Francis S. (Francis Stanton) Williams.

English into French : a book of practice in French conversation designed to accompany any speaking French grammar online

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78 ENGLISH INTO FEENCH.

repassé. — Avez-vous quelque chose à dire à ma tante ?
Priez-la de dire à Eugénie que j'ai fait toutes ses com'
missions, et que je lui enverrai sa robe, son collier et
ses boucles d'oreilles, avec le chapeau, la semaine prochaine,
par le chemin de fer. — Je ne sais pas si j'ai des pains à
cacheter maintenant. Attendez, voici de la cire à cache-
ter; ça vaudra mieux. Que je suis étourdie! j'ai oublié de
dater ma lettre. Quel jour du mois est-ce aujourd'hui?
Attendez : lundi était le douze, mardi le treize, mercredi
le quatorze, c'est aujourd'hui le quinze. Voulez-vous me
rendre le service de sonner? Tenez, Julie, portez vite
eette lettre à la poste ; j'ai peur qu'il ne soit trop tard. En
revenant, Julie, achetez-moi un écheveau de fil blanc,
et quelques aiguillées de soie verte. — Entrez, s'il vous plaît.
Tiens ! c'est ce drôle de petit Edmond. Vous êtes déjà
revenu de la pension ? Il n'est pas trop tôt, il est cinq heures
passées. Je ne pensais pas qu'il fut si tard. Eh bien,
quand la distribution des prix aura-t-elle lieu ? Ce sera
de samedi en huit ; ainsi dépêchez-vous de vous débar-
rasser de votre rhume. — J'ai perdu mon aiguille. La voilà
par terre. Je vous remercie. — Je suis lasse d'être assise ;
je n'ai pas bougé de là depuis longtemps. Olympe a-t-elle
été une bonne fille ? Elle n'a pas gêné sa cousine ? Oh,
pauvre petite ! elle n'a pas ouvert la bouche une fois de
toute la soirée. Puisqu'elle a été sage, je lui donnerai
demain une boîte de gelée de coings, à son dîner.

Il tombe des gouttes de pluie. Je crois que nous allons
avoir un orage; le ciel est très couvert. Il éclaire déjà.
Il tonne. Voulez-vous fermer la fenêtre ? Oh ! Qu'est-
ce qu'il y a là? Une araignée sur le rideau. Que vous êtes
enfant de crier comme cela pour une araignée ! faites-la
tomber, et écrasez-la. Je n'ose pas. Otez-vous alors. —
Oh comme il pleut! Voici de la grêle. Quel ouragan!
nous avons eu raison de ne pas sortir. — J'ai déchiré
ma robe. Elle n'est qu'un peu décousue ; je vais vous y
faii'e un point j ça ne se verra pas maintenant.



KEY TO CONVERSATION. 79

LXIV,

Tenez, ma chère, voici une invitation pour la semaine
prochaine. Voyons : il faudra y aller. — J'ai embrassé la
mariée ; elle était très gaie ce soir. Annette, la petite a
sommeil, allez la coucher. Voulez-vous serrer la timbale
d'argent ? Savez-vous quelle heure il est ? Il faut mettre
cet argent dans le comptoir. Aie ! je me suis pincé le
doigt. Cette pièce-là n'est pas bonne. Qui vous l'a donnée ?
Courez après lui. Il est trop loin maintenant. Que c'est
fatigant d'être debout toute la journée ! Je voudrais qu'il
fût temps d'aller me coucher. Vous êtes paresseux. — Il
ne faut pas jeter de pierres par-dessus les murs, vous pour-
riez attraper quelqu'un. Il rit sous cape.

