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Charles Lecocq.

La fille de Madame Angot = Mrs. Angot's daughter online

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1 MUSIC LIB,




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1873


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l£C0CQ

FILLE DE MADAME ANG0T -
MRS. ANGOT'S DAUGHTER




THE LIBRARY

OF

THE UNIVERSITY

OF CALIFORNIA

LOS ANGELES



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<frewth ®pera Souffe,




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LA FILLE



DE



MADAME ANGOT

(MRS. ANGOT'S DAUGHTER.)



WORDS BY



MM. CLAIRVILLE, SIRAUDIN and KONIG.



MUSIC BY



M. CHARLES LECOCQ.



NEW YORK:



METROPOLITAN PRINTING AND ENGRAVING ESTABLISHMENT,

HERALD BUILDING, BROADWAY AND ANN STREET.



1874








UNIV. f)F Pfll IC NDD/tnu . nn ,..~.-..-.



LA FILLE



DE



MADAME ANGOT



(MRS. ANGOT'S DAUGHTER.)



WOUDS BY

VM. GLAIRVILLE, SIRAUDIN and KONIG.

MUSIC BY

M. CHARLES LECOCQ.

&&rforvied for the first time in New York at Daly's Broadway Theatre, on Monday evening

August 25, by the

AIMEE OPERA BOUFFE COMPANY.

C. A. CHIZZOLA, Director.



NEW YOEK
WTRmtlTAN PRINTING AND ENGRAVING ESTABLISHMENT, HERALD BUILDrlNQ.

3LS78



PERSONNAGES.



CLAIRETTE ANGOT , . ..Miles. MARIE AIMEE

MLLE. LANGE STANL

A.MARANTHE CANTRELLE.

JAVOTTE. DUPLAN.

CYDALISE JUTEAU.

MLLE. DELAUNAY VTLLIERS.

HERSIL1E VANDAME.

BABET PERAUT.

MANON DESOHAMP3.

THERESE NARDIN.

HERBELIN MARIA NARDIN.

ANGE PITOU MM. JUTEAU.

LARIVAUDIERE DUCHESNE.

TRENITZ C. LECUYER.

POMPONNET - T. DESCHAMPfc

CADET BEN EDICT.

BUTEUX JULIEN.

GUILLAUME , NARDIN.

LOUCHARD DUPLAN.

UN INCROYABLE S ALVATOR.

UN OFFICIER t D AVALIS.

UN CABARETIER PERAUT.



Forts de la Halle, Bourgeois, Grenadiers, Incroyables, ConBpirateurs, Hussards. Domestiques, Dames de La

Halle, Bourgeoises, Merveilleuses.



)



I ft 3 ■



. LA FILLE DE MADAME ANGOT



ACT FIRST.



Le theatre represenie un petit coin du carreau
de la Halle. — Les maisons au fond dispa-
raissent sous les affiches, les murs en sont con-
verts ... On lit de tous cotes : " Propriete na-
tionale a vendre; Jardin de Tivoli, Jardin
d'Idalie," Bagatelle et toutes les affiches du
temps. — A la gauche du public (toutes les
indications sont prises de la gauche du specta-
teur), une boutique de perruquier avec cette
enseigne. " Pomponnet, perruquier-barbier."
— A droite, une autre boutique avec cette en-
seigne : " Clairettc, flcuriste." — Les deux
boutiques sontferme'es ; on lit sur unepancarte
<xux deux portes : " Fermee pour cause de
mariage."



SCENE PREMIERE.

BUTEUX, CADET, GUILLAUME, JAVOTTE,
THERESE, Fobts et Dames de la Halle, tous en-
dimanches, ensuite POMPONNET et BABET.

INTRODUCTION. — LA NOCK

CHtEUK.

Bras dessus, bras dessous,

Tous ensemble
Qu'on se rassemble;
Bras dessus, bras dessous,

R ndons-nous
Pres des nouveaux e"poux !

tous les hommes, se rendant a gauche.
Oh la ! Pomponnet, oh Ik !

pomponnet, paraissani a lafenitre.
Me voila, me Toila !



Vive le marie" I



TOCfl



A corner of the Market Square.



