August Ferdinand Mehren.

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coup de r6serve et un diseemement qu*on appr^ciera bien mieut,
lorsque ses notes critiques nous auront appris les motifs de son cboix.
D^s k present, on peut s'en faire une id^e : en voici d^ux exemples

1>ris au hasard : Pausanias, parlant de la descente des Perses, dans
*Attique, ^en-t hk. iLvwripf vaiis EincXelas^ iiydBfi/iia ical tovto 6,ir6 M^&jk,
ot rfis x^pas Mapadufva (t&xpv (i, c. 14, p. 97).* Le mot MapaBdvd
semblait faire d-autant moins difKcult^ qu'oti le retrouve encore dans'un
passage du m^me auteur 6 ^^i* 6j) Qii^frem (rrjuds *Adriva(ois kykv^ro {jfrrt'
pov ^ M^Sot MapaB&va itrxoy (i, c. 17, p. 113). D'ailleurs, on
cait que le verbe o^^Tv se const ruit U plus soavitat avec h^ ovt Kara ^
qui gouvernent Taccusatif, et qu'on sous-entend quelquefois.* Cepen-
dant, conime les deux manuscrits de Facius donnent Mapad&vi, M".
Clavier a cru devoir recevoir cette demi^re le9on appuy^e par Tusage
des classiques * et par celui de Pausanias lui-m^me ; rairri r^s 'Ar-
tti^s €(rxpy oi B&pl^apoi (i, 32, p. 230.).

C^est'avec le m^me esprit de critique qu'il parait avoir discut6 toute^d
les variantes. II en est une cependant sur laquelle je serais assto
<Hdpos6 k avoir une opinion diiS^rente de la sienne. C est lorsque
P&usauias, apr^s avoir dit qi^e les Tr^z^niens sacrifient, sur le m^me
«Ut^l, aUx muses et au sommcil, ajoute : X^yovres rbv Hirvov Oe&p
fid'Xitrra ehat tj>f\ov rais Moi/(rais (ii, c. 3, p. 546) ; c'est-i-dire, " ils*
disent que le sommeil est la divinity la plus ch^rie des muses.'" Au
tfeu de hewv, les manuscrits de M. Facius donnent Qebvy et M. Clavier
H re9U cette lepn. Mais il semble que 0€u>i/ est' pr^fi^table: Hcon-.
Tient parfaitement k I'usage des Grecs, qui construiserit /ndXtofa avfeic
le genitif; Ex.: o hi ^d\i<rra rdv &\\tav dav/ndSeiv ^ittv,^
pbtase enti^renient seftiblableli'celle-ci de Pausariias, koX rCiP ipyiaif'
tQv <l>eibiov Bias fidXicrra a^tov ( i, 28, p. 194). EUe est d^illleuW"
tout-i-fiit d^ns la mfeiuiere de Pausanias : Ex : 'Adr^valoi hk fiiiKKrra
fikv rwp 'EWjJvoiv airetpifiKecrav ( i, 4, p. 29) '" TlroXefJtaiov Sk Xiyovtrip'
€1 rdv h-aipwv afxvvat (i, 6, p. 3/). &c. &c. LeS examples 'suivan»
d^cidetit en faveuf de OeuJv .... ical hicc rovfo Oe'Qv fi d\ t a r a
^AwqWbfva TifjuSjiri (ii, c. 9> p. 39S) : 'f«2 cX^ot» pbijuos" ^ fidXitrra
Ocwp €s iivBptMtirivov pioy Kal fierapoXas irpayfidrwy Uti 4ifi\ijii(n



' DanS les citations de Pausanias, Je rapporte les chapitres, afin que ccux'
qui ne poss^deraient pas Pedition de M. Clavier pnissent rctrouver, dans le«'
©ditions de Kuhnius ou de Fadus, les passages incliqii^s.

» Thucyd. iii, 84. iv, 3, et 29. v, 2. vi, 92, 109.

3 Id. i, 110.

♦ Herodot. ap. Kuhn. ad Pans. p. 39. Cf. Thucyd. i, 104.

* Thucyd. vii, 1.

^ Dionys. Ualicarn. de Compos, verbor. $.90. p. 383. ed.Schaefer.