Comment vous portez-vous ? je ne m'attendais pas à
avoir le plaisir de vous voir ce matin; je vous croyais
encore à la campagne. Depuis quand êtes-vous revenu?
Je ne fais que d'arriver ; je n'ai pas encore été chez moi.
Avez- vous déjeûné ? Non, pas encore. Eh bien, venez
avec moi; nous déjeûnerons ensemble chez Parker. Très
bien, allons-y. Avez-vous beaucoup chassé cet automne ?
Pas beaucoup, parce que j'étais obligé presque tout le temps
de surveiller les ouvriers. Avez-vous fait des changements
à votre maison de campagne ? l^ous avons fait bâtir une
salle de billard ; ainsi, vous pourrez venir faire une partie
quand vous voudrez. — C'est bon; je viendrai un de ces
jours essayer votre billard. Vous devriez venir lundi pro-
chain ; nous aurons du monde. Je tâcherai. Vous nous
ferez plaisir. Entrons ici, si vous voulez. — Garçon, où
est la carte ? La voici. Monsieur. Donnez-nous un bif-
tec aux pommes de terre, une omelette, et une bouteille
de vin. Garçon ! Voilà, Monsieur. Deux tasses de café
au lait et des petits-pains. Vous prendrez un peu de liqueur
maintenant ? Garçon ! deux petits verres d'anisette. Vou-
'ez-vous des biscuits avec ? Non, pas de biscuits. Combier



80 ENGLISH INTO FRENCH.

avons-nous à payer? Monsieur, vous avez à payer un
dollar vingt-cinq cents pour tout ce que vous avez eu.
Voici deux dollars. — Voulez-vous venir voir la ferme ?
C'est trop loin. Nous n'avons qu'à traverser la route. Le
soleil est brûlant. N'agacez pas le chien ; il est méchant,
et il pourrait vous mordre. — Votre cousin n'est pas ici ?
Il fait ses malles. Il s'en va demain pour tout à fait. Nous
avons été vous voir hier. Je suis fâché de n'avoir pas été
chez moi. — Sa sœur a une très mauvaise santé ; elle est
poitrinaire ; elle prend du lait d'ânesse depuis six semaines.

LXV.

Lucie, allez voir quelle heure il est à la pendule du salon ;
ma montre est arrêtée. Maman, il est deux heures moins
un quart. Déjà! Oui, maman. Alors, je ne sortirai pas
avant le dîner. Donnez-moi les pincettes, que j'arrange le
feu ; j'ai froid. Il neige. Cela rendra le temps plus doux.
Le jardinier a dit ce matin qu'il dégelait. Il ne fait pas
plus chaud pour cela. Avez-vous le soufflet près de vous ?
Le voici. Soufflez un peu le feu, s'il vous plaît. Voilà les
tisons qui roulent. Voulez-vous remettre les pincettes à leur
place, et me donner la pelle, que je relève les cendres?
Balayez un peu le foyer maintenant. Je ne peux pas
trouver le petit balai. N'est-il pas au clou dans le
coin de la cheminée ? Je ne le vois pas. Ah ! le voici
de ce côté. — Voulez-vous, s'il vous plaît, me mettre une
épingle à mon fichu par-derrière ? Votre châle n'est pas
droit; tirez-le un peu de ce côté. Mes bas sont troués,
et mes gants sont décousus ! Si vous voulez me les
donner, je vous les raccommoderai. Oti avez-vous mis
l'écheveau de fil que j'ai dévidé ce matin ? Je ne m'en
suis pas servie ; mais il faut prendre de la soie pour ça. Oh
quelle mauvaise aiguille ! Prenez-en une dans mon étui.
Les vôtres sont trop fines. Je me suis piqué le doigt.



KEY TO CONVEESATIOK. 81

Pourquoi ne mettez- vous pas votre dé ? H est trop grand
pour moi. Voulez-vous le mien? — On m'a dit que vous
aviez envoyé chez moi ce matin. Oui, c'était pour Henri.
Voici M. L. qui vient vous voir. Comment! est-ce que
vous êtes malade ? Oui, Monsieur. Qu'avez-vous ? Avez^
vous de l'appétit? Voyons votre pouls. Il a la fièvre.
Montrez-moi votre langue. -Elle est un peu chargée. Je
vais écrire une ordonnance. Qu'est-ce que c'est que ça ?
Huile de ricin. Y-a-t-il longtemps que vous n'avez vu
Mme S. ? Je l'ai vue hier matin. Son neveu part jeudi.
Lequel? celui qui est dans la marine? Oui; il doit
s'embarquer dans huit jours. J'aimerais beaucoup à voir un
port de mer. H faut aller à Norfolk ; vous y verrez des
vaisseaux de guerre. Aimeriez-vous à aller sur mer ? On
entend trop souvent parler de naufrages. Vous êtes bien
pressé, Docteur. Avez-vous beaucoup de malades ? Oui,
beaucoup. J'en ai un autre dans ce quartier-ci. — Cath-
erine peut veiller cette nuit : elle est très obligeante.

