H. (Henri) Forneron.

The court of Charles II, 1649-1734, comp. from state papers by H. Forneron; online

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plus de part k tout ce qui vous regarde que je fais.
Que mon absence ne me nuise done non plus aupr^s
de vous, et veuillez, en ce qui d^pendra de vous, de
bonne foi prot^ger mes int^rfits. Vous savez qu'ils
sont si attaches k ceux du due de Richmond que Ton
ne les peut s^parer. Je ne doute point que le souvenir
que vous avez de qui il a Thonneur d'etre fils, ne
vous porte davantage k nous continuer votre amiti^
que je souhaite tr&fort et pour Tun et pour Tautre.
Vous voulez bien que je vous supplie d'avoir un peu
de bontd pour M. Hornby qui est celui qui vous
rendra cette lettre. II est tout k fait dans mes in-
t^rfets et de mes amis. Ce me seroit un grand piaisir



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320 LOUISE DE KEROUALLE.

SI je pouvois autant compter sur vous. II est sOr,
mon cher oncle, que vous ne pouvez jamais ^tre des
amis de qui que ce soit qui soit plus des v6tres, ni
qui vous honorc plus parfaitement que

L., duchesse DE PORTSMOUTH.

II.

TO THE COMTE DE PONTCHARTRAIN.

Letter preserved in the National Archives, G', contr61e g^ntf-
ral des finances, and published in the Musie des Archives^
n^ S97. p. 540. Original autograph document.

Paris, 4 octobre 1692.
L'extresme misere dais abistans et dais paysant k
Tantour d'Aubignie, qui est ma duch^ me fait, Mon-
sieur, avec instence vous conjurer d'avoyr piti& du
malheureux estat oil 11 sont r^duyt, tams par la grande
charge de taille et des ustensille qu'ils ont tous les
ans, que par le malheur qu'ils ont eu d'une grelle qui
les a tous grell^ st'annd lis sont sy accabld et sy
peu annestat de payer qu'ils abandonnent et la ville
et la taire. C'est ce qui fait. Monsieur, que j'ose vous
conjurer par pities d'an avoyr pour eux, et de vouloyr
mander k M. de Ceraucour, intandant de Bourge, de
les vouloir exsanter de jens de guerre st'ann^, et de
vouloyr leur diminuer la taille, estent apsoUumant
une taire ruyn^e, sy vous n'av^s ste bont^s-la pour
moy. Monsieur, ne me la refuss^ pas, estent une
vrais charist^ et la misere y estent au dellas de ce



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LETTERS OF DUCHESS OF PORTSMOUTH, 321

que vous pouvds vous ymaginer. Pardonfe moy
mais fr^quantes inportunist^s, vous m'av^s permis de
center sur vos bontds esssentiellement : ainsy, Mon-
sieur, ge m'adresse ^ vous avec confiance.

L, duchesse DE PORTSMOUTH,

III.

TO CHAMILLART.

Letter preserved in the British Museum, Ms. Add«* 18675, ^ 74*
Original autograph document

De Paris, ce 2 d'avril 1701.
Sachant et connessant, Monsieur, lais anbarras
d'afaire que vous avez, je n*6 oss6 tous se tems cy
vous trop presser et vous conjurer de vouloyr pancer
d moy comme vous m'av^ fait la grasse de me le
promestre. O nom de Dieu, Monsieur, ay^s asste de
bont^ pour moy et de piti^ pour ma triste sirconstance
pour vouloyr m'accorder le payeumant dais quinsse
mille franc que vous m'av& dist que le Roy ordonest
que je touchasse ^ pressant, et acord^s moy Texpd-
dission de mon arrest pour le surplus ; que je me flate,
Monsieur, que vous ne me fer^s le tord de nlettre cy
bas mais interais que M. Pelltier les a r^duyts ; que
je vous aye done la sansible obligassion, Monsieur,
que je ne perde poinst moyti^ par moyti^, de con-
siddrer qu'estens sur les estats que je ser6 ancore bien
du tems sans toucher mon arjent. Ainsi, Monsieur,
ayds Tumanist^ d'antrer dans mon malheureux estat