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da PdmamaB de M . Chmer^ 521

0A4t\tvra iipBpiMnis ifipitrraU ktmv Afrapalrnros, (i. 33. p. €37*)

EofiOy qnafid tons ces secours lui ont manqu^, M. Clavier a propot^
lui-mMiM des corrections. J'ose dire qu*oti reccmnattrft encore ici
rbabile critique. Les eorrections ont toujours ^t^ l'6cueil des heH4-
lustes ; car ettes supposeot, oQtre les quality n^cessaires pour le choix
des variantes, tin grand degr6 de sagacity et tin sentimeiit plQ0 inthne
de la kuigne. Qu'an passage alt^r^ se pr^sente dans nn auteur, le
dean*«avant, loin de soup^onner qu'il pent y avoir une faute, se ooq<-
aume en de vains effdrts pour donner k la phrase an sens raisonnable ;
taHftis qne rhomme plus habile, apereevant promptement Pah^ratfon,
trouve, dans la connaissance de la languc et de Thistoire, les moyens
de la iaire disparaitre. €*est done avec raison qu'un savant critique
aaglats a dtt quil est bien plus facile de donner on sens quelconqne k
on passage alt6r^^ que de d^couvrir, ^ travers Taittoition elleHaa^me,
k lepop ptiaitive/ Aassi est-ce par le nombre, mais surtout par la
justfsse de leurs conjectures que se sont distingn^s les grinds helM^
iiii^es> les Casaubon, lea H. Etienne, les Valckenaer, les Hetasterhuls,
les Toap, les Bentley, les Bninck, les Porson, &c. ; et quoique beau-
coup de savans aieat abi»6 et abnsent encore, pour tourment^ les
testes, de leurs grandes connaissances, on ne pent nier que le geni^
de sagacity qui fait d^mller k Tinstant un passage corrotnpu, et trou-
¥er le moyen de lui rendre sa puret^ premiere, ne soit celui qui ait
rendu les plus grands services aux textes des auteurs anciens.

Pansaiftias est, sans contredtt, le plus alt6r6 de tons les prosateuris
grecs, et celui qui, par cons^uent, exigeait, au plus haut degr6, ebez
too ^teur, le talent des corrections. Sylburge et Kuhnius en 6taient
toifiemment don^s ; mats quoique ce qu'ils ont fait soit ^onnant, il
restait en<^ore bien davantage k Mre, Le noovel Mtteur a, sons ce
rapport, infiniBient iyout6 k leur travail.

Les eorrections de M. Clavier sont de deux espies : 1^. Qnand la
phrase ne pr^seotait absoluaiien]t aucun sens, oblig^ quil 4tait d'eil
donner uo raisonnable k sa version, il a tcaduit d'apr^s la toorreetion,
et, pour que le lectenr p^t suivre sur le texte, il y a ins6r6 1^ ttiot
qui servak k completer le sens, en ayant le soin de mettre le mot
entie des crochets ; 2^ Lorsque la phrase, ofirant un sens probable,
semUait ne p6cher que par on d^faut de syntaxe on pa^ quelqu'antte
qui ne suffisait pas pour d^natuter le sens, il s'est content^ de ren-
voyer ses corrections et eelles de ses pr6d6cesseurs au bas des pages,
o^ elles sont distingu6es des variantes par le mot tiruis (peut4i¥t) qui
les pr^c^de.

Ces corrections sont toutes fert ing4aieuseis ; il en M uti gHlnd
nombre dlncontestables ; telles sont :

Pour le livre premier.

'Eiiiyai Sk 6fiws &pfirirrtt ^s rk$ Oep/LiOTAas trvy roTt k\$0 99i t&v
'EKXijvwy (c. 4. p. 29.) M. Clavier lit kSiXovei^ excelleBte correction

« M. Payne Knight, in the Edinburgh Review, No. itiviii. p. 435.
NO. XXVL CI. J I. VOL. XIII. X