LXVI.

Voulez-vous venir vous promener? Non, je ne suis
pas en train; je ne me sens pas bien. Le bal d'hier vous
a fatiguée. Je n'ai dansé que six quadrilles. Ça ne prouve
rien ; on se fatigue toujours en veillant toute la nuit. Vous
n'avez pas vu mes bijoux ? Non. Si vous ouvrez ce petit
tiroir, vous trouverez la boîte dans laquelle ils sont. Est-
ce votre écrin ? Oh quel beau peigne et quel joli collier!
Comme les perles vont bien avec l'or ! Ce sont des perles
fines. J'admire les grains du collier. Est-ce en corail?
Certainement. Que dites-vous, des boucles-d'oreilles et des
bracelets? Ils sont magnifiques. — Faisons un tour dans le
jardin. Vous n'avez pas encore vu le jet d'eau. Regardez
les serins. Quel est cet oiseau? C'est un merle, je crois.
Qui a soin de tous ces oiseaux? Donnez-leur quel-

25



82 ENGLISH INTO FKENCH.

que chose à manger. Je vais leur jeter une poignée de
chènevis. Tiens ! vous avez des abeilles. I^Te vous
approchez pas des ruches; il y a quelques abeilles de
sorties ; elles pourraient vous piquer. Les chenilles naân-
gent toutes les feuilles. Cueillez une rose. Voilà de très
jolis œillets. Sentez cette giroflée. Elle sent très bon.
Vous avez un perce- oreille sur votre col; ne remuez pas,
que je le fasse tomber. Et vous avez une petite
couturière sur votre fichu. — Le potager est fermé. Savez-
vous ce que c'est que cela? Non. C'est du chanvre.
Vraiment? Oui; nous le donnons à filer à de pauvres
femmes. J'aimerais à voir faire de la toile. Il y a un tisse<
rand près d'ici. — Le temps est très couvert. Il pleut ; nous
pouvons nous mettre à l'abri sous ce berceau. Nous ferions
mieux d'aller chez nous. Entrez, vous vous ferez mouiller.

— J'entends monter quelqu'un. C'est ma sœm- avec son
fils. Nous sommes quatre, nous pouvons jouer au whist.
Voulez-vous approcher la table de ce côté? Je vais donner
les cartes. Mêlez-les bien. Je me suis trompé. A qui la
faute ? Avez- vous d'autres cartes, Marie ? je vais essayer
de faire un tour qu'on m'a montré hier. Ce jeu-ci n'est
pas complet. Il doit l'être, cependant. Voici les quatre
rois, les dames et les valets ; toutes les figures y sont déjà:
voici aussi les as, les cœurs et les caiTcaux. Il manque
seulement un dix de trèfle, avec le huit et le six de pique.

— Oh est ma petite fille? Elle est dans son berceau;
elle dort. Vous lui donnerez une cuillerée de cette
potion tous les quarts d'heure. Que croyez-vous qu'elle a ?
On ne peut rien dire encore ; il faut attendre. Je reviendrai
la voir demain matin. Avez-vous une garde pour cette
nuit?

LXVII.

Annette, avez-vous porté mes souliers chez le cordon-
nier? Non, Monsieur, pas encore. N'oubliez pas de les



