Francis S. (Francis Stanton) Williams.

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y a quelqu'un dans le salon. — Madame, le dîner est prêt.
Il faut mettre un autre couvert.

Vous paraissez malade. J'ai mal aux dents. — Avez-vous
une dent gâtée ? Oui. Vous devriez la faire arracher. —
Je vous croyais avec votre précepteur. Comme vous avez
froid aux mains ! chauffez-vous. Est-ce que vous avez des
engelures? Vos doigts paraissent enflés. Vous ne vous
êtes pas coupé les ongles aujourd'hui. — 'Ne touchez pas à
cela ; vous vous ferez du mal. — Julie est-elle revenue du
marché ? Je ne sais pas ; mais la femme de chambre est
en haut, si vous avez besoin de quelqu'un. C'est pour
avoir un peu d'eau chaude. — Lucie, il faut venir travailler,
ma fille. Où est votre boîte à ouvrage? Je n'ai plus
d'aiguilles dans mon étui. En voici une. Avez-vous du
fil ? Je ne puis pas trouver mon dé. Tenez-vous droite ;
vous deviendrez bossue si vous ne vous tenez pas mieux
que ça. Mouchez-vous. Je n'ai pas de mouchoir. Il faut ,
aller en chercher un. Vous ne vous êtes pas peignée ce
matin. Mon peigne est cassé. Vous êtes-vous nettoyé
les dents? — J'ai égaré mon parapluie, voulez-vous me
prêter le vôtre ? Est-ce qu'il pleut ? Non ; mais il pleu-
vra bientôt, je crois. Il fiiisait si beau temps ce matin ! — ■
Pourriez-vous me coudre cela ? Je n'ai pas de fil. Celui-ci
sera bien. Que cherchez-vous ? Mes ciseaux. — Vous ne
faites que bâiller, avez-vous envie de dormir? Oui; je
voudrais bien aller me coucher. Il n'est pourtant pas tard ;
il n'est pas encore neuf heures. Je suis mal à mon aise ce
soir; je tremble. Est-ce que vous avez la fièvre ? donnez-
moi votre bras, que je voie. Votre pouls est un peu vif,
mais il est régulier. Voyons votre langue; sortez-la da-
vantage. Elle est un peu blanche; vous avez besoin
d'une médecine. — Que voulez-vous pour votre souper?



66 ENGLISH INTO rPvENCH.

Je ne mangerai rien, merci ; je n'ai pas faim du tout. Un
œuf à la coque ne vous ferait pas de mal. — Madame, nous
manquerons bientôt de bois. Il faut dire ça à Monsieur ;
cela le regarde. J'ai aussi besoin de charbon. Comme
vous en consommez ! il n'y a pas un mois qu'on vous en a
acheté. — Youlez-vous me donner la boîte d'allumettes. Il
n'y a pas d'allumettes. En voici une sur la cheminée.
Elle ne veut pas prendre. — Sophie, vous ne m'avez pas
donné de coquetier, ^ous ne voyons pas clair: voulez-
vous lever le gaz ?

LV.

. Monsieur, le déjeûner est prêt. Madame est-elle des
cendue ? Oui, Monsieur. — Adélaïde, les enfants ont-ils eu
leur soupe ? Mademoiselle Joséphine n'a jDas voulu la
sienne. Pourquoi? Elle l'a trouvée trop salée; mais je
crois qu'elle n'avait pas faim, car sa petite sœur ne s'en est
pas plainte. Laissez-moi la goûter. Elle n'est pas mau-
vaise ; c'est une idée : il faut qu'elle la mange. — Youlez-
vous demander à la cuisinière si elle a des œufs frais ? Oui,
Madame, elle en a acheté ce matin. Eh bien, vous pouvez
lui dire d'en faire bouillir une demi-douzaine. — Fermez la
porte. Monsieur n'a pas de couteau. Servez-nous d'abord le
jambon; vous nous donnerez le café après. — Nous allons
partir, Jacques ; il faut mettre le cheval à la voiture. Où
est mon fouet ? Quelle place préférez-vous ? J'aime mieux
être dans le fond, on ne sent pas tant le vent. Marguerite,
dépêchez-vous d'allumer le feu, il est onze heures et demie;
la viande ne sera pas cuite à dîner. Avez-vous fini d'écos-
ser les pois? Il faut éplucher la salade maintenant. — Le
dîner est-il prêt? Monsieur, on met le couvert. Il me
sem^ble qu'il est un peu tard. La soupe est servie. Otez
<:ela, et apportez le gigot de mouton, avec les choux-fleurs
et les haricots. Yous avez oublié de mettre la salière et le