3074^12



SCENE L
BATEUX, CADET, GUILLAUME, JAVOTTE,

THERESE, PoBTEBS AND SALESWOMEN OF THB

Mabket, all in holiday costume ; afterwards POM-
PONNET and BABET.

INTRODUCTION.— THE WEDDING.

CHORUS.

Arm in arm,

All together,
Let our people come together.

Arm in arm 1
Let us go

To the bridal pair.

The Men, gathering together at the left.
Ho, there ' Pompoiuiett 1

PoMi-oNNEiT, at the window,
Here I am ; here I am.

ALL.

Long live the bridegroom 1



4



LA FILLE DE MADAME ANGOT






POMPONNET.

Grand merci, je descends.



BUTETJX.



Est-il presse - 1



CADET.

Je le comprends.

toutes les femmes, appelant a droit*.
Clairette, Clairette, Clairette !

babet, paraissant a la fenitrt.
Mademoiselle n'est pas prete !

TOX78.

Comment 1 encore a sa toilette ?

babet.

Nona sommes en train d'arrange?
Son bouquet de fleur d'oranger.

jomponnet, qui vieni d'entrer en grand costume de
marie" et un gros bouquet a son coti.

De la fleur d'oranger,
Vous parlez, me voila f
La fleur d'oranger, ah !
A moi cette fleur-ia 1

COUPLET.

Aujourd'hui, prenons bien garde
A ce bouquet plein d'appas,
Je permets qu'on le regarde
Mais que Ton n'y touche pas 9
Seul je pretends en cachette
Le tenir en mon pouvoiz
Et je me fais une fete
De le detacher ce soir I

Ah ! d'avance

Quani j'y pensei

Quel eflet

Cela me fait I



POMPONNET?!.

Thank you ; I am coming down directly^



BATEUX



Is he in a hurry ?



ENSEMBLE.



CADET.

I understand why.

ALL THE WOMEN, at the left,

Clairette, Clairette, Clairette 1

Babet, ot the window.
Mademoiselle is not yet ready.

ALL.

What 1 still dressing !

BABET.

We are just about arranging

Her bridal wreath of orange flowers.

Pomponnet, in marriage costume, toUh a large bouquet
at his side.

Speaking of orange flowers,

Here 1 am !
Let me tell you, those sweet flowers

By right to me belong.

COUPLET.

To-day, watch well ;

This bouquet, full of charms,
I am willing you should see it,

But let no one dare to touch t
I alone possess the right

To hold it in my grasp ;
And gaily I to-night shail use my power
To snatch it from her robe !
Ah, in advance,
As I think about that.
What an effect
It has upon me !



le choeuk.



Quand d'avance
II y pense,

Ah ! quel effet
£a lui fait*



pomponnet.

Ah ! d'avance,
Etc., eto.



THE CHOKUS.



POMPONNEF.



Je l'entends, elle soupire,
Sans meme savoir pourquoi,
Son bouquet semble me dire
Grace pour elle et pour moi ?
Mais une double conqu£te
Me livrant femme et bouquet,
De 1'innocente Clairette
Fait madame Pomponnet 1
ALI d'avance, etc., eto.

REPRISE DE L'ENSEMBLB.



BABET.



Voici la mariee 1



Ah, in advance,



Pomponnet.
Ah, in advance, <tc



POMPONNET.



I hear her gently sigh
Without even knowing why
Her bouquet seems to crave
That I her and it will save I
But a double victory
Giving me wife and bouquet,
Of the maiden Clairette
Makes Madame Pomponnet.

CHORUS.

Ah, in advance, &o.



Here is the bride.



BABET.



LA FILLE DE MADAME ANGOT.



■POMPONNET.

Ah ! c'est elle 1

TOTJS.

SCENE IL



Silence !



■ £.*s* Memes, CLAISETTE et ses Demoiselles d'hon-

NEUB.

CHffiUR.

Beauts, grace et de'cence
Modele d'innocence !

La voil'a !
Mais encore embellie ;
Voyez qu'elle est jolie
Sous ce costume-la !

(Pendant loute la seine, Clairette doit avoir les yevx bais-
sis et tout Vembarras oVune Agnbs.)

LES HOMMES.

Viens embrasser tes peres !

LES FEMME8.

Viens embrasser tes meres I

POMPONNET.