KEY TO CONVEESATION. 83

porter ce soir, car j'en aurai besoin pour dimanche.
J'Irai aussitôt que j'aurai fait ma vaisselle. N'oubliez pas
de lui dire de mettre des clous aux talons. Non, Mon-
sieur. — Ma sœur, voulez- vous venir jouer au volant avec
moi dans la cour ? Avez-vous les raquettes ? Je vais les
chercher. Il nous faut un autre volant ; celui-ci ne vaut
plus rien. Attendez; je vais dire à la petite portière
d'aller nous en acheter un. Oui, allez. — Monsieur, voici
Votre volant. Bien ; voici un sou pour votre peine. Je vous
ftemercie, Monsieur. — Comme vous jouez mal ! Tenez ! c'est
assez ; allons nous promener dans le jardin. Encore une
partie, ma sœur ! je jouerai mieux ; vous verrez. Oui, et
jpuis vous manquez le premier coup ! Parce que vous ne
tne l'envoyez pas assez fort. C'est le vent qui repousse le
volant ; ce n'est pas ma faute. J'étais sûr que vous l'enver-
riez sur ce mur. Je vais l'avoir avec l'échelle. — Ah !
voici ma tante avec Emile et ses sœurs ; courons à leur
rencontre. Bonjour, ma tante. Bonjour, ma nièce ; votre
mère y est-elle ? Oui, ma tante, elle est en haut. — Nous
avons dîné hier chez Mme D. Nous avons mangé une
dinde farcie délicieuse. Il y avait un dessert superbe. On
n'est sorti de table qu'à près de neuf heures. Sa sœur
vient d'arriver d'Italie. Elle est enchantée de la patrie du
Tasse. — J'apprends la musique maintenant. Ah! — J'ai
commencé ce matin. Je sais déjà la gamme : do, ré, mi,
fa, sol, la, si, do. Cela n'est pas beaucoup, mais c'est
toujours quelque chose. — Vous avez l'air de souffrir. Le
sang me porte à la tête. Vous devriez mettre des sang-
sues. On m'a saigné la semaine dernière. Vous travaill-
iez trop ; il faut prendre soin de votre santé. C'est très
difficile avec tant d'occupations.

Comment ! pas encore habillé l et il est midi. Je n'étais
pas'bien ce matin ; je me suis levé tard; je serai bientôt
prêt. Dépêchez-vous. Je n'ai que ma cravate à mettre.
Si quelqu'un vient, je serai à la maison à quatre heures.



84 ENGLISH INTO rKENCH.

- — Youlez-vons jouer aux dominos? Faisons plutôt une
partie de billard, si vous voulez jouer. Je veux bien.
Garçon, où sont les billes? ÎTe sont-elles pas dans les
blouses? Je n'en trouve qu'une. Les autres sont de ce
côté-ci. Ces queues-là sont un peu lourdes. En voici de
plus légères. Celle-ci est trop courte pour moi. Prenez
en une autre, ou jouez avec le gros bout. Attendez ; je
vais me servir de la masse pour ce coup. Combien aviez-
vous de points? Dix-sept, je crois. Oui; ça vous fait
maintenant vingt-et-un. Vingt-et-un à vingt-quatre.
L'a-t-on marqué? Otez-vous; je vais faire un caram-
bolage. Yous allez manquer la bille plutôt, et vous
mettre dans la blouse. Xe vous l'avais-je pas bien dit?
Que je suis maladroit ! Sans ce raccroc, la partie était
à vous. Voulez-vous votre revanche ? Non, il est trop
tard; il faut nous en aller. — C'est un fameux étourdi. Le
gaillard n'est pas sot.

LXYIIL

Voulez-vous venir avec moi faire une visite â Mme
Davis ce matin ? Je n'ai pas le temps ; il faut que j'aille
au chantier; nous manquons de bois. — Je vais dîner à la
campagne aujourd'hui. Voulez-vous mettre le cheval à
la voiture, que je parte? Je n'ai pas le harnais. Eh bien,
mettez la selle, et donnez-moi mes éperons. — Vous êtes en
retard ; vous n'alliez qu'au trot? Je vous demande pardon,
r^ suis venu au galop. A quelle heure êtes-vous parti?
u^omment se porte le petit D. maintenant ? On lui a mis
.^ vésicatoire au bras ; il est beaucoup mieux. Sa mère
. • . gâte ; elle lui permet tout. Je suis étonné que Mme D.
doit si faible. Sa sœur ne lui ressemble pas à cet égard ;
elle élève bien ses enfants. Les voici qui viennent enfin !
Comme vous venez tard ! .