KEY TO CONVERSATIOIf. 67

moutardier. Je vais assaisonner la salade et vous la tour-
nerez. Donnez-moi l'Huilier. Il n'y a plus de vinaigre
dans la burette. M. Jules, voulez-vous me faire le plaisir
de me passer la fourchette qui est près de vous ? Je vous
remercie. Mademoiselle, vous offrirai-je à boire ? Je
vous remercie bien, Monsieur, je viens de boire tout à
l'heure. Voulez-vous, Monsieur, me faire le plaisir de
découper cette volaille ? Volontiers. Pendant ce temps-
là, je servirai des épinards à ces dames. Pas pour moi,
Monsieur; bien des remerciements. Vous allez manger du
poulet? Voulez-vous une aile ou une cuisse? Aimez-vous
le cresson ? George, donnez une assiette à Madame, et
coupez-nous du pain. — Vous pouvez desservir à présent.
Que vous êtes gauche î — J'ai rencontré M. R. en soirée
avant hier. Sa femme doit avoir cinquante ans. Elle n'a
pas l'air si vieux ; on ne lui en donnerait pas plus de
quarante. Ses enfants sont-ils mariés ? Essuyez vos mains.
Je n'ai pas de serviette. Vous devriez mettre un tablier,
ma fille ; vous salirez votre robe. — Qu'est-ce que vous
faites là ? vous êtes très occupée. Je fais des confitures.
Comment ! vous ôtez les noyaux ? J'ai fait quelque chose
de plus ennuyeux ; j'ai déjà égrené toutes ces groseilles ce
matin. Quelle patience vous avez! Y a-t-il assez de
charbon dans le fourneau? Combien avez-vous payé vos
cerises ? Dix sous la livre : il y en avait à huit, mais elles
n'étaient pas belles. Mettez-vous du miel dans vos confi-
tures ? N^on, j'y mets du sucre. Combien de temps les
laissez-vous sur le feu ? Environ deux heures. Madame
votre mère n'a plus besoin de s'occuper du ménage. Tout
cela m'amuse, et la fatiguerait ; je ne veux plus qu'elle s'en
mêle.



68 BKGLISH ISTO FEKNCH.



LVI.



Je n'ai pas déjeuné ce matin ; j'ai faim. "Nous sommes
prêts à dîner. Voulez-vous me couper du pain, s'il vous
plaît ? Aimez- vous la croûte ? J'aime la croûte et la
mie aussi. Voulez-vous des légumes ? S'il vous plaît.
Aimez-vous les carottes ? Non ; donnez-moi des navets,
avec un peu de chou, s'il vous plaît. Mangez-vous des
pommes de terre ? Je ne les aime pas beaucoup, mais j'en
mange quand elles sont frites. Voulez-vous avoir la bonté
de me passer le sel ? Le voici. Je vous remercie. Vou-
lez-vous de la moutarde ? Non, merci, je n'en prends
jamais. Je crois que vous avez le poivre près de vous.
Voulez-vous encore du bœuf? Volontiers, il est si bon.
Vous servirai-je autre chose maintenant ? Je ne prendrai
rien de plus, je vous remercie. Ne mangerez-vous pas du
rosbif? J'en prendrai un petit morceau pour vous faire
plaisir. Voulez-vous me passer votre assiette ? Madame,
Vous offrirai-je quelque chose à boire ? Je vous deman-
derai un peu d'eau, s'il vous plaît. Oh je vous demande
pardon. Vos poires sont très belles.

