s'en fasse aucuns
nouveaux

J'adjouteray encor qu'il est absolument n^cessaire de don-
ner de Templois a un grand nombre de jeunes gens nobles
ou vivant comme tel, qui dans la faineantise et dans la Gau-
serie sont capables de se porter a toutes les dernieres ex-
tremite^s. Si on pouvoit faire venir une bonne partde en
France pour les mettre dans les Gardes du Roy, ou en
quelqu' autre lieu pour leur donner moyen de vivre ce se-
roit un grand bien pour le Pais, ils sont bien faits et braves
gens fort adroits mais legers et mal disciplines. Le moins
qu'on peut faire pour eux est de leur donner des charges des
troupes qui y sont.

Monseigneur le Marquis pouroit Fort bien faire revenir
un bon nombre des officiers qu'il y a Envoy^. Le service du
Roy n'en sonfriroit point en conservant les meilleurs et rem-
placant les Charges de Canadiens. L'ecole d'hydrographie
seroit mieux entre les manis des Jesuites qu'en celles des
S*" Franquelain qui ne se donne pas un Grand soin de faire
des pilotes ce pais en a tres Grand besoin.

Je dois rendre temoignage a M^"" le Marquis de Seignelay
que M. de Chainpigny est un tres bon sujet et capable d'un
plus grand emplois et d'une fidelitd incorruptible

M le Cher, de Calliere est Connu de M^"^ et est toujours
fort appliqud et fort attentif a son devoir

M. de Vaudreuil est tres bien et est rcmpli de bonne vo-
lonte M. Gaillar Commissaire est tres exact et laborieux Le
Pais est trop rude pour luy sa santd n'est pas bonne, il a
bescrtn d'etre appeler en France M^""



OF THE STATE OF MAINE. 211

Le S"^ Provost Major et Commandant de Quebec est un
tres bon officier fort sage et le plus capable de tous les
autiens officiers il est homme d'autorite cranit et ium6 a
Quebec. Parmy les officiers des troupes il y en a un bon
nombre de tres honnetes gens capables de bien servir M.
le Chev. de Calliere en pent rendre un tres l)()n compte a
M^"" car il est droit et tidele au service du Roy.

M" de Cresaty suplient M''''" de se souvenir d'eux ce sont
de tres honnetes gens —

II faut envoyer ordre de cesser de donner des concessions
telles qu'on les a donnd par le pass^ et de revoquer celles
qui ayant ^te donndes a des particuliers n'y ont point fait
travailler. Pour faire des villages il faudra faire une ordon-
nance par laquelle il soit dit que tout bois debout est Coni-
mun et a celuy qui les defrichera. II faudra marquer les
endroits seuls ou Ton jegera apropos de faire des villages
pour en Eloigner les bois et y faire des plaines, il faudra
destiner des bois comrauns pour ces villages tant pour batir
que pour le Chantage,

II faut conserver bien soigneusement le fort de Chambly
et y faire un village qu'il faudroit mettre dans lisle que le
seigneur s'est conservde et qu'il n'a pas defriched

II faut tenir la main qu'il se fasse des forts par toute la
Colonic ; il seroit bien a souhaiter que Quebec fut aussy for-
tifid car en I'etat ou il est il pent etre bruld et sacagd comme
un village ouvert de tous cotds au bord du fleuve, au dessons
d'une montagne.

Le Gouvernement des trois Rivieres etant Vacant par la
mort du S"" de Varenne sa femme et huit enfants sont a la
mendicitd Plusieurs se presentent pour avoir ce Gouverne-
ment Le S"" de Ramezay offre de donner mil ecus aux enfants
et I'avoit promis au S"" de Varenne avant sa mors suppose
qu'il eut I'agrement de M^"" il a de bonnes qualitds et est
desird du peuple et des Ecclesiastiques, Je luy connois du
talent pour bien faire si il y avoit lieu d'ajouter quelque



212 DOCUIVIENTARY HISTORY

petite pension a cette pauvre famille ce seroit une Grande
Charity c'est une bonne noblesse

Je crois etre oblige de dire a M^"" que c'est un grand nial
pour le pais que de laisser marier facilement tous les officiers
qui se veulent marier a des filles d'habitans qui ne sont que
paysans sans bien, cela met un air de vanity et de faineantise
dans les families des habitans qui sortant de leur etat en
prenant I'air de faux nobles se rendent inhabiles a tout et ne
produisent que de la mis^re qui se multiplie beaucoup par
ces mechants mariages, le Mai en est plus grand que Je ne
le puis exprimer