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322 Analyse du premier volume

appuy^e par des phrases parall^les, Ex. Keorpiyoi fih oivrtSM iBiko¥'

rois iBOiovtriy iittxay oliOitnii (i. c. dp. p. 278.) II est vni qu'oo pmir-
Toit lire aussi Bikovffi, comme au liv. ii. c. 13. p. 413 ; en acbsetlBiit
un cbangement pareil k celui qae propose un habile critique qui lit
dans X^nophon alBu IX%» au lieu de alBts 0%;' etalors, il oV
auroit k hm qu'une transposition de deux lettres, semblable k eatie
qu'on remarque dans orXirns, hwXiriKw pour iroX/nyc ; iroKtrtic^* e(r.
Au reste» cette mani^re de parler se retrouve dans les bona aoteora ;•
cair la phrase de Pausanias revient exactement 4 celle-ci deThncydide :
(hrwm ik Kal oi 'A0i|vaiOi» h-evt 8i^ teal rpiAKOPra ^arepor, hrolKoys fo^

Aiyovffi Sk Kal ^s Avvlfiaxos ■ elrai bk oihkv hi ol wKior

ilpnfiiyf f(Koy €s TO i^xBtrov (c. 10. p. 66) ; M. Clavier propose ipnfw
fUrf ^Amv. n corrige encore lliippov fyyi^v, pour ifyyiav (c. 12. p. 78) ;
Iv oKlyou pour iy Xiyou. (c. Ip. p. 125); &ydKfiara pour kyaXfta
(0. 23. p* 154); HXKos uiky pour AXXo /liv (c. 25. p. l69) ; ^t 'Aaiyya/-
Q¥$ pour eir' Ad. (c. id. p. 173) ; irap^otra pour wepUx^vm (c. 35*
p. 253.) ; h H pour 42i| (c. ^9. p. 277.) ; 2aXo/Ml>^f pour SoXo/uIyo,
(C: 40. p. 285) ; 'HX/ov hy Mifiyoya pour 'Hkeioy M. (c 42. p. 298),

etc.

Pour le livre second :

Merh b^aM M rf peiifiart vf hih r^f doXd^oi^ WoaeAmyos xntkKO^y
(c. 2. p. 337) ; il corrige SeiiyfjuiTi ; cette correction est encore np-
puy4e par cette phrase de Thucydide : ical rop^XOe wapa r^v x'l^^
pia Tfjs SoKAatnis pa^X&fi€y6s re koX xoXeirialf .^

To0 Bedrpov hi kari roihe iro^put yvfiydtrioy (c. 4. p. 354); M. Clavier
igoute ov devant w6ppt^. Pent ^tre en effet &udrait41 lire rov dedrptni
fk ktniy oif wd^jna yvfjiydtnoy.

Kal iwri rojh-f weirolriKey "Aerios 6 *A/i<lnirro\ifw¥ (c. 6. p. 369) I ^
ajoute encore M, et lit iwri ewl roihif. Cette correction est pr6fl§nd>le
k celle que Vaickenaer avatt proposee sur le m^me passage.'

Kardyacov oUoidfirffia, .^' aM i^ Ijy 6 x"^^'^' OdXa/MS (c. 23.
p. 4^9) : on doit lire sdfon M. Clavier kv a^M.

Si mon opinion pouvait compter pour quelque chose, je necrain-
dnus pas d'affirmer que plusieurs ae ces correcticms sont tellonent
certaines, que les ^diteurs futurs ne manqueront pas de les recevoir
dans le texte avec une entire confianee.

D'autres corrections, sans ^tre aussi eertaines, sont aussi ing^uieuses,
ainsi Kamfpovs pour ical wvppovs (lib. i, c. 23. p. 157); ^iroicrt/raacy
iiKovalm pour ax. Cts (c. 28. p. 201) ; el riyes pour oi riyes (c 23. p. 154);
peut«^tre celle-ci n*est-elle pas absolument n^cessaire ; dans cette



> Courrier, sur requitation de X6nophon. p. 101.

^ Scbaefer ad Gregor. Corinth, p. 241.

3 Thucyd. iv. 102.. ♦ Thucydid. i. 63.

^ Valck. diatr, 'th Eurip. Dram. deperdiU p. 59.