François, mon père est-il levé? Oui, Monsieur, il y a
longtemps. Où est-il? Je crois qu'il est dans le jardin.
Comme vous êtes matinale aujourd'hui, Caroline ! Mais
non, il est près de huit heures. Votre mère est-elle levée ?
Elle dormait encore quand je suis descendue. Il fait très
beau aujourd'hui, papa ; irons-nous à la campagne ? Je
veux bien, si votre mère n'a pas de visites à faire. Ah ! la
voilà! Bonjour, chère maman. Bonjour, mes chers enfants.
Quelle charmante journée ! si nous allions à la campagne ?
Oh oui, maman, nous en parlions. Tiens! voilà Victoire,
Bonjour, ma tante. Comment se porte-t-on chez vous?
Tout le monde se porte bien, et je viens vous chercher
tous. Quel bonheur! Voulez-vous déjeûner avec nous?
et puis nous partirons. Je vais voir si le déjeûner est prêt.



KEY TO CONVERSATION". 69

Caroline! Maman? Attendez un moment; dites à SopMe
de faire du chocolat pour votre tante. Oui, maman. —
Qu'avez-vous à la main ? Je me suis brûlée hier en versant
du lait dans mon café. — François, allez dire au cochet
d'atteler les chevaux. — Alphonse, nous vous attendons. Je
saigne du nez. Vous êtes-vous cogné la tête ? I^on, c'est
la chaleur. Voulez-vous de l'eau froide? Je ne veux
pas arrêter le sang. Prenez garde de tacher votre gilet. —
Quel est le clocher qu'on voit là-bas? Où? N^e le voyez-vous
pas entre ces deux grands peupliers ? — Allons à l'ombre.
Asseyons-nous sur le gazon. 'Ne vous asseyez pas là, il y a
une fourmilière. Voilà le soleil qui se couche. Quelle
quantité de moucherons !

" LVII.

Quel âge a votre frère? Il aura bientôt dix-huit ans.
Quel est l'aîné de vous deux? Lui; je n'ai que seize ans
et demi. Vous êtes le plus grand, cependant. Mon frère
n'est pas grand pour son âge. A-t-il fini ses études ? Pas
encore tout à fait. Dans quelle classe est-il ? Il est dans
la seconde. Et vous? Je ne suis que dans la troisième
classe, parce que j'ai recommencé la quatrième, l'année
dernière. Combien êtes-vous dans votre classe ? Quarante,
je crois. Etes-vous quelquefois le premier? Je l'ai été
plusieurs fois depuis le mois de janvier. C'est très bien ;
vous aurez des j^rix à la fin de l'année. Je l'espère. Il faut
continuer à vous appliquer. Oii irez-vous passer vos va-
cances cette année ? Je ne sais pas encore ; j'irai peut-être
à la campagne chez mon oncle. Y avez-vous jamais été ? J'y
ai demeuré pendant deux ans. Y avez-vous des connais-
sances? Oui, quelques-unes. — C'est un très bon garçon.
Est-il marié ? Pas encore ; il fait depuis quelque temps la
cour à une jeune personne qui sera riche. J'espère qu'il
l'épousera. — Voulez-vous me faire un peu de place ?

24



70 ENGLISH INTO ITRENCH.

Yous n'avez pas de chaise. Je prendrai le petit ta*
bouret.

Connaissez-vous M. B. ? Oui, très-bien, nous étions?
camarades d'école. Un dit qu'il va se marier. Qui épouse-
t-il ? La fille d'un négociant de la, l^ouvelle-Orléans. La
connaissez-vous ? Je l'ai vue deux ou trois fois en soirée,
et une fois au bal. Est-elle jolie ? Oui, elle est très jolie,
et très distinguée. A-t-elle de la fortune ? Elle aura cent
mille dollars, et elle a, dit-on, un vieil oncle fort riche dont
elle doit hériter. Quel est son nom ? P. Est-elle parente
de Mme A. P.? C'est sa petite-nièce. Alors elle doit
avoir un frère ; car Mme A. P. nous parlait souvent de son
neveu de la JSTouvelle-Orléans. Il est mort l'année derni-
ère. C'est dommage : s'il en faut croire sa tante, c'était un
beau jeune homme et très rangé. C'est vrai; il venait
d'être nommé capitaine quand il a été tué.

LYTII.

