Illinois State Historical Society. 1n.

Papers in Illinois history and transactions (Volume yr. 1902) online

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que la Coinpagnie y entretienne un grand estat-major. Non seulement pour
contenir les sauvages mais les francois coureurset libertins qui establissent
dans cet endroit hors de desson les yeux des gouverneurs; de plus le fleuve
estant devenir libre par la destruction des natchez, thioux yazous et eorrois
qui avaient resolu de detruire les establissements des francois; de ces quatre
nations qui estoient sur le fleuve il n'en reste pas quarante hommes qui sont
disperses pour esviter de tomber entre les mains des autres nations qui j'ai
mis apres eux.

L'expedition que je viens de faire, monseigneur, prouve a Votre Grandeur
qu'on a en tort de lui insinuer que la guerre contre les Sauvages icy ne se
pouvoit que par d'autres sauvages j'ay pense le contraire depuis que je suis
dans ce pays icy j'ay esprouve depuis seize mois sans rien espargner que les
sauvages sont bons et a s'entre escarmoucher et a lever quelques cheveleures
par cy par la mais incapable de pouvoir forcer ni detruire une nation fortifiee,
javoue que nous suffrirons dans les premieres marches que nous ferons, mais
rien n'est impossible au francois bien conduit il se fait pen a pen aux marches
les plus penibles quand il s'agit de la gloire du Roy? Les officiers et les
soldats qui ont marche avec mon frer et moy n'estoient asseurement pas foits
aux fatigues de ce pais icy, qui ont este le plus rude qu'on ait veu depuis 30
ans, leur zele et leur emulation ne leur a fait faire anciine difference entre
le beau et le mauvais tems quand il s'est agi d'attaquer I'ennemy. Que nous
avons trouve dans un pais jusqu'alors inconnu a tons francois et meme a nos
sauvages alliez dont ancun na pu nons servir de guide. C'est dans cette
scituation si capable d'abatre le courage le plus dur que les officiers ont fait
voir par leur exemple que rien n'estoit impossible aux Francois qui ne
travaillent que pour la gloire du Roy.

On a voulu egalement faire voire a Votre Grandeur que je la trompais
lorsque j'avais I'honneur de luy marquer qu'il y avoit 17 piedes d'eau sur la
barre du fleuve? Je descend avec le vaisseau, la Sonme, pour faire un
proces verbal de I'entree du fleuve et je prend la liberte de dire a Votre
Grandeur qu'il serait tres necessaire au progres de cette colonie que le Roy
envoya tous les ans un vaisseau dans le fleuve tant pour estre asseure de
I'entree que pour rendre compte du succes des differentes cultures et de
I'etat des fortress cette colonie merite I'attentiou de Votre Grandeur le fleuve
est le plus beau port que la France puisse avoir dans le Golfe, il ni avoit que
douze pieds d'eau sur la barre quand je suis venu dans ce pais icy j'y en ai
mis 17 par le seul passage des vaisseau^et naiant jamais en ce qui m'estoit
necessaire pour y travailler de suite; je fais rester deux navires de la com-
pagnie pendant huit jours sur la barre.

Correspondance Generale year 1731.

Vol. XIU

Archives du Ministere des Colonies, Paris.

Copies of Manuscripts in the Ministry of the Colonies, Paris, France,
March 11, 1901, Copied and Translation Made by C. M. Andrist,
FOR J. F. Steward.

[It is believed that these reports were never before translated into English and that they
have never been referred to by historians.]

My Lord — I have the honor of informing Y"our Greatness of the defeat of
the Foxes upon the territory of Louisiana by the Illinois and the nations of
the frontiers of Canada. Our savages complain that those of Canada have
kept too many slaves, that they ought to kill them all, as they have done.
However well things go the savages are never contented. That which I have
been able to learn the most positive from the French, who were on that expe-
dition, is that they killed eleven or twelve hundred Foxes, men as well as



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women and children. This destruction will do an infinite amount of good to
the colony of Louisiana whose progrress was arrested by the continual incur-
sions which they made upon the French as well as upon the Illinois. At
present this country is going to become all the more fertile as it will become
populous and better cultivated. This region must be regarded as one of the
most important of this colony, and it is absolutely necessary that the company
should maintain a great staff, not only to keep the savages in check, but the
roving and libertine French who establish themselves in this section away
from the eyes of the governors; furthermore, the river having become free
by the destruction of the Natchez, Thioux, Yazous and Corrios, who had
resolved to destroy the establishments of the French. Oi: these four nations
who were upon the river there does not remain forty men who have dispersed
in order to avoid falling into the hands of the other nations whom I have sent
after them.