'Pour la chiffoner, grand merci !

(A Clairette.)

N'embrassez que votre mari !

CLAIBETTE.

jNon, ce serai t me chiffoner aussi 1

CADET.

Elle a raison, arriere !

(II fait pirouetter Pomponnet )

JAVOTTE.

Eh bien ! Clairette,
<Jue dis-tu de ce joar de fSte ?

CLAIBETTE.

Ce que j'en dis ?

LES FEMMKS.

©ana embarras, allons, parle 1

CLAIBETTE.

Je ne sais pas I

ROMANCE.

L

-Je tous dois tout, moi, l'enfant de la Halle,
Vous m'avez dit : II faut te marier,
Et par devoir, tendresse filiale, m

J'ai oonsenti sans me faire prier.
Mais je ne sais a quoi cela m'engage,
43i ca me plait, ou si 9a me de'plait.



POMPONNET.



Ah, it is she.



Silence.



SCENE IL

The Same, CLAIBETTE and Bbidesmaid«.

CHOBUS.

Beauty, grace and modesty
Model of innocency —

. There she is,
But tastefully adorned !
How beautiful she looks
In her bridal robe 1



l

THE MEN.

Come and embrace your fathers i

THE WOMEN.

Come and embrace your mothers I

POMPONNET.

It will spoil her dress ; no, thank you I

(To Clairette.) Embrace your husband only.

CLAIBETTE.

No, that would also spoil my dress,

CABET.

She is right — away 1

(He makes Pomponnet turn a PiroutU.)

JAVOTTE.

Well, Clairette,
How do you like this holiday ?



CLAIBETTE.



How do I like it?



THE WOMEN.



Yes, speak freely.



I do not know,



CLAIBETTa.



ROMANCE.

The child of the market, I owe you all ;
And when you said ° 'tis time you marry,"
Out of tenderness and filial duty
I yielded, not refusing even once.
But I do not now know exactly whether
This marriage pleases or displeases me.



6



LA FILLE DE MADAME ANGOT.



EN CHCEUB.
Qxie d'innocence et de candour !

POMPONNET.

Elle ne sait rien, quel bonheur I

CLATBETTE.

IL

J'e'tais rested a trois ans orpheline,

Vous m'avez fait tout apprendre, excepts

Que du mari que le sort lui destine

La femme doit scbir l'autorite.

Pour nous charmer en nous donnant nn mattoe,

Le mariage a, dit-on, maint secret;

Et j'en Berai tres-contente peut-6tre

Quand seulement je saurais ce que c'est 2

CHCEUR.

Que d'innocence et de candeui J

BTTTEUX.

Eh bien ! partons sans plus attendre 3

CADET.

E est trop t6t, en verite",
Nous ne pouvons encore nous rendr®
A la municipalite'.

POMPONNET.

Ah ! pour moi, dans cette journe'e,
Chaque minute est une anne"e,
Rendons-nous-y tout doucement,
Dans le temple de l'hyme'ne'e
J'attendrai plus patiemment.

REPRISE DU CHOEUR.

Bras dessous, etc.

SCENE III

Les Memes, AMARANTHE,

amabanthe, accourant.
Arr£tez !

POMPONNET.

Comment?

amabanthe, d Pomponnek

Un obstacle pour le moment,
S'oppose a votre mariage.



TOUS.



Un obstacle !



POMPONNET.

. ciel ! je fre'mis I

AMABANTHE.

Rassurez-vous. mais je ne puis
Rien vous dire devant Clairetta



CHORUS>
What innocence and candor IF



POMPONNET,



Blow happy am 1 1



CLATBETTB.

Left, when three years old, an orphan,

You have had me taught all useful knowledge

Except that to the husband chance ordains,

The wife should cheerfully submit ;

But so as to charm us while it makes us slaves

Marriage, 'tis said, has a few secrets ;

And perhaps I shall be very, very happy

In finding out some time what they are like*



CHORUS.
What innocence and candor !

BTTTEUX.

Well, let us go without waiting any longer,

CADET.

But as yet it is too soon ;

The office of the Mayor

Is not yet open.

POMPONNET.

Ah, to me each minute
To-day appears a year.
Let us quietly go there.
In the temple of Hymen

I shall wait more patiently.