A quoi passez-vous votre temps à la campagne ? Cela
^4pend ; quand nous n'avons pas de visites, je lis ou je m*



KEY TO CONVERSATION. 85

promène ; je m'amuse quelquefois à jardiner ; mais quand
quelqu'un vient nous voir, alors nous jouons. Avez-vous
un billard ? Certainement. Nous avons aussi d'autres
jeux, — les quilles, les dames, les cartes, les échecs, et même
les dominos, pour nous amuser à la maison, quand le temps
n'est pas assez beau pour rester dans le jardin : ainsi vous
voyez que nous avons tout ce qui est nécessaire pour passer
le temps agréablement. 11 nous manque seulement des
joueurs quelquefois. Je viendrai vous surprendre un de
ces jours. Vous me ferez grand plaisir; le plus tôt sera
le mieux. — Vous êtes bien pressé ; vous devriez nous faire
le plaisir de rester toute la soirée. Je ne peux pas avoir
ce plaisir-là aujourd'hui ; un de mes commis est malade,
de sorte qu'il faut que j'aille chez moi. Allons ! puisque
vous avez des affaires, je n'insisterai pas. Je ne puis pas,
vraiment. — Madame B. va venir dîner avec nous demain :
je ne sais que lui donner.

Ne restez pas si près du feu, mon enfant ; ce n'est pas
sain. Maman, j'ai si froid. Il ne fait pas froid ici cepen-
dant. Je ne me sens pas bien ; j'ai eu le frisson toute la
journée. Yous êtes malade alors ? pourquoi ne me l'avez-
vous pas dit plus tôt,ma fille ? Pour ne pas vous inquiéter,
ma chère mère. Avez-vous la fièvre ? laissez-moi vo"S
tâter le pouls. Il est un peu vif. Il faut aller vous coucher
de bonne heure. Que voulez-vous pour souper? Je ne
mangerai rien, maman, je vous remercie; je n'ai pas faim du
tout. Alors, je pense que vous feriez mieux de vou?
coucher maintenant. J'irai alors. Eh bien, allez. Bonsoir
ma chère ; tâchez de bien dormir. J'espère que vous serez
mieux demain matin.

LXIX.

Il fait un brouillard affreux ce soir. Adèle est malade,
mon ami. Vous plaisantez ! Non, elle a beaucoup de

25*



86 ENGLISH INTO FRENCH.

fièvre. Est-elle au lit? Oui; je lui ai dit qu'elle ferait
bien de se coucher, car elle se plais:nait d'avoir mal à la
tête et le frisson. Il faut que j'aille la voir. Prenez garde
de la réveiller, si elle dort. Elle a la figure brûlante ; je
crains que ce ne soit la rougeole. J'enveiTai chercher M.
L. demain matin si elle n'est pas mieux. François, voulez-
vous plier mon manteau et aller me chercher une lumière ?
— J'ai passé près de là l'autre jour. La maison est à louer;
il y a un écriteau. — Monsieur, il n'y a pas de feu dans
votre cabinet ; faut-il que j'en allume ? Non, ce n'est pas
la peine ; je n'y resterai pas longtemps. — Monsieur, voici le
mémoire du boulanger. Le boucher ne vous a-t-il pas
donné le sien ? Youlez-vous assaisonner la salade ? L'huile
est figée. — Justine, où est le couvercle du sucrier ? La
cafetière s'en va ; découvrez-la, et ôtez-la du feu. — Qu'est-
ce que le médecin a ordonné ? Il faut espérer que cela ne
sera rien. — Il m'est arrivé hier une étrange aventure. — Il
ne voulait pas s'en aller; on a été obligé d'envoyer chercher
la garde.

A combien se monte mon mémoire. Madame, s'il vous
plaît ? je m'en vais. Le voici, Monsieur. Ça ne doit pas
être tant. Je vous demande pardon. Monsieur : vous avez
e -• une nuit à cinquante cents, le souper d'hier, et le déjeû-
ner et le dîner d'aujourd'hui, à deux dollars, — cela fait deux
dollars et demi, et puis un demi-boisseau d'avoine qu'on a
donné au cheval. Garçon, vous pouvez seller mon cheval.
Voyez s'il veut boire avant de lui mettre son mors. La
route est bonne, vous arriverez au coucher du soleil.
J'avais une cravache. La voici. Tenez, garçon. — Avez-
vous bien dormi cette nuit? A quelle heure vous êtes-
vous levé ? Quand vous serez prêt, nous partirons. —
Yenez-vous ? Je mets mon habit. — Il faudra que j'achète
une chaîne de montre. — Ecoutons la musique : j'aime
beaucoup cet air. — Nous venons de voir passer la proces-
sion. Le pauvre M. P. est bien infirme. Qu'est-ce qu'il