The expedition which I have just made, my lord, proves to your grandeur
that folks were wrong in insinuating that the war against the savages here
could only be carried on by other savages. I have thought the contrary ever
since I have been in this country. I have experienced for 16 months without
sparing anything that the savages are good to skirmish against each other
and to take off a few scalps here and there, but incapable of being able to
force or destroy a fortified nation. I avow that we shall suffer in the first
marches which we make, but nothing is impossible to the Frenchmen well
led. He customs himself, little by little, to the most difficult marches when
it is a question of the glory of the king. The officers and soldiers, who have
marched with my brother and me, were certainly not accustomed to the
fatigues of this country, which have been the most trying that have been
seen for thirty years. Their zeal and their emulation caused them to make
no difference between the good and the bad weather when it was a question
of attacking the enemy whom are found in a country up to that time unknown
to all French and even to our allied savages of which none could serve us as
guides. It was in that situation, so capable of striking down the courage of
the most hardy that the officers showed by their example that nothing was
impossible to the French who only work for the glory of the king.

Folks also wished to show your grandeur that I was deceiving him when I
had the honor to inform him that there were 17 feet of water upon the bar of
the river. I descended with the vessel, the Somme, to have a report made of
the entrance of the river, and I take the liberty to say to your grandeur that
it would be very necessary for the progress of this colony that the king
should send every yeaie a ship into the river, as much to be assured of the
entrance as to take account of the success of the different crops and the state
of the fortresses. This colony merits the attention of your grandeur. The
river is the most beautiful part which France can have in the gulf. There
were only twelve feet of water upon the bar when I came to this country.
I have put in 17 in the only passage of the vessels and never having had what
I needed to work successively at it I have had two ships of the company
remain on the bar for eight days.

Correspondence Generale, year 1731,

Vol. xiir,
Archives des Ministere des Colonies, Paris.

18 December, 1731, Canada.

Defaite des sauvages Renards, Le 6 Aoust, 1730 le Sr. de Villiers comman-
dant h, la Riviere St. Joseph apris par deu'x Maskoutins qui lui furent deputes
par leur nation que les Renards qui s'estoient mis en marche pour se rendre
chez les Iroquois avoient ete poursuivis par les Poutoutamis Maskoutins Ki-
kapous et Illinois et qu' apres avoir essuye deux differentes attaques de la
part de ces nations, ils avoient gague un bosquet de bois ou ils s'estoient
fortifies avec leurs families.

II donue aussitot avis de cette nouvelle au Sr. de noyelles commandant aux
miamis, il detacha en meme temps deux sauvages au commandant du Detroit
pour lui en faire par et le 10 du meme mois il partit lui me no k la tete de 300



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Francois ou sauvagfes allies pour se rendre au lieu ou 6toient les Renards.
II y trouva le Sr. de St. Angje qui y etait deja arrive de la Louisianne avec
100 Francois et 400 sauvages. Le Sr. de Nayelles s'y rendit aussi avec des
nations de son poste, en sorte que la troupe se trouva composee d'environ
1,400 hommes.

Les Renards avoient construit leur fort dans un bouquet de bois situe sur
le bord d'une Riviere dans une vaste prairie. Le Sr. St. Ange s'etait campe
a la gauche de cette riviere et avait fait faire des redoutes pour couper I'eau
aux assieges; mais ce redoutes devinrent inutiles, les Renards ayant trouve
le moyen de pratiquer des chemins souterrains qui communiquoient a la
riviere.

Le Sr. de Villiers se campa a la droite de leur fort pour le battre. II en fit
construire lui meme deux avec ur cavalier* et pour en aprocher de plus pres
et essayer d'y mettre le feu il fit ouvis la tranchee. Les assieges firent
d'abord grand feu sur lui, mais ils chercherent bientot a parlementer, les
nations sauvages qui ne vouloient que faire des esclaves, lui proposerent de
les econter mois il refus a constament; en sorte qui ils tournerent leurs tenta-
tives du cote du Sr. de St. Ange qui fit le meme refus.