CHORUS.
Arm in arm, &c, &c

SCENE IL

The Same, AMARANTBR.

amabanthe (running).

POMPONNET.
AMABANTHE.

A temporary obstacle

Opposes itsell to your marriage*



Stop.
Why?



ALU



An obstacle I



POMPONNET.

Heavens ! I tremble.

AMABANTHE.

Don't be afraid, but I can't well.
Explain myself before Clairette*.



LA FILLE DE MADAME ANGOT.



(A Clairette.)

Rentre chez toi, mais teste pr^te,

II ne s'agit que d'un retard;

Nous viendrons te chercher plus tard !

CHCEUR GENERAL.

Quel est done ce mystere ?
Nous allons l'e'claircir, j'espere;
Mais pour le moment, je sais bien
Que e'est a n'y comprendre rien !

(Pendant ce dernier choeur, on a fait rentrer Clairette
que Babet seule a suiyie. )

SCENE IY

Les Memes, moins CLAIEETTE et BABET.

GUILLAUME.

Yoyons, qu'est-ce que e'est done ?



TOUS.



Parle !



BUTE I' X,

Tu nous ft.18 bouillir :



POMPONNET.



Je desseche.



AMABANTHE.

Eh bien, mes enfants, nous sommes dans de jolis
draps!

CADET.

Mais dans quels draps dono que nous sommes ?

AMARANTHE.

Yous vous rappelez tous que lorsque cette pauvre
madame Angot a passe - de vie a trepas, et n'ayant plus
an monde qu'une petite fille ne'e au se'rail de Constan-
tinople...?



Eh ben? eh ben?



TOUS.



AMARANTHE.

Eh ben, nous n'avons pas he'site* une minute. . .Nous
nous sommes dit: Puisqu'elle n'a j lus ni pere ni mere,
elle ser.i l'enfant de la Halle. .Et 9a une fois dit, (Aux
homines.) vous 6tes tous devenus ses peres, (Aux fern-
mes.) et nous sommes toutes devenues ses meres I

THEEESE.

Pardine, si nous savons 9a !

GUTLLAUME.

A quoi bon nous le rappeler ?

AMARANTHE.

Eh ben! mes petits agneaux, ce jour-la... nous
avons fait une be* Use 1

Une bStise ?



Toua.



(To Clairette.)

Go to your room, my child, but don't forget
There's nothing the matter except a slight delay;
We will come and seek you later, so keep ready.

GENERAL CHORUS.

What is then this mystery ?

Let it now be all cleared up,

Though of course we know there are mattert

That Clairette can't yet understand.



SCENE rY.
The Same, without CLAIRETTE and BABELv

OUILLAOME.

Now, let us see what is the matter?



Speak I



ALL.



BUTEUX,

We burn with curiosity.

POMPONNEH

My mouth is parched.

AMARANTHE.

Well, my friends, we are in a nice scrape.

CADET.

But in what scrape then are we ?

AMARANTHE.

You all remember that when poor Madame Angot
passed from this life to another, leaving nothing in
the world except a little daughter, born in the grand
harem at Constantinople . . .



Well ! well !



ALL,



AMARANTHE.

Well, we did not hesitate a minute what to do.
We said, "Since she has now neither father nor
mother, she shall be the child of the market " And
after that, you men have all been alike her fathers
and we women all alike her mothers.

THEEESE.

But don't we know that already ?

GUTLLAUME.

What use is there in telling us this ?

AMAEANTHE.

Well, my little lambs, we have done something
very stupid.

ALL,

Something stupid 1



8



LA FILLE DE MADAME ANGOT.



AMABANTHE.

Comme elle ne posse'dait pas d'acte civil, nous som-
mes alles a la municipality et avons de'clare' a 1'autoriW
que la petite e*tait l'enfant de monsieur et madame
Angot

TOUS.

Eh ben?

AMABANTHE.

Eh ben ! la petite fills avait trois ans, et il y en avait
cinq que le pere Angot e"tait de"funt I



Ah!



tous.

POMPONNET.



Comment, ma femme n'est pas la fille de son pere ?
Mais alors, de qui done est-elle la fille ?

AMABANTHE.