Y



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322 LOUISE DE KEROUALLE.

et que la liquidassion que vous voull& bien avoyr la

bont^ de faire soyt en ma faveur et la plus avanta-

geusse qu'il vous sera possible ; car de vostre bonti

an sesy despand tous le bonneur et Tarengemant de

mais afaire ; je charge mon homme d'afaire d'avoyr

rhonneur de vous presenter sette lestre. Vous ores

la bont^ de luy ordonner lais pas que vous trever^s

bien que je fasse auprais de vous pour la terminesson

de sette afaire ycy ; donnas luy done, s'll vous plest,

vos ordres avec autems de bont^ que vous m'avds

permis d'esp^rer que vous ori^s pour moy. J'osse

vous an conjurer trfes-instammant, Monsieur, et de

vouloyr bien croyre que vous n'an pouvfe avoyr pour

personne qui estoyt plus vesristablement sansible ny

qui vous estimme et honnore cy parfaitement que

moy.

L., duchesse DE PORSTMOUT.

IV.

TO CHAMILLARD.
National Archives, G.y 7. Original autograph document >

De Paris, ce 5 daoust 1702.

Permestez moy. Monsieur, dosser ancore vous de-

mander une grasse qui est seullement de me vouloir

faire mestre sur la feuille de distribution ; vous nan

pesrez pa plus tot sy vous ne le vouUez, mais si vous

* This letter, and the eleven following, were discovered by
M. A. de Boislisle.



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LETTERS OF DUCHESS OF PORTSMOUTH. 323

rac vouUez bien faire ce plesir la je treve le moien
de macosmoder avec mais jens dafaire, sy vous me
donnez ceste marque de bont6. Ne me la reffus6
pas, Monsieur, je vous an conjure, car par 1^ vous me
donerez le moien de sortir davec dais arabe qui me
tiranisse de toute maniere. Soufr6 done, Monsieur,
que je vous conjure de me donner ce secours et de
vouloir bien vous donner la penne de me faire savoir
sy vous orez ceste bont6 pour myy. Je natems que
sella pour partir disy et finir et sortir absollument
dafaire, sy je suis ass6 heureuse pour que vous veillez
bien me donner ce secours que je vous demande
instamment avec la justisse. Monsieur, de me croyre
la personne do monde qui vous estime, ayme et
honore le plus parfaistement

L., duchesse DE PORTSMOUTH.



TO DESMARET&

Letter preserved in the National Archives, G., 7, 543. Original
autograph docuir«mt.

De Paris, ce 20 mars 1702$.

Ne pouvant avoyr Thonneur de vous voir, Mon-
sieur, par le grand abattement qui me reste d'une
violente fiesvre et une etresipelle que jd eu dans la
taite et sur tout le visage, je prant la liberty de vous



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324 LOUISE DE KEROUALLE.

escrire sais ligrtes pour vous suplier devouloir bien
vous resouvenir de la promesse que vous avez eu la
bontd de me faire auprfes de M. NicoUe, qui anagist
le plus mal du monde avec moy car, depuis castre
moy, je nfi pas pus parvenir a tirer un soult de luy
pour ma subsistance. II a ma belle tapisserie dont
il se sert et qu'il* gaste toute, et je me treve pis que je
nettais avec Th^vening, car au moins me payfes til
r^guUi^srement tout lay moy; mais tapisserie ne
servoient poingt et estet fort soigneusement conservd ;
je ne luy donn^ que huit pour cent, jendonne dix 4
icelluy cy, il touche mon revenu et il ne me payen
poingt et me lesse manquer de tout ; enfin s'yl ne luy
parest pas que vous macordyd une forte protection, je
n'en vienderd jamais about. Ne me la refussd pas,
Monsieur, je vous ansupli, et donnez-vous la penne de
luy parller comme luy marquant voullant estre ob^ys.
Josse esp^rer cet feantiel servisse de vous. Monsieur,
et que vous serez persuade que personne dans le
monde ne vous peut estimer et honorer sy parfaite-
ment que moy.