Les assieges se trouverent par la reduit a manger leur converturesdepeaux;
malgre cet etat violent ils soutinrent pendant 23 jours; mais le 8, 7 bre il y
eut un orage si furieux et la nuitsi obscure, qu il ne fut pas possible au Sr.
de Villiers d'engager les sauvages a garder les passages; les assieges pro-
fiterent de cet avantage pour sortir de leur fort; mais les cris de leurs enfants
et une femme qui se rendit a la tranchee ayant decouverte leur fuite, on les
poursuivit, on les joignit a la pointe du jour, on donna sur eux avec vigueur,
on les mit enderonte; 200 guerriers furent tues ou brules; 600 femmes on
enfans eurent le meme sort, et cette defaite jointe aux autres partes que cette
nation avoit soufert dans les differentes attaques qui'elle avoit essuye prece-
demment de la part des sauvages allies, la reduite a 30 cabannes avec
quelques vieilles femmes sans enfans errante sans vivres munitions, les Illi-
nois ont encore frape sur elle; t et ne trouvant d'azile nuUe part, elle a pris
le parti d'envoyer deux nouveaux chefs a Mr. le Marquis de Beauharnois
pour lui demander la vie.

Dans les paroles que ces 2 chefs lui ont portesde la port dureste de la nation
ils se sont representes commedes vietimes dignes de la mort et ils lui ont de-
mande grace que pour reparer, par leur soumission les crimes que leur ob-
stination leur a fait commetre. lis lui ont proteste que si dans la suite il se
trouve quelque coupable ils le livreront euxmemes pour estre puni, et pour as-
surance de lieu protestation, ils lui ont demande quelqu'm pour les gouver-
ner, M. le Marquis de Beauharnois, leur a repordu avec fermete, il leur a
fait voir I'indignite de leur conduite, il leur a reproche leur trahisons, et les
tentatives qui ils avoient faites chez les Sonontonaus dans le temps qui'ils lui
demandoient la paix; il leur a dit qu'il voulait d'autres assurances de leur
fidelite que leur protestations et leurs paroles; et il a exige que I'un d' eux
restat aupres de lui, et que I'autre allat chercher 4 des principaux guerriers
de la nation pour lui venu demander pardon I'annee prochaine a Montreal;
sans quoi tout ce reste miserable seroit extermine sans misericorde, cette
condition a este accepte I'un des chefs est parti pour aller faire par a sa na-
tion de la reponse de M. le Mil. de Beauharnois, I'autre est reste aupres de
lui et on attend le printemps prochain le 4 guerriers. Les sauvages parois-
sent cependant voulou en eteindre la race, et M. le Marquis de Beauharnois
les entiendra dans cette disposition si cette nation manque a ce qui'elle lui a
promis.

Cette defaite a repondu la joye ches les nations et [il est venu I'este dernier
a Montreal des sauvages de toutes portes pour en marquer leur satisfaction a
M. le Marquis de Beauharnois et lui renouveler les assurances de leur fideli-



*A little fort erected for protection of advanced positions. J. P. S.

tSuivant une lettre du Sr. de Boisherbert commandant au Detroit du 15 Juillet. 1731. les
Illinois ont tu^ dans cette occasion 3 femmes et fait prisonniers 5 hommes et 9 femmes ou
enfans.



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t^s, et il y a este d'autant plus sensible lui meme que par la resignation de
tous les sauvages il s' est aper^u de I'impression que cette guerrea fait sur
leurs esprits et qui se trouve par ee moyen en ht&t de travailler a retablir
dans les pays d'enhaut la paix qui'cy etait enterrompiie depuis longtemps et
d'y continuer nos etablissements. C'est dans cette veu qu'il a renvoye
cette annee ches les Sioux pour y retablir le poste qu'on avoit este oblig6
d'abandonner, a cause de la proximit6 des Renardset il a renouvell6 pour cet
effet le traits qu'il avoit fait lors du par etablissement de ce poste. *

II ne lui a paru moins important de penser au poste de la Baye que la prox-
imite des Renards avoit aussi fait abandonner, il y a envoye le Sr. de Villiers
au retoar de son expedition pOur le retablir com'me il etoit avant qu'il fut
evocue en cas qu'il trouve les Sakis dans la disposition d'y etablir pareille-
ment leur village.