Dame! puisque sa mere e"tait alors au serail de Cons-
tantinople. . .e'est peut-6tre la fille du Grand-Turc !

POMPONNET.

Ma femme aurait du true. . .du Turc dans le sang!. .
J'epouserais la fille d'un pacha a trois queues!. . . Quel
honneur pour un perruquier !

BUTEUX.

Qu'est-ce que 9a fait au maire 9a ?

AMABANTHE.

Au maire? Ca ne lui fait rien!... mais il dit qu'il
faut absolument que nous lui trouvions un autre pere!



Ah!



T0U8.



AMABANTHE.

A moins qt\e le futur se contente de celui-la.

POMPONNET.

Moi?. . .qu'est-ee que 9a me fait? Est-ce que j'epouse
■on pere ? . . . Est-ce qu'en l'epousant je n'epouse pas
un tresor?

GUIIXAUMB.

Oh ! 9a, tu peux t'en vanter !

JAVOTTE.

Charge's de lui servir de parents, nous n'avons pas
regarde a la depense . . .

CADET.

Elle a re9u une Education de marquise I

AMABANTHE.

Tu peux dire de duchesse, et dans le premier pen-
Sionnat de Paris.

THEBESE.

Aussi e'est sage, e'est modeste, e'est innocente.



AMABANTHE.

Ton know that to comply with the law, we went
to the Mayor's office, and declared to the authorities
that the dear child was the daughter of Monsieur
and Madame Angot

ALL.

Well!

AMABANTHE.

Well, it turns out that though the child was then
only three years old, Monsieur Angot had been al-
ready dead five years.

ALL.

Ah?

POMPONNET.

What, my bride is not the daughter of her father?
But, then, whose daughter is she ?

AMABANTHE.

Well, perhaps, as her mother was about that time
in the grand harem at Constantinople, she may be
the daughter of the Grand Turk.

POMPONNET.

And I 6hall marry the daughter of a pacha with
three tails I Ah, what an honor for a wig-maker !

BUTEUX.

But why should the Mayor trouble about all this ?

AMABANTHE.

The Mayor does not care himself, but he says it
is absolutely necessary that we find another father for
her.

AIJj.

Ah!

AMABANTHE.

Or at any rate that the bridegroom be contented
with the one we have given her already.

POMPONNET.

Me ! What does it matter to me ! Am I going to
marry her father ? In marrying her, don't I acquire
the most precious treasure on the faod of the earth ?

GUILLAUME.

You may indeed think yourself fortunate.

JAVOTTE.

Compelled to act as parents to her, we have don*
our duty regardless of expense.

CADET.

She has received an education fit fof a marquise.

AMABANTHE.

You might say for a duchess— and in the best
boarding school in Paris too J

THEBESE.

Then she is so virtuous, modest and innocent



LA FILLE DE MADAME ANGOT.



9



POMPONNET.

Oh! pour innocente. . . ello est mime trop innocente,

CADET.

Ta t'en plains ?

POMPONNET.

Oui, parce que 9a l'einpeche de me regarder.

JAVOTTE.

Quelle difference avec sa mete 1

POMPONNET.

Ah ca ! inais, puisque vous l'avez connue, cette fa-
naeuse madame Angot, est-ce que c'est vrai tout ce
qu'on raconte sur elle ?

AMABANTHB.

Si c'est vrai, e'coute 9a, fiaton.
COUPLETS.



Marchande de mare'e,

Pour cent mille raisona

Elle e*tait adoree

A la halle aux poissons.

Jours, fStea et dimanches,

Quand on l'asticotait,

Les deux poings sur ses hanches,

Elle se disputait.

Tres-jolie,

Peu polie,
Posse'dant un gros magot ;

Pas be'gueule,

Forte en gueule,
Telle e'tait madame Angot !

TOUS.

Tre's-jolie,
Etc.. etc.



AMABANTHB.

EL

En ballon elle monte,
La voila dans les aira ;
Et plus tard elle affronte
Les mere et les deserts.
Au Malabar, captive,
La croyant veuve, he'laa !
On veut la bruler vive,
C'est la mode l'a-bas 1

Folle et grave,

Elle brave
Ballon, tempete et fagot ;

Le tonnerre

N'efit pu faire
Eeculer la mere Angot

TOUS.