L., duchesse DE PORTSMOUTH.

Je prie Monsieut de de ce doner la

penne de vous rendre cette lettre, et de vous dire ce
dont je 16 charge ; soutenez-moi, je vous ansuplie.



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LETTERS OF DUCHESS OF PORTSMOUTH, 32$



VI.

TO DESMARETS.

Letter preserved in the National Archives, G., 7, 543. Original
autograph signed document.*

De Paris, ce 12 avril 1708.
Ma sant6 ne me permettant pas encore d'aller 4
Versailles, Monsieur, je vous envoy le sieur Pinson
pour vous porter un m^moyre ; il vous expHquera, sy
vous vouUez bien macorder le pl^sir de luy doner un
mosmant dodyance, la cons^quance que ce mest de
macorder la grasse que je vous demande ; j6 lieux de
me flater de vos bontfe et desperer de vous tous lais
secours qui sont a vostre pouvoyr; selluy cy est
antiesremant, acord&lle moy done. Monsieur, je vous
an conjure, la pronte exp^dission mest importente, et
vous le connesterez parce quil aura Thonneur de vous
dire. Josse esp^rer que vous macorderez cette
marque de Tinterait que vous me foite Thonneur de
prendre an moy comme ^ la personne du monde qui
sertennemant vous honore, ayme et estime le plus
parfaitement.

L., duchesse de Portsmouth.



* Some of the letters of Louise de Keroualle in the National
Archives are unsigned.



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326 LOUISE DE KEROUALLE.



VIL

TO DESMARETS.

Letter preserved in the National Archives, G^ 543, Original
document with the note, " Par le sieur de Lonchant."

De Paris, ce 9 juillet 1708.
Com me vous m'avez permis de center sur vos
bont^s, Monsieur, josse prandre la liberty de les
inplorer non an chosse qui vous peirvent estre a
charge, car sait ce que j6 vister^ toujours, mais comme
vous mavez fait Thonneur de me dire dans le cos-
mancement que vous avez est6 controlieur g^ndral ^,
que vous ne trouvesriez pas movais que je vous
pr^santasse autems dafaire que on man donnerest qui
parussent r^sonnable, je mosse flater que vous avez
assd de bont^s pour moy pour aymer autems et
j'espfere mieux me faire du bien de cette maniere ci
des personnes indisftrente ; vous connaiss^ mais
besoings et le malheureux estat ou je suis et de quelle
cons^quance me peut estre un secour comme selluy
sy qui ne fait tort a personne et qui notte rien dais
cofTre du Roy; ne me reffusd done poingt vostre
protection. Vous m'aviez paru sy rempli de bontd,
d'amiti^ et de bonne vollontd pour moy devent destre

1 Desmarets only became contrdleur gdndral in the month of
Febn»ary this year.



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LETTERS OF DUCHESS OF PORTSMOUTH. 327

dans le poste ou vous este, que josse me promestre,
Monsieur, que dans dais chosse comme celle-cy vous
me voudrez bien proqurer tous lais secour k ma
mdvesse situassion qui despenderont de vous. Vous
voullez done bien me permettre de vous faire souvenir
par ce m^moyre, que je joingt k ma lettre, des deux
aflfaires que jus Thonneur de vous presenter la surveille
de vostre despart. La personne qui a Thonneur de
vous pr&anter ma lettre est le sieur de Longchant
qui me les a donn^ et qui est un homme fort indus-
trieux dans sait chosse la ; anfin, Monsieur, josse
esp^rer que je trevesr^ an vous dans dais chose qui ne
vous seront pas plus anbarrassante ny plus disficille
que selle sy, une vraie protection et un veristable et
essantielle ami, et que vous me ferd la justisse destre
fortement persuade que personne ne vous ayme, ne
vous estime et honore sy parfaitement que je le fais
v^ritablement.