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du Tamtmias de M. Clcmer. 323

phrase A/o^opa'S^ Bfuas kari koX ravra, As 'lep^twfws 6 Kapbiavos iypa^te
(u IS. p. 93) il propose ir ftypw^te. Cette correction, sans ^tie de
toate certitude, est fort bonne, en ce qu'elle est tout ^ fait conforme
ii la mani^re de Pausanias. Les copistes confondent souvent Jv et
^s. Ainsi, dans Strabon — r&v hvnho^o^mav, &s aMs 6 "hnrapyps ica-
TOPOftdSei,^ Casaubon lit Jv et les traducteurs fran^ais veulent o^s
^tmroyofid^ei.^ On lit de mime dans Fl. Jos^phe liy ^afiev ; un seul
QMnuscrit donne itv ^.^ Voici une autre bonne correction : au lieu
de rifievos rt^p knUXiiinv *0\vftmas (c. 1 8. p. 1 18), M. Clavier lit rffs
yil$ rfiv MKKiimy ; Taddition du mot y^r est indispensable ; mais il
'ftot retrancher ri^v et lire rifieros yfis cttIkX, 'OXvfiirlas ; car jamais
Pausanias ne met Tarticle devant emKXrfvip construit de cette mani^re.^
Si par basard on trouvait Particle, ce serait peut-ltre une fkute.

J'ai remarqu^ plusieurs corrections qui ne m'ont pas semble d'une
n^pessit^ absolue. Quoiqu'il soit tr^s-probable que je me trompe, je
prendrai la liberty de soumettre au savant ^diteur mes doutes sur deux
conjectures.

1^ Pausanias dit que Cassandre donna pour tyran, aux Ath^niens,
D^m6frius, fils de Phanostrate, qui 6tait c^l^bre par sa sagesse, ^rifiii-
rptov rov ^ayotrrparov, ra wpos bd^av clXiy^cJra exi (To<l>iijf. (i. c. 25.
p^l74). M. Clavier propose ra wpdtrdev b6^av ; mais il me semble
que ra wp6$ b6^av est une p6riphrase 6quivalente k r^v bd^av, et que
irpds a ici la mime signification que es, dans les exemples suivans du
mlmeauteur, ra is bd^ay iyiyero oU d^avi/s (i. c. 28. p. 194):
lit h bS^ay bevrepos (i. c. 43. p. 305), etc. etc. Pausanias affectionne
beaucoup cette maniire de parler ; et il n'y a rien de si commun dans
ia langue grecque ; ainsi dans Diodore ra irp6s r^y arparelay est pour
rilv trrparelay,^ et dans Strabon ra Tpos roy filoy pour ra rov plov^
en vertu de Tellipse du verbe TrpotrfiKoyra ou de tout autre.

2**. *lo6wy bk Kyiiffftnos rwy i^rjyriTwy ic. r. X. (i. c. 34. p. 246), c'est-k-
dire : " lophan de Gnosse, Vun des Ex^gHesJ* M. Clavier propose de
life €ls rwv Ifty., ainsi que dans un autre endroit (i. c. 35. p. 253) ;
l^iQsertion de eh est inutile : Tellipse de eh, si commune en grec, est
tr^s-frlquente dans Pausanias (Cf. ii. c. 6. p. 369). ^

Malgr6 tant de soins pour donner au texte de Pausanias la plus
grande puret6 possible, on doit penser que M. Clavier n'a pu faire
disparaitre toutes les fautes qui s'y trouvent. Ceux qui ont quelque
teinture de la critique savent que cela ne se pent gu^re. Quelles que
soient la sagacity et la science d'un 6diteur, la quantity des fautes qui
lui 6chappent dans un texte est toujours en raison directe du nombte de
celles qu'il y avait k corriger. Sylburge et Kuhnius ont restitui beau-
coup de passages, M. Facius en a corrig6 un grand nombre d'autres,

• Strab. ii. p. 130. B. * Trad, franc, de Strab., t. i. p. 179.
. 3 Joseph, in vit& su^. $ 44. p. 115. ed. Hencke.

♦ Paus. i. c. 19, init. 26, 38, 40, 44. (bis) ii. c. 2, 4, 10, 11, 21, 22, 24, 27,
30, 81, 84, (bis) 35. tii. 22, 23. ix. c. 8, etc.

^ Diod. Sicul. xiv. p. 405. ed. Grace. H. Steph.
^ dtrab.xLp.765. c.