Folle et grave,
Etc., etc



POMPONNET.

Ah, yes 1 she is even too innocent.

CADET.

And you complain of that 1

POMPONNET.

Yes; because she is afraid to lift up her eyes
look at me.

JAVOTTE.

She is different, indeed, from her mother.

POMPONNET.

Ah, by the way, you knew this famous Madame.
Angot — is everything true they tell about her 1

AMABANTHB.

Is every thing true ? Listen to me.
SONG.



I.



A beautiful fish woman,

For a hundred thousand reasons

She was adored,

In the fishmarket,

Sundays and holidays,

When people pestered her,

Her arms a-kimbo,

She spoke her mind.

Very pretty,

But not refined ;
Mistress of an ugly fellow ;

By no means silly,

And strong of lung.
Such, in short, was Madame Angot,

CHOKUS.
Very pretty, &o.



AMABANTHB.

n.

She went in a balloon,

Sailing through the air ;

Later, she fearless braved

The ocean and the desert.

At Malabar, while captive,

She was nearly burned alive,

For they thought she was a widow,

And they burn all widows there.

Now gay, now grave,

She braved
Balloon, and storm and stake,

Even the thunder

Would have failed
To frighten Madame Angot

CHORUS.
Now gay, now grave, <tc., to.



10



LA FILLE DE MADAME ANGOT.



AMARANTHS.

HI.

Enfln, toute sa vie,
Elle a voyage", maia
C'est surtout en Turquie
Qn'elle ent un vrai succes.
Malgre' ses cinq cents femmes,
Le sultan* certain soir,
BrMant de mille fUmmes. . . .
Lui jeta le mouchoir I

Tres-jolie,

Etc., etc.

POMPONNET.

Comment ! le Grand-Turc a cinq cents femmes, et
moi je n'en ai pas encore ! Yite a la municipalite 1
(Bruit au dehors.)

BUTEHX.

Qu'est-ce qui se passe done lk-bas ?

AMARANTHS.

Ah ! vive Dieu ! o'est cet aventurier d'Ange Pitou !

GOTLLAUME.

Comment il est sorti de prison ?

THERESE.

Est-ce qu'il n'en sort pas toujours ?

CADET.

Ca, c'est vrai que je ne sais pas comment il fait son
bwmpte ; mais toutes les semaines on l'arrete, et trois
jours apres on le retrouve chantant sur la place pu-
blique I

JAVOTTB,

Et de jolies chansons !

AMARANTHS.

Des chansons contre le Directoire 1

POMPONNET.

B'il ne s'en prenait qu'au Directoire, 9a m'affligerait.
Mais, non content de 9a, vous savez que ce scele'rat de
Pitou s'avise de tourner autour de ma fiance'e 1

BTTTECTX.

Oh ! pour ga, mon garcon, tu peux dormir fcran-
quille,

OTTILIA UME.

Nous sommes la, nous !



Et nous done I



T.F.ai PEMMES.



POMPONNET.

CPest juste ; oe n'est pas quaud une fille a autant de
peres et de meres, qu'un sdducteur est a craindre pour
son mari

(Nouveau bruif au dehors. )



Amaeanthe.

m.

In short throughout her life
She traveled 'without ceasing,
But above all, in Turkey,
She met with real success :
Despite his ha]f a thousand wives,
The Sultan, on a certain night,
Inflamed with ardent love,
Threw her his handkerchief.
Very pretty,
But not refined, &c, <fec,

POMPONNET.

What ! the Grand Turk has five hundred wives, and
I have not yet got one. Quick ! to the Mayor's offlc*



ETTTEUX.

But who is that passing down yonder ?

AMAEANTHE.

Ah, it is that rascal, Ange Pitou.

GTJrLLAUME.

How has he got out of prison ?

THERESE.

Doesn't he always get out ?

CADET.

I can't understand how he manages it, but he is ar-
rested every week, and three days after he goes t*
jail you find him again in the streets singing.

JAVOTTE.

And singing such pretty songs !

AMARANTHE.

Songs against the Directory.

POMPONNET.

That is bad enough, but not satisfied with that, you
must know that he has designs upon the heart of my
bride.

BUTEUX.