L^ duchesse DE PORTSMOUTH.

Permettez-moi de vous suplier de vous souvenir de
me faire mestre sur I'estat de distribussion pour ma
pansion eschue depuis le commancement de juin.



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328 LOUISE DE KEROUALLE.



VIIL

TO DESMARETS.

Letter preserved in the National Archives, G, 7, 543. Original
autograph document

De Paris, ce 18 juillet 1708.
J'osse esp^rer, Monsieur, que la grasse que vous
avez bien voullu accorder k monsieur le marquis de
Thoye anparllant au sieur Volland pour luy, ne seras
pas retraite par vous comme monsieur U marquis de
Vallance ce lepromest et quil la fait entandre au sieur
Vollant an luy demandant six ou sept jour pour an-
ployer sait sollicitassion auprais de vous. Je me flatte.
Monsieur, quelle noront nulle lieux et que vous orez
la bpnt^ de nous continuer vostre protection, monsieur
de Thoye ayant toute lais suret^s 4 donner au sieur
Volland. Ne me refusez done poingt ceste marque
de bont^ et de consideration que josse vous dire.
Monsieur, que je m^riste pas lais santimants d'amitids
et destime que j^ pour vous comme pour un des plus
honneste homme du monde et qui a le plus de m^rite
et que j'onnore le plus parfaitement.

L., duchesse DE Portsmouth.

Permettez-moy ancore, Monsieur, d'osser vous
suplier de vous voulloyr souvenir de moy pour ma
pansion qui est eschue depuis le cosmancement du
moy passe.



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LETTERS OF DUCHESS OF PORTSMOUTH. 329
IX.

TO DESMARETS.
National Archives, G, 7, 543. Original autograph document

De Paris, ce 8 daoust 1708.
La maniesre obligente avec laquelle vous me fiste
la gras$e, Monsieur, dantrer dans mes interais quant
jus I'honneur de vous parller de ceste grande afaire
des billiey de monoye manhardy de vous importuner
de sais Hgne-sy, pour vous repr^senter quelle doyt
parestre a un homme aussy escl^r^ que vous, sy
aventajeuse pour le servisse du Roy quelle m^riste
que vous y donniez toute vostre atantion, afin de la
conclure insesemmant et que ceux qui Tentreprennent
puisse travailler k s'arenger 1^ dessu. Ainsy j'esp^re,
Monsieur, que vous leur manderez insesamment de
vous aller trever a Fonteneblaux. Monsieur Nicollas
man a entretenue k fond et dans mon peux de juge-
ment, je treve qui la possede sy bien que rien ne
peut manquer de leur part a Tex^qution. II m'a
paru quil a fait de sdrieuse rdflecsion sur tous lais
^v^nemens et quil ne craing auqun inconvenient pour
vous ny pour eux. Je ne voye an luy qu'un trfes
grand selle pour vostre service et une franchise qui
lobligerest d'abandonner lafaire, syl nestet persuade
que vous y orez de grands aventages et baucoup



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330 LOUISE DE KEROUALLE,

donneur dedans et dehor du royaume, at cy je nestais
pas persuade je ne prandrais pas, Monsieur, cette
libertd Sertennement personne ne s'lnteressant plus
vivement anvous que moy, sait ce qui me poite k
vous marquer quil faudra que vous mandiez monsieur
Nicolla et un associ^ et puis retenir Nicolla tout seul
pour vous instruyre a fon et vous mestre en estat
toute lafaire pour la conclure ; ]t de nouvaux de luy
sa parole quil fera pour moy tout au monde ce que
vous voudrez. Mais ne croyez pas s'il vous plest.
Monsieur, que sy je nanvissajest pas la chose glo-
rieusse et utille pour vous, que I'interais que il peux
avoyr me fit vous representee la chose sy vivement,
ne trevez done poingt movais, Monsieur, la liberty
que je prand et soyez persuadd de mon atachement
et de ma saingsere amiti^ pour vous, personne ne
pouvant vous consid^rer avec une plus parfaite estime
et vous honorer plus infisnisment que je le fais.