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3€4 Afudtfse du premier voiume '

M.CbTier a fiut plot qoe son prM^cessenr ; eC cepeadwmt Ici^dMMrs
fiiturs troaferont encmre k giancr apr^ tou«. AumM. CkivilrttVoue-
f4l fiBtichewent, dant sa pvMice, *' qu'il y a dant Pauaanias beaoc^
de paMaget q«i ne pettreat sVxpiiqoer ou le eonriger que par la aoa^
«ai9saiice des lieaa et des monaoieas qu'il d€mt/' Quoi qu'H en salt,
le texte qu'ii nous dosne n'en est pas moias destia^ ^ fa ire M, ja»-
qa% ce qu'on d^coavre d'autres aMnascintsde Paasanias ; encore vt
i a qra it-on eftp^rer que ie texte de cet auteur parvienUe jamais i I'iM
de puiet^ otii soat mamtenant ceux de la plupart des prosafeurs grees.

Panni les passages odi uae lectnre attentive du texte de M. Cbfier
m'a &it soup9onner encore qaelqaes traces d'alt6ration» j'en dvaisiiti
qnelques-uns, sur lesqnels je me pennettrai de hasaitier une opitHen,
quoique je n'aie pas Thonneur d'etre hell^niste ; mab, comme le dit
^i^gaaiaiaat Heaisterbuis, " ntedkinam tenttarejuwat^ n^m mmaiuHJidU'
eiif iedfdki&rum M&ntm operam proUeUndi «pe/' *

LIVRB PREMIER.

Ch. 4. p. 29- ^f T ajjriiv TaXdras eKw&vovffiy^iLwo daXdfffffia^ IjBS
mots h raiirriy n'ont point de sens ; lisez Is r^y y^y^ comme au diap.
8. p. 50.

Ch. 10. p. 66. 4^ ^ iypayl^ay ws *Ayadoi^iovs iii^iKOiTO k$ fykim
*Ap(Tiyoii. II manque ici quelque chose. Je pense qu-9B doit lire jfS^
i Tiyes iypa\l/ay. C'est ainsi que parlaient ks Grec«» xonuae Fa
remarqu^ uu ing^oieux et savant critiaue.^

Ch. 14. p. 98. b^fios hi €<niy ^Adriyaiois '\9fLoyimy ^
jc. r. X. D'apr^s Tusage des Grecs de fkire d^pendre le n&ok spM-
fique du nom g^nerique, je pense qu'il faut changer ici les cas, et hie
'ABriyai*ity *Adfxov€V(ny ; construction qui se retrouve deux fois daas
cette mtoe page, etailleurs l^repos UKaraievin, fionntrdM^ (c. 32. p. .2^0);
ou bien on lira les deux mots au datif^ comme au c. 26. p. 161. i^
. sais bien qu'on pourrait k la rigueur faire d^pendre 'Adfwvi^w de &lf^»
mais il faudrait alors, si je ne me trompe, que ce dernier mot &tt j^
c6d^ de Tarticle 6.

Ch. 17. p. 109. 'Ev 8^ Tf yvfiyatrif, Tfjs aySpas iLif4j(pyri oi ieo\^f
TlroXefiaioy he avo rov KaretTKevafffAeyov KoXovuiyf r. r* X. J€ li^
TlroXefialov f>i* C'est ainsi que s'exprime fNrdinairement Pausanias*
Ex. €Y€i hk yvfiydtrioy ^Epfiov KoXoijfjieyoy (i. 2. p.X4); koX^I*^
'ird^Tj llaybiuty ey AiBvias 'ASiiyds KoXovfiiy^ ffKoviXf (i. 41. p. 29S)«
Ch. 18. p. 121. dans cette phrase, KaTcuceirai bk es avro fitfihk:
Koi yvfiyatTLoy eerriy eirioyvfxoy 'Aipiavoy, M. Facius a tr^s^bien vtt qat
h avTo n'avait point de sens, il lit eyravBcu Cette correction ne suwt
peut-^tre pas pour expliquer compl^tement le passage ; je serais dis-
j)0s6 k croite quH n'y a ici qii'une de ces transpositions si 6^-
queates dans le texle de Paasanias, et qu'on doit lire koi yvfxviifftSy
^tmv kvwnffjLoy 'Abpiayov' rardicccrae ik h aiird jSi/JX/o, en rap'

III - r^

■ Hemsterh. ad Xenopb. Bphes^ p, «10. ed. Locella.

f Courrier, sur le commanaement de la cavalerie, par XInogh. p. Si.