KEY TO CONVERSATION. 87

a? II a la goutte; il marche avec des béquilles. Son
pauvre père était sourd et aveugle quand il est mort.
Lequel des cinq sens perdriez-vous avec le moins de regret,-^
la vue, l'ouïe, l'odorat, le goût ou le toucher? C'est diffi-
cile à dire. — Vous pouvez servir le dîner maintenant, tout
le monde est ici. J'ai très faim. Et moi aussi.— Oh! je me
suis brûlé la bouche. C'est bien fait ; pourquoi êtes-vous si
gourmande? Yous êtes méchant. Il n'a fait que la
taquiner toute la soirée. Je crois qu'il est amoureux
d'elle. Il lui fait la cour d'ure manière curieuse.

LXX.

On a sonné, Julie. Oui, Madame, j'y vais. Qui est-ce
qui est là? C'est la laitière. Madame. Dites-lui de nous
apporter de meilleur lait. Combien faut-il que j'en prenne
aujourd'hui, Madame? Prenez-en une pinte. L'avez-voua
payée la dernière fois ? IsTon, Madame. Eh bien, il faut
la payer aujourd'hui. Combien lui devons-nous ? Cela
fait trois semaines. Devez-vous quelque chose à la fruiti-
ère aussi? Kon, Madame, je l'ai payée hier. Et chez
l'épicier, devez-vous quelque chose ? Je ne dois que la
livre de chandelles et le pain de savon que j'ai été chercher
hier, avec le café de ce matin. Bien ; dépêchez-vous
d'apprêter le déjeûner, et puis vous pourrez aller au marché.
Que voulez-vous que j'achète aujourd'hui? Nous aurons du
monde à dîner ; nous devrions avoir de la volaille et du
gibier. Vous ne voulez pas de poisson ? Yous pourrez
prendre un morceau de saumon, s'il n'est pas trop cher ; ou
bien un maquereau, mais il doit être bien frais pour être
bon. Le pâté que j'ai commandé chez le pâtissier servira
d'entrée : pour second service, des légumes avec du poisson
frit de chaque côté seront suffisants. Yous garderez les
œufs au lait et la tourte de pommes pour le dernier service.
Il nous faut quelque chose pour le dessert. Madame. Ycus



g8 ENGLISH INTO FRENCH.

achèterez quelques paniers de fraises; il n'y a pas d'antres
fruits maintenant. Nous aurons des compotes, de la crème
et des confitures.

J'espère que vous n'êtes pas fâché contre moi. Vous
plaisantez; je vous suis obligé, au contraire, de me dire
quand je fais des fautes. Je voudrais faire de vous un bon
joueur. Je doute beaucoup que vous réussissiez jamais;
c'est jeter des perles aux pourceaux. Je ne suis pas de
yotre avis. — Connaissez-vous ce petit dandi qui était assis
a côté de Mlle D.? J'ai oublié son nom; je l'ai sur le
bout de la langue, mais je ne peux pas le dire. Il est très
ridicule.

LXXI.

Joséphine, je viens d'inviter M. L. à déjeûner ; qu'avez-
vous à nous donner? Du jambon, des côtelettes de mou-
ton, du fromage et de la crème, avec le café. Il y a en
bas des œufs frais, nous pouvons avoir une omelette. Pour-
riez-vous nous donner des huîtres? Oui, je vais envoyer
Angélique en chercher. Mais, il faut que vous pensiez à
nous avoir du vin bientôt. — Voulez-vous me couper du
pain, Edmond? Comme vous faites des miettes sur la
table ; prenez garde ! Ce couteau ne coupe pas. Il n'y a
pas longtemps qu'il a été repassé ; vous ne le tenez pas
bien. Votre jambon est délicieux. Vous en donnerai-je
une autre tranche ? Vous ne buvez pas. Ce fromage a
bonne mine. Il faut que j'en goûte. Prenez-vous du lait
dans votre café ? Oui, toujours le mathi. Je vais vous
jnontrer mon jardin maintenant si vous voulez. Voici déjà
du lilas en fleur. Vos arbres sont très beaux. Comme tous
les arbres sont avancés ! Voulez-vous une rose ? — Mon-
sieur, les hommes ont fini de scier le bois. Donnez-leur à
chacun un verre de vin. Je vais les payer; voulez-vous m'ex-
cuser une minute ? Avez-vous votre fusil ? PrAtez-le moi
doue, que je m'amuse à tirer. Prenez garde ; il est charge. At*