L., duchesse DE PORTSMOUTH.

Trevez bon que je vous supli aussy de vous resou*
venir de ma pansion et d'ordonner que je soye payd.



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LETTERS OF DUCHESS OF PORTSMOUTH. 331
X.

TO DESMARETS.

National Archives, G, 7, 543. Original autograph document

De Paris, ce 14 aoust 1708.
Je resoy, Monsieur, dans le mosmant la lettre que
vous m'avez fait Thonneur de mescrire; je charge mon-
sieur NiscoUa davoyr Ihonneur de vous rendre selle
ycy, qui san retourne a Fontenneblaux pour attendre
vos hordre contems et croyant estre sixt et an estat de
lever toute lais difiicult^s que vous pouvez trevez dans
stafaire, sy vous vouUez bien luy faire la grasse de luy
an parler. Ne refusez pas je vous pris la liberty que
j'osse prandre dantrer dans stafaire comme prdsumant
de vous exsiter et persuader contre vostre propre
jugement et vos grandes lumi^res ny maime par un
esprit davisdist^ et d'interais desr&onnable, car je ne
la souette quantems quelle vous pouras estre agr^able
et utille. An ce cas \k jeanresantird un sansible plaisir
puisque vous pourez estre mon bien faiteur sans qu'il
vous an coute rien dauqune mani^re que quelque
paroUe. Ainsy quant josse vous suplier de vouUoir
aprofondir la chosse avec le sieur Nicollas, se nest que
pour que vous an ayez un parfait esclercissement et
lesprit satisfait l^dessus pour vous desterminer comme
vous le jugerez le plus apropos. II serest rest^ pour
atamdre vos hordres et vostre tems sans quil avest



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332 LOUISE DE KEROUALLE.

ysy eune a faire de consdquance, Aujourdhuy je
vous suis infiniment oblig^, Monsieur, de la bont6 que
vous me faite esp^rer que vous hordonnerez le paye-
ment de ma pansion ; soyez persuade, je vous supliep
de mon parfait atachement pour vous et que personne
ne se peut int^resser avec plus d'amiti^ k tousse qui
vous regarde, ny vous estimer et honnorer plus par-
fakement que moy.

L., duchesse DE PORTSMOUTH.



XI.

TO DESMARETS.

National Archives, G, 7, 543. Original autograph document.

De Paris, ce 16 octobre 1708.
Je viens d'aprandre, Monsieur, que quelque hun de
messieurs les intendant de fisnance avest antrepris
doptenir de vous pour un ostre compaigny que celle
de monsieur VoUant et sais assossi^s dont vous tre-
vesrez les noms sy joings, lafaire de latribustion de la
noblesse. Josse esp^rer, Monsieur, que vous n'avez
pas oublier que je vous la proposs^ sainc ou six jours
aprais que vous fuste nom6 controlleur g^n^ral et que
vous me fiste Thonneur de m'assurer que vous ne la
feriez que pour moi et vous la renvoyatte k monsieur
Couturier que vous an avez charg^ pour vous an faire
souvenir. Sait un bien que vous me ferez, Monsieur,



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LETTERS OF DUCHESS OF PORTSMOUTH. 333