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du Pausanias de M. Ckmer. 325

pMtant fAri k yv/iv^oy, el Vosk sent qtt'tl est foUt natiurel qu'on e^t
mftsembt^ det Kvres dans un gymaase, lieu frequent^ par les pkiio**
s<^es, leto sophistes et ks rhHeurs, et destin^ 1 1'^ducatioii de la jctir
iMisse. '' Ceox qui conaaktent les inanuscrite savent commeot cea
Uaasposidoiis oat eo Heu. Les niols omis par erreuv s'^crivaient ea
mtLf^, et le copiate suivaiit les remettatt dans )e teste, mak hears de
leur ptace."' Je ne crob pas m^ine qu'il soit ii6<Qessaire de fiea
changer k es aM. Da sait que Temploi de h pour Iv, en v^tu d'une
attipse, est fort anciea dans la lai^oe grecque.* Reitzias le retiouTe
dans Demosthenes,' MM. Wyttenbaoh^ et HeMorf' dam Platoa;
laais il devmt surtout fort eommrna chea ks ^riTaiiis de Tempire.
Anx exenples rapport^ par ks aateurs ck^s, on fyooteia ceax-*ei de
Faasanias lui-ia^me, oUeiv eis fr6\tv (liv. ii. c. 38. p. 598), qui se trouiw
dims samt Mi^hieu ; ^ is futwdyaiav pour ky fietrayai^ (iv. e. 9* p- 30K
Kttha.) ; olh r^y w^Kip (x. o. 33. p. 883. Kuhn.) ; et cet autre de X^-
nophon d'Epb^se, KcXerdai eis rrfp yfjvJ' On trouve encore cs avee
fieir€ty,^ et airec y^iv^^t,^ etc

Cb. 28. p. 197* ^^^y ^o rk irpomSkauL, irriyff t€ {ibar6s eori. II
maaque enccHre ici un mot : car a-t-on jamai;s dit, dans aucune langue^
iMi# smtrct d'€0u, k moins de vouloi? sp^cifipr si cette eau est ehtmie^
fraide, douce, saUe, aaumitre, etc. on d'avoir Tintentton de comparer
cette source avec une aatre d'une nature diffilrente, ainsi que Fa fait
Luekn, qui dit ntiyil Pharos, par opposition avec miy^uvpov, Tiiyi)
/lAif Of,, etc. : *° il faut done n^cessairement un adjectif quelconque
a?ec le inryd ^aros de Pausanias, comme on le tiouve partout ailkurs,
Marof miyi^ ^HcP^ (^* ^* ^^* P* ^7^\ «t yXwcios ^aros wtfyi^.iuu c. 23«
p. ^69. Kuhn.), etc. Or, il est certain que la source dont park Pa»>
sanias, est eelle qui existe encore au pied de FAcropole d'Ath^qes, du
0M6 de Fouest; et, comme cette source est am^reet saum&tre/' fleet
Evident que Pausanias n'a pa passer sous siknce une ckconstaaee aussi
sineuH^re, et que c'est pr^islment le mot qui iadiquait cette partico-
hant€ remarquable que ks copistes ont pass^ : on doit doao lire iniy^
re wiKpQ9 iHaros, e'est ainsi qu*il s'espriaie aillears (iv. 36. p. 371.
Kaha.)

Ch. 23. p. 153. raihffy k^ayafiks lie daiKAatnfs dXc. Je pr^f^renitt
hrav^lBhs, qu'on trouve ailkurs (i.e. 18. p« 1 15). Thucyaide se sert
aussi de ce mot a» parlaat du mfcme ^4aement.^*

1 Courri^r, sur le Trait6 de PEquit. p. 110.
J Cpray, sur H^liodore, p. 41.

3 Keitz. ad Lucian. Asio. $i. t.ii. p. 568.

4 Wyttenb. Biblidth. Critic, i. 49.

5 Heind. ad Plat. Gorgiam. p. 97i.

6 Matth. ii. 93. Ce passage est moins formeL

7 Xen. Epbes. p. la 1. 6. ed. Locella.

s Procop. Bell. Gotthi^. iv. 34. p. 660 D.

9 Appian. &U. civ. i. §. 120. Xenoph. £pbes. p. 104. 1. 9. etc.

'^ Lucian. Ver. Hist. ii. 13. t. ii. p. 112.