Les Scieries de Planches du seiminaire de Quebec et du S""
Azur Marchant reucistent tres bien il y a de mats en abond-
dance, il etoit alld cette annee une Grande fleete pour en
apporter mais etant arriv^e trop tard elle n'en a pu charger
que quelques echantillons mais Je ne sais si cette fleete est
arriv^e

II est d'une tres grosse consequence de donner ordre que
dorenavant les uavires de Canada ne reviennent plus si tard.
C'est un miracle comme tous les ans, il n'en perit iK>int M"
de la Compagnie des fermes du Roy y ont un Gros intdr^t
ils devroient avoir a Quebec un Magasin et ne devroient
fuire venir leurs pelteries qu'au muis de Juin

II seroit bien necessaire de donner de bons ordres pour
qu'on fit En france de meilleurs fusils pour n'en

Mauvals fusils . /^ i i • i

pomt porter en Canada de si mechants que ceux
qu'on y porte ce qui discredite beaucoup notre commerce
parmy les sauvages qui sont souvent estropi^s par ces me-
chants fusils.

Pour I'autre II ira mottre le S"" de Villebou alors dans
I'endroit t|u' II Choisira pour son etablissement, et

Frontenac.

oc,t2o. 1G91- a ordre de passer a Port Royal de Pousser jusqu'a

3 lines from j3.j^|.^„ gj- ^ Manath et de prendre toutes les Con-
bottom of p. ^
237. cotte noissances et lumieres qu'il pourra de toutes ces

^ * ^" Costes, afin de Vous en faire un tidelle raport, qui



OF THE STATE OF MAINE. 213

puisse fiiciliter L'execution des entreprises qu'on Vaudra

faire de ces Cotes ]c\ —

L'occasion auroit 6t6 La plus favorable du nionde cette

annde par la situation ou sont les affaires de ce
Cotte c.

pais, et les brouilleries qu'on dit estre a Manath,

Conime vous Verrez par la Copie des lettres du S'' de S*

Castin que Je vous envoie Celles que le Gouverneur de Bas-

ton et le S"" de Nilson m'ecrivent et que J'y joints, Vous

feront aussi je crois juger que les espc^ces d'avances qu'ils

font et les formes honnetes dont ils se servent l)ien differ-

entes de Ceux dont ils avoient autrefois Ecrit a M. de De-

nonville marquent que leur arrogance est un peu diminuee

et qu'ils craignent beaucoup les Incursions de nos Sauvages,

aussy bien que les nostres.

Je ne sais si vous approuveriez ma reponse et

Cotte D.

les planites que Je faiss qui sous pretexte de de-

mander la liberte de retirer leurs Captifs d'entre les manis

de nos Sauvages, ils semblent avoir plutot le dessein d'es-

sayer de les aliener de nous, et meme de debaucher nos

Francois. Comme ils n'ont point de nos gens entre leurs

mains nous n'aurous pas d'interet d'entendre a un Echange

a moins qu'ils ne retirent Ceux qu'ont les Iroquois afin d'en

faire Un general.

II seroit neannioins toujours bon de scavoir ce qu'ils Vou-
dront proposer, et s'ils faisoient d'autres ouvertures que Je
puisse Vous en rendre Corapte par nos derniers Vaisseaux.
Je Vous supplieray de me prescrire Ce que J'auray a faire

Ce seroit Inutilement que Je vous repetterois toutes les
raisons que J'ay marquees dans les depesches de feu M"" le
Marquis de Saignelay qui doivent faire regarder la prise de
Manath et de la nouvelle yorck comme le moyen le plus as-
sure de finir cette Guerre et de reduire entirement L'lro-
quois II n'est pas necessaire non plus que Je vous dise que
selon mon peu de Lumlere les forces de Canada ne peuvent
point concourir a Cette entreprise ; quand elles seroient beau-



214 DOCUMENTARY HISTORY

coup plus nombreuses quelles ne sont, a cause de l^loigne-
ment des Lieux de la difficult^ des Communications, des
rendez vous justes quil faudroit prendre et beaucoup d'au-
tres raisons que J'ay expliquez assez au long, Qu'ainsy la
seule chose que nous pourrions entreprendue d'icy seroit
I'attaque d'Orange pour laquelle il faudroit encore avoir et
du temps, et des Forces entres que nous n'avons, afin de ne
point exposer ce pais en le degarnisant sont a fait, et que sy
on formoit le dessein d'aller a Manath Ce ne pouvoit estre
que par Mer en Tenvoiant bombarder, et faisant en meme
temps debarquer des Troupes a terre qui sen rendroient
maitres