Pourriez-vous me dire où est la poste? Avec plaisir:
vous allez prendre la rue en face de vous ; quand vous
serez au bout, vous tournerez à gauche, et alors vous
prendrez la première rue à droite ; ou vous pouvez traverser
ce magasin, alors vous en serez tout près, et vous n'aurez
qu'à demander, — tout le monde vous l'indiquera. Bien des
remerciements. Yous ne pouvez pas vous tromper, allez
tout droit. — Le j^oële est-il allumé ? Yous faites trop de
feu, M. Alexandre ; regardez, les tuyaux sont tout rouges :
je ne sais pas comment vous pouvez rester ici. — Avez-vous
fini vos lettres ? Pas encore tout à fait. — Plus il a à faire,
moins il en fait, je trouve. — Yous qui êtes connaisseur,
que pensez-vous de ce tableau-là? Il y a un défaut, qui
saute aux yeux.

Alfred, ne faites pas tant de bruit, mon ami, vous réveil-
lerez votre mère, N'allez-vous pas à la pension ce matin ?



KEY TO CONVEESATIOIÎ'. 71

Il n'est que sept heures et quart, papa. Eh bien î vous
n'avez pas trop de temps ; il faut vous préparer. Oh je
suis tout prêt. Savez-vous vos leçons ? Oui, papa ; et
j'ai fini tous mes devoirs. C'est bien, mais tâchez de ne pas
arriver trop tard. — Quel temps fait-il ce matin ? Il y
avait du soleil tout à l'heure, mais le ciel se couvre main-
tenant. Fait-il froid ? I^on, Madame ; il fait très doux
aujourd'hui Monsieur est-il ici ? Oui, Madame, il est dans
son cabinet. C'est bon, nous pourrons déjeûner de bonne
heure. Prendrez-vous du café ou du chocolat ce matin ?
Faites-moi du chocolat, pour changer. — Yous m'avez
donné une tasse sans soucoupe ; à quoi pensez-vous ? —
Votre sœur est ici. Madame. Bonjour, ma petite ; comment
vous portez- vous ce matin ? Je me porte bien, merci ; et
votre mari? Il se porte bien ; il a du monde, voilà pour-
quoi il n'est pas ici. J'ai les lèvres toutes gercées ; je me
suis fait arracher une dent ce matin. — Agathe, en revenant
de conduire la petite fille à la pension, faites-moi le plaisir
de passer chez le coiffeur et de lui dire de venir demain
matin me couper les cheveux. A quelle heure, Madame ?
A neuf heures, s'il peut, parce que je voudrais sortir de
bonne heure. — Avez-vous un passe-lacet ? Oui, Madame.
Youlez-vous me le prêter? Le voici. — On lui a jeté de la
poudre aux yeux ; il est tombé dans le panneau. On lui
fait accroire tout ce qu'on veut. J'ai vu son gendre hier,
chez B. C'est un ancien militaire ; il a servi longtemps.
Voulez-vous lire sa lettre ? Je n'ai pas mes lunettes.
Avez-vous la vue basse ?

iix.

Allons, mes enfants ! mettons-nous à table. Je n'ai pas
de serviette. Et moi, je n'ai pas de fourchette. Sonnez
Julie, Adolphe. Vous n'avez pas mis la serviette de
Virginie sur la table ni de fourchette pour Adolphe. J©



72 ENGLISH INTO FEENCH.

voudrais un couteau. Mon verre n'est pas propre ; je ne
sais pas qui est-ce qui a bu dedans ; allez le rincer s'il vous
plaît. Je n'ai pas d'appétit ce matin. Nous avons des
sardines fraîches. Aimez-vous les huîtres crues ? Je vous
en régalerai demain à déjeûner. — Envoyez George de ma
part chez Mme P., demander des nouvelles de sa fille.
Est-elle malade? Ma sœur m'a dit qu'elle avait une fluxion
de poitrine. C'est une maladie dangereuse, surtout à son
âge. Maman, irons-nous voir ma tante aujourd'hui? Je
ne sais pas si nous pourrons y aller, votre grand' maman
doit venir passer la soirée ; j'aimerais mieux envoyer Julie
prier votre tante de venir avec vos cousines. Oh oui,
chère maman. — Joseph, avez- vous fait du feu dans mon
cabinet ? Pas encore. Monsieur. Allez alors en allumer
tout de suite. — Wj touchez pas maintenant ; il va prendre,
je vais le souffler. Allez finir de brosser mes habits. —
Ma tante, je sais les jours de la semaine maintenant.
Vraiment, mon enfant ! voyons. Lundi, mardi, mercredi,
jeudi, vendredi, samedi, dimanche. C'est bien; et les
mois de l'année? Je vais essayer de les dire: janvier,
février, mars, avrU, mai, juin, juillet, août, septembre