" Chandlery Voyage en Gr^e, t. ii. p. 416. trad. fr.

" Thucyd. vii. 39.



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326 Afuj^se du premier volume

Cb. 31. p^ ^22. X^ovcfft fit olv Kai ^fcor Ihwib&vos, M. Fa^
a bien vu que ce passage est alt^r^ ; M. Clavier corrige Xiyav^i 5' 6 ^i#»
Kal ixovtri (iwfwr H. Cette correctioo explique tout, H eat vni,
amis elle est trop loin de la le9on des manttscrita. II n'y a que de«x
mani^rea de corriger ce passage, ou Ton changcfa Xiyovai en ^oi^(»
ebangement d'autant plus admissible, que les variantes de Paosanias en
fournissent un exemple au livre ii. c. 35. p. 577> et de lire ^oviri i' a6v
K. /3. n. ; ou bien, et ceci me paratt la vraie 16900, on lira Xiyovffi
i* elvai Kai fiiafA.Tl., car Pausanias dit ailleurs Xiyovtri Si etym
Kul 'Ifiyeyelas jfpfoy{u c. 43. iiiit.)* Le cbaogement d^^ si simple
de oh en JKai ne paraltta pas m^me une correction k ceux qui cofr*
luiissent la pal^ographie : c'est tout simplement un mot mal lu ; car
on salt que les copbtes n'^crivent du mot dvat que la premiere syllabe
el, avec un signe qu'il leur arrive souvent d'oublier ; et nous ap-
prenons, du savant et judicieux Bast, que el a Ud souvent confoDdu
avec oJv.'

Ch. SS.init. MapaB&yos bk direct r$ fikv ^Rpavpiiv, itSa *l<l>iyiyetap
a^y ' Ay a fiifiyoy OB €K Tavpttv fevyovtrav* K, r. X. iiirofifiyai Xiyovtrar*
Comme la suite ^e la phrase n'offre point rp ik, pour r^pondie h
rn f$kv, je pense que la vraie lecon est direct n fikv Bpavp^y, c« a. d«
JBrauran est d quelque distance ae Marathon.

Ch. 33. p. 238. TO yap irf>of rf "ArXayri Hiwp, rpitrl wapex'^fMevw
itpX^ pevftatriyf ohb^y r&v pevfidrt^y irocec TOra/jiby, dXXa way Ofioim
ovr/ica ^€c ^vXXo^v^a ri xl^fifios. Je lis ro yap irpos rou "'ArXai^
Ubiap, c. a. d. Les eaux qm descendent de I Atlas: wpos doit itre id
synonyme de €k qui se trouve plus has, to bk Hhwp to eic tov "ArXoKrof
66X<Ep6v ri ktni,

Ch. 35. p. 253. TO h* kfiol davfia wapairxoy Aviias His &yti> w6Xu
i^ly oh fieydXri, Ttift^yov diipau ISarravBa irepip^yiyTOS Xdfov hta
,X«A/Et6va, otrra. exftdyti to tryfifAa irepikypVTa is wioTiy &s itniy kyOpturoif*
€. a. d. ** Voici encore ce que j'ai vu d'^tonnant dans une petite ville
de la Lydie Sup^rieure, nomm^e les Partes de Temenus ; une collioe
du voisiuage s'^tant fendue par la rigneur dufroid, on y apper9ut des
ossemens d'une grandeur si demesuree, etc." Mais il parait assez sin*
gulier qu*une coUine sefendepar la rigueur dufroid. J'avais d'abord
cru qu'il, fallait lire tAxI^ov au lieu de X6f^v: cette correction me
semble inutile, puisque Xdfftos tput seul pent signifier un tumidus, 0^
grand amas de terre qui servait de tombeau dans Torigioe. Toutefois
comme il est difficile de croire que le froid ^sse fend re un tumulus, je
pense qu'il est convenable de doaner k x^ijiiov le sens, qu'il a tris
souvent, de grandes phiies d'hiver ou d'6t6 ; d^s lors la circonstancc
rapport^e par Pausanias devient toute naturelle, en ce qu'ellen'estplu^
qu'un ^boulement des terres du tumulus caus^ par Tabondance des
pluies. Cette m^me cause produit tous les jours dans les pays de mon-
tagnes de bien plus tenribles effets. C'est ainsi que la chute du mont
Conto, qui, le 4 Septembre 16I8, (J^truisit le bourgde Pleurs, dans la
valine de Cliiavenna, fut causae par les pluies qui tomb^rent du 2S