Jc proposois aussy d'envoyer d'autres Vaisseaux devant
Baston, pour y Jetter des bombes, et Voir si la frayeur que
les habitans en auroient ne les obligeroient point a se rendre
Comme il y a apparence, Ce qui feroit du moins une diver-
sion qui les occuperoit et les empescheroit de songer a en-
voier du secours a Manath, dont la prise est Uniquement
necessaire pour la surete de ce pais pouvant fort bien se
passer de celle de Baston qu'il faudroit Je croy bruler et de-
truire enteerement si on en estoit les maistres, et ne songer
qu'a Etablir solidement le poste de Port Royal.

Je scay que dans la scituation ou les aifaires sont en
Europe, il sera peut etre difficile de penser a des choses
si eloign(^es, Mais les amides du roy sont accompagndes par
tout de tant do bonheur, et de succes advantageux que jes-
pere que ceux quil aura rem[)ortd sur ses ennemis Cette
Campagne, le mettra en estat dentreprendre Ce quil voudra
dans les pais les plus Eloignds. —

page 80.

Extrait de I'lnstruction donnde au S"" de fronte-
nac au sujet de I'Entreprise a faire sur la nouvelle Yorck.

Je rinforme des ordres donnds a Rochefort pour I'arme-
Caua.iiiae nicut dc dcux vaisseaux qui doivent servir a cette
KWDiao. entrei)rise, et de celuy qui a estd donnd au S"" de



OF THE STATE OF MAINE. 215

la Caffiniere qui les coramande d'executer ceux que le d* S'
de frontenac luy donnera.

Sa Ma'* desire quil se rende Incessament a la Rochelle et
qu'il parte aussitot qui I'y sera arrive

Qu'il fasse Son atterrage a la Baye de Campsceaux, ou il
s'embarquera sur le meilleur des vaisseaux raarchands qui
I'auront Suivy pour se rendre a Quebec.

Avant de partir II donnera ordre au d' S"" de la Caflfiniere
d'attendre de ses nouvelles et luy prescrira ce qu'il aura a
faire Jusques a ce quil les ayt receus, et le lieu ou II les
devra recevoir II fera partir avant luy par quelque voj'e
prompte le S"" Ch"®'' de Caillieres pour preparer toutes
choses.

Aussytost qu'il Sera arriv^ a Quebec II achevera de dis-
poser tout ce qui sera necessaire pour cette expedition, et
envoyera ensuite ses ordres au d' S"" de la Caffiniere pour luy
marquer le temps qu'il se devra rendre a Manatte —

Comme on ne pent prendre d'autre rendez vous que Man-
atte pour les d' Vais'' Le d' S"" de frontenac ordonnera au d'
S"" de la Caffiniere de s'y rendre directement, et de prendre
tous les vaisseaux qu'il trouvera dans la Baye de ce lieu Sans
cependant s'exposer a aucune aventure qui pent le mettre
hors d'estat de sevir a cette entreprise.

Avant de partir de Canada, II laissera le S"" Ch de Vaud-

reiul pour commander dans le pays apres que M"^ de

Denonville en sera party.

Sa Ma'" luy recommande de cacher avec beaucoup de soin
le projet de cette entreprise afin que ceux d'orange n'en
puisse avoir aucun avis, et Elle desire qu'avant que les Enne-
mis puissent etre advertis de sa marche, II fasse un detache-
ment pour s'assurer des batimens qui seront sur la riviere
afin de s'en servir pour descendre a Manatte, et pour ne pou-
voir etre attaqu^ par derriere lorsqu'l y sera arriv^

Lorsqu'il se sera rendu M" de ces deux postes, Sa Ma'^ luy
recommande de prendre une connoissance exacte des habit-



216 DOCUMENTARY HISTORY

ans, En cas qu'il ayt des Anglois au hollandois Catoliques de
la fidelity desquels Je crois qu'il puisse S'assurer, II pourra
les laisser dans leurs habitations

II pourra garder aussy les Artisans et les gens de service
necessaires pour la culture de terres ou pour les fortifica-
tions

11 fera retenir en prison les off^" et les principaux habit-
ans desquels on pourra tirer des rangons.



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