Bien ; continuez. Octobre, novembre, et décembre

C'est cela ; vous n'êtes plus un enfant. Et moi, ma tante,
je sais mes chiffres, et je sais compter jusqu' à cent. Yous
allez voir : un, deux, trois, quatre, cinq, six, sept, huit,
neuf, dix, onze, douze, treize, quatorze, quinze, seize, dix-
sept, dix-huit, dix-neuf, vingt, vingt-et-un, vingt-deux

Yous fatiguez votre tante, mes petits enfants. Non, pas du
tout ; je suis bien contente de voir qu'ils sont si savants.
Je vais leur donner des bonbons. Oh j'ai oublié ma boîte ;
quel malheur ! mais je vous en donnerai la première fois
que je reviendrai. — Je ne peux pas déboucher la bou-
teille ; donnez-moi le tire-bouchon s'il vous plaît. Tenez,
Charles, voilà une prune pour vous; mais prenez bien
garde d'avaler le noyau. — Maman, voulez-vous me donner
des groseilles? Où est votre petite corbeille?



KEY TO CONVERSATION?'. 73

Monsieur, voici une lettre. C'est pour madame. Avez-
vous payé le port ? Le facteur attend ; tenez, demandez-
lui s'il peut vous changer cette pièce-là. Eugénie, voici
une lettre de votre frère. Oh donnez bien vite ! — Avez-
vous sonné. Madame ? Oui, c'est pour du bois. Youlez-
vous du petit bois? Non, je voudrais une bûche pour
mettre dans le fond. C'est cela, mettez-la. Vous faites
fumer, prenez garde. Ramassez ces tisons-là; mettez de
la cendre derrière la bûche maintenant, et quelques char-
bons dessus. Je n'aime pas qu'on le souffle.

LX.

Youlez-vous venir jouer dans la cour, Alice ? Nous
ferions mieux d'aller dans le jardin. La grille est fermée.
Vous devriez aller demander la clef à Pierre. Il ne veut
jamais me la donner quand papa n'est pas ici. — J'ai la
migraine. Y êtes-voiis sujette ? Je ne l'ai pas eue depuis
quelque temps. Vous êtes trop sédentaire. Vous devriez
prendre plus d'exercice. Il fait si froid pour sortir ! Il a
gelé blanc cette nuit ; il y avait de la glace sur les arbres
ce matin. — Vous savez que ce pauvre D. vient de perdre
sa femme ? Vraiment ? Elle est morte la semaine der-
nière d'une fièvre cérébrale. Il se remariera probable-
ment. Il ne trouvera pas facilement une femme aussi bonne
et aussi attachée à ses devoirs.

J'ai passé la soirée avec un de vos amis hier. Ah ! il
est ici ! Il est venu pour voir son frère, qui est au collège,
et qui, en courant l'autre jour, est tombé et s'est donné
une entorse. Et sa sœur, va-t-elle mieux ? Elle est con-
valescente. C'est dommage qu'elle soit marquée de la
petite vérole ; elle a de beaux traits. Sa physionomie est
très animée.