Oh, as to that you need not worry yourself !

GUHJiAUME,

Remember that we, men, have something to say
about that.

THE WOMEN.

And so have we, women !

POMPONNET. •

That is true ; and when a girl has such an array of

mothers and fathers her husband need not fear that

another man will dare to insult her.

(Noise outside.)



LA FILLE DE MADAME ANGOT.



13



JAVOTTE.

Lea voila qui se. . .se'parent. . .

THEKESE.

Ange Pi ton vient de ce c6te" I

GUTLIiAUMK,

Ne l'attendons pas, partons I

CADET.

An contraire, il faut qu'il sache que Clairette se
marie 1

ange pitou, au dehors.

Oui, oui, c'est convenu ! Dans une heure, a la place
ordinaire ! (Entrant) et je vous en chanterai de toutes
les couleurs 1

SCENE V.

Les Memes, ANGE PITOU.

BUTEUX.

Te v'la done sorti de prison, toi?

ANGE PITOU.

Tiens, toute la halle endimanche'e I

GUTLLAUME.

On no finira done pas par te pendre?

ANGE PITOU.

Jamais, Guillaume, jamais ! J'en suis a ma cin-
quantieme arrestation. Libre aujourd'hui, je serai
peutGtre arrete" ce soir ; mais on me relachera demain,
et toujours comme 9a !

CADET.

Mais qui done es-tu ?

ANGE PITOU.

Les uns disent que . . . je n'ai pas de famille ; tout
le monde connait mon histoire excepte' moi, qui ne sait
ni qui je suis ni d'ou je viens. Mais pourquoi done
tons ces bouquets ?

AMABiNTHB,

Nous sommes do noce.



Bab!



ANGE PITOU.



BUTEUX,



Et voila le futur !

ANGE PITOU.

Tiens, c'est cet imbecile de Pomponnet 3

POMPONNET.

Citoyen 1

ANGE PITOU.

Mes compliments sinceres. . .



JAVOTTE.

Tbere are some people wbo disperse —

THEBESE.

Ange Pitou is coming from tbat side.

GUTLLAUME.

Don't let us wait for bim ; let us go.

CADET.

On tbe contrary, it is well he should know th&4
Clairette is going to be married.

ange prrou (outside).

Yes, yes, tbat will do ! In an hour, at the usual

place (entering) and I will sing you some famous

songs.

SCENE V.

The Same, ANGE PITED.

BUTEUX.

And so you are out of prison again.

ANGE PITOU.

The entire market in their holiday clothes ?

GUELIiAUME.

I wonder they don't finish things up by hanging, job?

ange PITOU.
Never, Guillaume, never ! I have now reached my
fiftieth arrest. Freed to-day, I may, perhaps, be ar-
rested again, to-night, but they will let me go once-
more to-morrow, and so it will go on the same a©
usual.

cadet;
But who are you ?

ange prrou;
Some people say that— I have no family ; every*
body knows my history except myself, and I don'&
know who I am, or where I oome from. But why alii
these flowers?

AMARANTHE.

We have a wedding.

ange prrou.
Bah!

BUTEUX.

And there is the bridegroom.

ange prrou.
It is that fool of a Pomponnet I



Citizen !



POMPONNET.



ANGE PITOU.



I give you my sincerest good wishea.



12



LA FILLE DE MADAME ANGOT.



POMPONNET.

Je recois les compliments, mais le nom d'irube'cile jo
de l'accepte pas 1



Je le re. ire.

A la bonne he are 1

Et vous epousez ?
Notre fille.



ANGE PITOU.
POMPONNET.

ANG3 pitou.



CADET.



AMABANTHB.

L'enfant de la Halle.

TOUS.

Clairette 1

ange prrou.

Clairette!... Ah 1 c'est Clairette !.. . (tfinclinant
4evant Pomponnet.) Mes compliments relteres. . .

BUTEUX.

Et a ce propos, mon gar9on, je suis bien aise de te
dire que l'honneur de notre gendre nous est aussi pre'-
©ieux que le ndtre.

• CADET.

Et que si jamais un godelureau venait roucouler
$>res de madame Pomponnet... .

GUILLAUMB.

C'est a nous qu'il aurait affaire. . .

TODS LES HOMMES,


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