et dont je mosse flater que vous aymerez mieux que je
profitte que quelques amis de messieurs lais intendant
de fisnance. Comme vous mavez fait la grasse de me
donner vostre paroUe, je suis persuade que vous orez
la bont^ de me la tenir et de vouUoyr pr^Krer la
compaigny du sieur Vollant k tout offre et de leur
permettre de vous faire leur soumission. Lextresme
craincte, Monsieur, de vous importuner a fait que je
n^ pas oss6 trop souvent vous an parller pour vous an
rafr^chir la m^moyre non plus que de Tafaire de la
banque, mourant toujours de peur de vous estre trop
incosmode ; cependant, Monsieur, se sont dais pl^sir
et dais grasse quil faut que vous fassiez 4 quelquun ;
vous savez la cruelle situation de mais afaire, par sais
deux que j^ eu Thonneur de vous proposer vous me
proqurez un repaux esternel et vous devennez serten-
nemant mon bienfaiteur et hor destat de vous devoyr
4 la venir trop importuner. Accordez moy done,
Monsieur, sais deux grasse ^t ansella une marque de
vos bont^s et de vostre amitid et de vouloyr bien me
faire savoir le terns a peu prais que vous trevesrez a
propos de les fisnir pour que je prenne lais mesure
ndcessaire pour la surett6 de ce que les uns et les
ostres mont ofert tant pour la faire de la banque que
pour selle de la noblesse ; je natems que vostre des-
sision pour manaller 4 ma campaigne, mettent de
cons^quance de ne poingt quiter que je nay eu mais
sOretds pour proficter du bien et de lavantage que
josse esperer que vous voudrez bien me faire et me



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334 LOUISE DE KEROUALLE,

proqurer dont je vous orez une estemelle obligassion,
car, Monsieur, sertennement vous ne ferez jamais de
pl^sir ny de bien k personne qui lais ressante avec
une plus parfaitte reconnessance ny qui vous estime^
ayme vesristablement, Monsieur, et honore plus par-
faitement que moy.

L., duchesse DE PORTSMOUTH.

The following is the list mentioned in tJte letter :

Monseigneur aura la bont6 de se souvenir de la
proposition de Tattribution de noblesse aux commis-
saires ordinaire des guerres, k ceux de la marine,
galleres et artillerie dont Sa Grandeur a charge M.
Le Cousturier pour la travailler avec les proposant
qui sont : RoUand, Lantage, Accault, Caquet, Vollant,
Montmarqu^, Durbec, Vannelle, M^rite, La Bussi^re,
Saint-Leon, Imbert Nicolas, Lacombe, Le Vasseur.



XIL

TO DESMARETS.

National Archives, G, 7, 543. Original autograph document.

De Paris, ce 25 Janvier 1709.

La bonte que vous avez eu, Monsieur, de me pro-

mestre quan fessant Yafaire consemant la noblesse dais

8 cosmissere vous agririez la compaignie que jorais

riionneur de vous prhanter^ dont le sieur Volland est



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LETTERS OF DUCHESS OF PORTSMOUTH. 335

a la taite et qui a est^ travaille par le sieur de la
Combe, me fait esp^rer, Monsieur, que vous voudrez
bien vous an souvenir, ce qui fait que je prand la
liberty de vous inportuner de sais ligne sait que je
me suis lessd dire que monsieur Poultier voullest vous
an parler pour loptenir pour un otre compaigny;
mais jd terns de foy an vous, cas moings que ce ne
soyt pas un oubli, je mosse assd flater de vostre
amitid, pour me persuader que vous voudrez bien
man continuer lais marque et ne rien changer asse
que vous mavez faist Thonneur de me promettre,
Je vous ansuplie tres instamment et vous demande
la justisse. Monsieur, de croyre que personne ne peut
avoyr plus de recosnessence et de sansibillitd de vos
bont^s ny ne vous peut estimer, consid^rer et honorer
plus parfaitement que

L., duchesse DE PORTSMOUTH.

Je vous envoye si joingt, Monsieur, les noms de ce
qui compose la compaigny : Rolland, Lantage, Acco,
Oiseauy Vanelle, Le Vasseur, CaqueL



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336 LOUISE DE KEROUALLE,

XIII.

TO DESMARETS.

National Archives, G, 7, 543. Original autograph letter.