Y a-t-il longtemps que vous êtes à Paris ? Il n'y a que
trois semaines. Vous avez déjà eu le temps de voir beau*

24*



74 ENGLISH INTO FEENCH.

coup de choses. Oh oui, j'ai visité les endroits les plut
jitéressants. Que pensez-vous des édifices publics ? Je lea
trouve la plupart très beaux; on ne se lasse point d'admirer
le Louvre, le Panthéon et la Bourse. Ce que j'aime beau-
coup aussi, c'est le dôme des Invalides et le portail de
Saint-Sulpice. Avez-vous vu Notre-Dame? Oui; l'église
est belle, et remarquable pour sa grandeur ; mais je
n'aime pas les tours. Peut-être est-ce parce que j'ai vu
celles de la cathédrale d'Orléans, dont rien n'égale l'élé-
gante architecture. Mais ce qui ne contribue pas moins
que les édifices à embellir Paris, et à en faire un séjour
charmant, ce sont les boulevarts, les quais, les jardins pub-
lics, le Palais-Royal, ces brillants passages que l'on trouve
de tous côtés, les chefs-d'œuvre que les arts offrent partout
aux yeux ; et plus que tout le reste peut-être, cette gaieté,
qui semble donner la vie et le mouvement à tous les
objets qui vous environnent, et cette politesse que l'on
trouve dans toutes les classes de la société : — si l'on
ajoute à cela les facilités que ceux qui aiment les lettres
et les arts, comme ceux qui ne songent qu'aux plaisirs fri-
voles, y trouvent pour satisfaire leurs goûts divers, on a de
la peine à ne pas appeler cette belle capitale un lieu de
délices. — J'entends les tambours et la musique. C'est
le régiment de la caserne que vous voyez, qui revient de
l'exercice. — Avez-vous été voir la revue, au Champ-de-
Mars, dimanche dernier? Oui. Avez-vous été content
de la manœuvre de la garde nationale ? Très content, je
vous assure : les grenadiers rivalisent avec la ligne. Moi,
je suis allé à Versailles avec ma mère et ma sœur. Est-ce
que les eaux jouaient? îsTon, elles ne jouent que le
premier dimanche du mois.



KEY TO CONVEESATION. 75



LXI.



Madame, voilà une demoiselle qui vous apporte un
chapeau de chez votre marchande de modes. Il fait bien
mauvais temps ce matin, n'est-ce pas ? Oui, Madame, le
vent est très froid, et il fait une boue affreuse dans les
rues. Yoilà votre chapeau. Je trouve la calotte un peu
haute. Madame C. m'avait dit qu'elle j mettrait des
plumes. Madame, la semaine dernière on en portait
encore, mais ce n'est plus la mode. Il est bien large.
Il votis va mieux quand les brides sont nouées. Voici
votre petit mémoii'e. Yous direz à Madame C. que je
passerai chez elle samedi. — Edmond, je vous serais bien
obligé d'ôter votre petit chariot du passage ; vous laissez
traîner vos joujoux de tous les cotés. — Françoise, s'il fait
beau temps à deux heures, vous irez promener les enfants.

Ma sœur, voulez-vous me faire le plaisir de venir faire
des emplettes avec moi après le déjeûner? Que voulez-
vous acheter? Différentes choses, de la toile d'abord,

pour faire des chemises; celles que j'ai comm.encent à
s'user; et puis des cravates, des mouchoirs et des bas.
J'ai aussi besoin de cols. J'irai avec vous acheter toutes
ces choses, à condition que vous me mènerez ensuite faire
une promenade aux Tuileries. J'y consens ; je vous mè-
nerai même au Yaudeville ce soir si vous voulez ; j'ai
deux billets. C'est très agréable ; vous me ferez beaucoup
de plaisir. Etes-vous prête, ma sœur? Me voici. Julie,
vous serrerez ma robe. Oui, Mademoiselle ; ne vous en
inquiétez pas, je rangerai tout. — Où voulez-vous aller?
Où vous voudrez. — Mes enfants, je crains que vous ne
soyez mouillés. Oh que non, maman ; d'ailleurs, s'il pleut,
nous prendrons un fiacre. Ne revenez pas trop tard.
Non, ma chère mère. — Je me suis levé à six heures ce
matin ; il ne faisait pas encore clair. Je me suis habillé
dans l'obscurité. — Allez faire le lit, s'il vous plaît j je



76 ENGLISH INTO FJiEJSUH.

voudrais me coucher. Je n'ai pas dormi cette nuit ; j<»
n'ai fait que tousser. — Où allez-vous, Marie? Je vais
chercher de la farine. Voulez-vous acheter en même
temps une livre de cassonade et un paquet de chandelles ?
Avez-vous fini de tremper le linge? Voici encore des
taches. Elles s'en iront à la longue. Laissez tout cela
tremper dans le baquet jusqu'à demain. Vous aurez beau
temps pour sécher votre linge. — Vous devriez rester à me
tenir compagnie ; je suis toute seule ce soir. Je n'ai pas
apporté d'ouvrage. iN'ous causerons. Si vous êtes libre
demain matin, vous devriez m'accompagner. Le matin, je
vais au bain, je suis abonnée. Y allez-vous tous les jours?
Non, je n'y vais que tous les deux jours.