KEY TO CONYEESATION. ^i

tendez, voilà un moineau là-bas, perché sur un pommier. Ah!
il s'est envolé. Tirez sur cette hirondelle qui passe. — Voici
cinquante sous. Avez- vous assez d'ouvrage maintenant?
Nous avons bien de la peine à gagner notre vie. — Il faut
que je vous demande la permission de m'en aller; j'ai
plusieurs courses à faire. — Messieurs, je viens de lire dans
le journal, " Maison à vendre dans Tremont Street : s'adres-
ser à votre bureau;" voudriez-vous me faire le plaisir de
me dire en quoi cette maison consiste? Oui, Monsieur,
donnez-vous la peine de vous asseoir. C'est une maison
nouvellement construite, composée de trois corps de bâti-
ments à cinq étages, dont l'un donne sur la rue, et les deux
autres sur la cour; à chaque étage il y a une salle à manger,
un salon, deux chambres à coucher, une cuisine et un cabi-
net. Est-elle en pierres ? Oui ; la façade, au moins, est en
granit. Et quel prix voudrait-on la vendre ? On en de-
mande soixante mille gourdes. Ça me paraît bien cher.
Mais non, les loyers rapportent cinq mille dollars par an.
Si vous voulez me donner le numéro, j'irai la voir avec
mon architecte.

IXXII.

Vous parlez anglais, je crois. Mademoiselle ? Bien peu,
Monsieur. C'est par modestie, sans doute, que vous dites
" un peu " ; je suis persuadé que vous le parlez très bien.
Ohnon! je vous assure; il n'y a pas assez longtemps que
je l'apprends. Combien y a-t-il donc ? Trois mois seule-
ment. C'est vraiment très peu de temps ; pour l'anglais
surtout. Le trouvez- vous très difficile ? Oui, à cause de
la prononciation. Le français est plus facile à pronon-
cer ; mais le genre des noms, et les différentes terminai-
sons des adjectifs et des verbes, offi-ent des difficultés
qui n'existent pas dans la langue anglaise, dont la syntaxe
d'ailleurs est plus simple.

Un peu d'amour-propre est nécessaire ; mais il ne faut



90 ENGiilSH INTO FEfiXCH.

pas avoir d'orgueil, car c'est un défaut qui nous rend à la
fois ridicules et désagréables. — Prenez une chaise, et
asseyez-vous. 'Ne faites pas attention à moi, je vous en
prie. Approchez-vous du feu. Thérèse, voulez-vous
arranger un peu le feu ? Pas pour moi. Ce bois-lj
noircit ; on dirait qu'il est mouillé. C'est signe de neio^e
Quelle fumée vous faites ! Laissez la porte ouverte pen-
dant quelques moments. Quoiqu'il soit instruit, il y a
beaucoup de choses dont il n'a pas d'idée. — Il ne s'atten-
dait pas à nous trouver là ; il était tout ébahi. Vous avez
fait bien des changements dans votre maison. Ne les avez-
vous pas encore vus ? IN'on. Cette pièce-ci était votre salle
à manger, je crois? Oui; et comme elle était un peu petite
quand nous avions du monde, j'en ai fait mon cabinet. Il
est très beau; je vous en fais mon compliment. Comment
trouvez-vous ma bibliothèque? Très joliment faite; est-
elle en acajou? Oui. Vous avez de très beaux tableaux.
Il me faut une pendule maintenant, et des vases pour
mettre sur ma cheminée. Vous en trouverez àbonmarché
dans Washington Street. Il faut que je vous montre mon
salon maintenant. Il y avait ici un petit vestibule que


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