De Paris, ce 24 juillet 1709.
L'estat ou je me treve, Monsieur, me forsse a
prandre la liberty de vous importuner de sais lignes
pour vous demander an grasse tr^s instenmant de
vouloyr bien mordonner le payement de ma pansion.
Si vous trevez la disfisqultd de me faire donner
quelque espesse qui me ferest pour tems fort grand
pl&ir, au moings accordez-moy la marque de pro-
tection et d'amitid de lordonner an billais de monoye.
Ne me refussd pas, Monsieur, je vous suplis, ce
secour essentiel ; je natems que ceste marque de
vostre considdrassion et damiti^ pour partir pour la
province. Josse, Monsieur, me flater que vostre bon
coeur et vostre piti^ pour moy vous portera k ma-
corder mon instente priesre comme i la personne du
monde qui y sera la plus sansible et quy vous ayme,
estime et bonore. Monsieur, plus parfaitement que je
ne le puis exprimer.

L., duchesse DE PORTSMOUTH.

Oser& je espdrer un mot de r^ponse de vous?
Quelle soyt je vous conjure favorable.



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LETTERS OF DUCHESS OF PORTSMOUTH, 337



XIV.
TO DESMARETS.

National Archives, G, 7, 543. Original aytograph document
Noted with these words : A, M. de Vaubourg.

Danbigny, ce 5 octobre 1709.
Je ne sais, Monsieur, sy vous avez la honti de
remarquer par mon sillance la craingte que ji et que
je vous ay toujour marquer de vous estre importune.
Terns que j^ pus, j6 suyvis ansella mon goust et la
veritable consideration que j6 pour vous ; mais an
verist^ Monsieur, je me treve dans un sy rigoureux
estat, que je me treve forc^ d'implorer vostre secours
et vostre amitid. Jestay venue isy contems dy trever
quelque douseur et quelque essance ; mais la mis&re
y est sy afreuse que Ton ne sorest tirer un soult car
Ion a pas seuUement de coy acheter du graing pour
semer, et sy vous navez piti6 de moy, mais taire ne
seront pas ancemanc^, car, sy je ne lais fait pas faire
moy maime, lay fermier sont hors d'estat et cassy
tous k la mandiscit^ ; trevez done bon, Monsieur, que
je vous supli instamment de me donner une marque
de distingtion et de bontd partiquUiesre, an me fessant
hordonner le payeumant de ma pansion, ce seras une
obligassion esternelle que je vous orez, car je suis o
non plus. Ne me refuss^ pas, Monsieur, je vous an
suplie, et laiss6 vous toucher aux besoings d'une amie

^ I

i



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338 LOUISE DE KEROUALLE,

qui vous honore au terns que je fais. Trevez ancore
bon, Monsieur, de resevoyr un plasset de ma part
qun homme k moy ora Thonneur de vous presanter
sur le sujest de mais boys. Ce plaset vous instruyra ;
ayez, syl vous plest, atantion. Que je treve done,
Monsieur, en vous, un essentiel ami dans mes vrais
besoings, josse me le promestre et man flater et que
vous serez bien persuade que personne ne peut estre
avec une plus parfaite estime. Monsieur, vostre tres
umble et tres ob^issante servante que je la suis,

L., duchesse DE Portsmouth.
XV,

TO DESMARETS.
National Archives, G, 7, 543. Original autograph document

Daubig^i, ce 27 novembre, 1709.
J'us rhonneur, il y a deux mois, de vous faire pre-
santer un plasset. Monsieur, par lequel je demandais
qu'il vois plut ordonner que lais vente dais boys de
mon duchd Daubigny fussent remise a Tannde pro-
chenne dans lesp^rance que j'avais quelle serest port^
4 un plus hault pris que stannde, et nayant poingt este
statu^ sur ce plassait. Ion a ex6qustd laroit du con-
seil qui an hordonnait la vente. Lay boys furent
vandus le sainc du present moy pour la somme de
dix-huit cent livres, et mestent par moy maime fait
inform^, Ion ma raport^ qu*ils estet port^ a leur juste



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LETTERS OF DUCHESS OF PORTSMOUTH. 339

valleur terns par raport d leur caslitd c4 leur situas-
sion, estant esloingn^ de neuf lieux dais riviere.
Cependant comme monsieur Thiton grand mestre ma
fait voyr lordre que vous luy avez envoyd le quinsse


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