' Bast, Commentatio Palaeogr^phica, p. 760. 776*



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du Pamanias de M^ Clavier. 337

aoAt au 3 septenlMre ; ' et quede nos jours (le 2 septembre 1806), k
la suite des pluies du mob d'aoil^t, une partie de la couche sup^rieiue
de la moDtagne de Rouffiberg ronla dans la valine d'Art, situ^e entre
les lacs de Zug et de Lowertz, et ensevelit les beaux villages de
Lowertz et de Goldau.

LIVaE SECOND.

Cb. 1. p. 329* e^^ Keyypeias. Je crois que Iwi Keyxpelau serail
pi«f§rable.

Ch. 18. p. 442. Le commencement de ce cbapitre me semble al«
t^r6. Le moyen d'y entendre quel que chose serait peut-^tre de con*
•id^rer comme en parenth^ le membre l^^i — r^fieyos, de r^unir ical
A/krwoF avec itpfor, et de Ure, en adroettant une l^g^re correction : ^
Mwcriy&y — itrriy ifpfoy ((^i fi^v ^i> Ka\ evravda riuks irafta r&y irpoa*
ym^iay' fieylffras i^ ^v re J^fU<^ ical irap* 'AOky va/ocs iy tleptrikts TCfiivei),
Kal ^KTVOs Koi KXv/iivTis 0iafJi6s k. r. X.

Ch. 31. p. 550. ^triv Air' ahr&y iLywjtdyai baftmiy f^ ik h ^fi&s kariv
^ vpo tSI9 trniyfis ravrris ; il ne semble pas d'abord qu'il y ait quelque
chose k dire ici ; mais ce n'est pas ainsi que parie ordinairement Pau-
sanias ; je suis presque certain qu'on doit lire fj bk (forte fj brf) h iifAas
iriiiy irpo rffs tricfiyfls ravrris, (c'est-^*dire, qui subsistait encore de man
temps) ; car Pausanias joint le plus souveut ^i k iffms (Cf. i. 40. Fin*
44. ii. 3, 1 2, 20, 29> etc.) ; la correction est d'autant plus naturelle,
que la confusion de Ire et lem est fort commune dans les manuscrits,*
et surtout dans ceux de Pausanias,^ et que cet auteur dit tx^s-souvent
i$ ^fios iri ijy, comme dans ce passage : ra bk ohcobofjiififiaTa ical I s
fifids in Ijy. (i.c.29. JRfli. p. 217.)

Ch. 32. p. ^58. €vl ddXatrtray bk Tr/v \pt<l>alay {kge xjni^alay Camerar.)
wopevofiiyou k. r. X. Voilk encore un passage suspect. Qui a jamais
entendu parler de la mer Peipheea ? 11 serait done possible que i/zc^/o*
an lieu de se rapporter k B^atrtra, fftt le nom de quelque lieu
obscur, et quil ntanqu&t ici une proposition : en sorte que je ne serais
pas 61oign6 de lire M OdXaairay Sk ir p6 $ rrfy xj/K^tUay iropevojieyois,
c'est-^-dire, <' en approchant de la mer, vers le canton Psiphsa, on
trouve un olivier sauvage, etc.'^ Pausanias aime k mettre ainsi deux
propositions k c6tO Tune de I'autre ; ex. : Ms — Tcpos 'ApKablas iirl
Tiyeay (lib. ii. c. 24. p. 494).

Tels sont les passages qui m'ont paru plus ou moins altOrOs. D'a^

pr^s ce qui a 6te dit plus haut du style de Pausaniajs, on se doute biea

qu'il doit s'exprimer quelquefois de maniere k dOsespOrer son traduc-

teur : TobscuritO qui couvre un grand nombre de passages, tient moins

' k la recherche des tours OlOgans ou des expressions rares, comme dans



> Kbel, Manuel du Voyageur en Suisse, art. Chiavenna, t. ii. p. 390.—-
Edit. Franf. Zurich, 1811.

* Boissonad. Bast et Schaefer ad Greg. Qorinth. p. 95.



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