■ LXII.

Je me suis trouvé dans une triste situation ; je ne savais
plus où. donner de la tête. C'était une question de vie ou
de mort. — J'ai une lettre à vous remettre de la part de
M. C. J'ai fait sa connaissance chez votre oncle. Et son
affaire avec son associé ? Elle n'est pas arrangée. — Pre-
nez garde, il est très rusé. Le jeu n'en vaut pas la
chandelle. — Vous savez que M. D. se retire. J'y perds
mon latin ; ça me passe. Sa femme le mène; c'est une
vraie poule mouillée. On ne doit pas se dédire. Il com-
promet tous ses amis. On l'a très mal traité. Je lui ai dit
qu'il était lâche. Ce mot-là l'a piqué au vif; il a rougi. —
M. D. n'est pas encore arrivé ? M. J. lui a reproché sa con-
duite. Je parie qu'il ne viendra pas. Oh que si, il viendra ;
il me l'a promis positivement. Il se fait tard. Il n'est que
dix heures. — Il était fou de joie d'avoir g^gné son procès.
Il n'entend pas raillerie là-dessus: il a frappé un jeune
homme qui le plaisantait l'autre jour. Il ne faut pas le
provoquer. Il n'a pas beaucoup de patience. Ne me
mettez pas en colère. — Tenez! le voilà déjà en colère ; taisez-



•KÎTY TO CONVEKSATIOX. 77

VOUS. — Je n'aime pas beaucoup cette histoire; dites m'en
une autre. Il y a beaucoup de livres dépareillés sur ce
rayon. Ce sont des livres d'occasion. Voulez-vous remet-
tre ce volume à sa place? — Oii est M. Amédée? Il est
sorti avec un de ses amis. Je vais lui donner une bonne
leçon quand il va rentrer. Quitter la boutique sans dire un
mot, et qui pis est, choisir pour aller se promener un jour
de marché, quand il vient plus de monde qu'à l'ordinaire !
Yous vous emportez tout de suite. — Oh vous voilà de
retour ! Oui. Qu'a dit le patron ? Il est furieux contre
vous. Je n'aime pas son caractère ; il se met en colère
pour rien. Je pouvais à peine m'empêcher de rire ;
j'étais prêt à lui rire au nez. — Nous avons été à la chasse ;
j'ai tué deux cailles et une grive, mais j'ai manqué un beau
lièvre. Yotre ami est-il chasseur ? Je crois bien ; il a une
meute de chiens ; il chasse quelquefois les cerfs et les san-
gliers. A-t-il de bons chiens d'arrêt ? J'aime mieux ses
lévriers et ses bassets. J'ai sauté un fossé de six pieds. Il
fait' beaucoup de vent ce soir. — Est-il rentré? Il est
temps de fermer le magasin ; il est dix heures et demie ;
personne ne viendra maintenant. — Pourriez-vous m'indi-
quer le numéro vingt-neuf? La porte d' à côté.

LXIII.

Quelle heure est-il maintenant ? Il est près de trois
heures. Déjà si tard ! comme le temps passe! Je croyais
qu'il n'était que deux heures. Ces messieurs sont restés
assez longtemps. J'ai une lettre à écrire avant le dîner.
Il faut vous dépêcher. Pouvez-vous me prêter une feuille
de papier, ma sœur ? En voici deux. Je vous remercie ;
je vous les rendrai demain. Avez-vous des plumes ? Je
pense en avoir, mais elles ne sont pas très bonnes. Voulez-
vous un canif pour les tailler ? Oui, s'il vous plaît. Votre
canif ne coupe pas très bien. Non, il a besoin d'être


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