11 a cru devoir, d'abord pouvoir au retablissement de ces deux postes d'au-
tant plus que I'empeehmens que les Renards aportoient a celui des Scioux ne
subsistant plus, on sera en 6tat d'en tirer tous les avantages qu'on s'etait
propose. D'un autre c6t6 I'enterprise de Sr. de la Veranderie le demandoit,
parce qu'il est absolument necessaire que cette nation soit dans nos interets,
a fin de nous mettre a portee d'estre en commerce avec les assiniboils et les
Cristenaux ches lesquels il f aut posser pour aller k la d6couverte de la mer de
I'Ouest. Les Cristenaux ont en affaire avec les Sautertirs, de la pointe de
Cha-gonamigon et leur ont tue quelques hommes. Mais il compte I'affaire
accomod^e, et il veillera a ce que ces sauvages vivent en paix a I'avenir, les
differens entre ces nations prejudicieroient beaucoup a toutes nos entre-
prises, pour la reussite desquelles, il est besoin de la tranquillity qu'il tacher
d'afermir dans les pays d'en haut.

Canada Correspondence G^nerale 1731, pag., vol. 56, page 336.

M. De Maurepas, Ministre de la Marine. Fonctionnaires divers de la Col-
onie.

DEFEAT OF THE FOX SAVAGES.

Canada, December 18, 1731.

The 6th of August, 1730, Mr. De Villiers, commandant at the St. Joseph river,
learned from two Maskoutins who had been sent to him by their nation that
the Foxes, who had started on the march to go to the Iroquois, had been pur-
sued by the Pottawattamies, Massoutines, Kickapoos, and Illinois, and, that
after having endured twe different attacks on the part of these nations, they
had gained a thicket (of woods) where they had fortified themselves with
their families. He immediately gives advice of this news to Mr. de Noyelles,
3ommandant at the Miamis- He sends at the same time two savages to the
3ommandant of Detroit to notify him of it and the 10th of the same month he
limself departs at the head of 300 French or allied savages to go to the place
ivhere the Foxes were. He found there Mr. de St. Ange who had arrived
:rom Louisiana with 100 French and 400 savages. Mr. de Noyelles also
jomes there with the nations of his post, so that the troop is composed of
ibout 1,400 hundred men. The Foxes had constructed their fort in a bunch
)f woods situated on the side of a river in a vast prairie. Mr. St. Ange had
jamped at the left of that river and had had redoubts constructed in order to
jut off the water from the besieged, but these redoubts became worthless,
he Foxes having found the means of contriving subterranean ways which
iommunicated with the river. Mr. de Villiers camped at the right of their fort
n order to assail it. He also had two of them constructed with a cavalier, (a
:ind of fort to protect advanced positions) and, in order to approach the
ilosest possible to try to set fire to it, he had a trench opened. The besieged
it first opened a great fire upon him, but they sought to parley; the savage
lations who only wished to make slaves, proposed to him to harken to them»



* Ce traite avait est6 fait en 1726, il y en a une copie cy-jointe.

—13 H.



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but he constantly refused; so that they directed their attempts in the direc-
tion of Mr. St. Ange who made them the same refusal. The besieged found
themselves thereby reduced to eat their skin coverings; in spite of this des-
perate condition they held out for 23 days; but the 8th of September there
was such a terrible storm and the night was so dark that it was not possible
for Mr. de Villiers to induce the savages to guard the passages.

The besieged profited of this advantage to leave their fort; but the cries of
their children and a woman who was going to the French having made known
their flight, they are pursued, they are overtaken at the break of day, they
are attacked with vigor, they are put to flight; 200 warriors were killed or
burned; 600 women or children met the same fate, and this defeat joined to
their other losses which that nation had suffered in the different attacks
which it had endured previously from the part of the allied savages reduced
it to 30 cabins with a few old women without children, wandering about
without provisions or supplies. The Illinois attacked them * once more and
finding no refuge anywhere, they decided to send two new chiefs to M. le
Marquis de Beauharnois in order to ask their lives of him.

In the expressions which these two chiefs brought to him from the rest of
the nations, they represented themselves as victims worthy of death, and they
only asked grace in order to repair, by their submission, the crimes which
their obstinacy had caused them to commit. They protested to him that if
in the future any guilty person was found among them they would deliver
him up themselves to be punished; and, for an assurance of their protesta-
tions, they asked him for some one to govern them. M. le Marquis de Beau-
harnois answered them with firmness. He showed them the infamy of their
conduct. He reproached them for their treachery and the attempts which
they had made among the Sonontouans at the time when they were asking
him for peace. He told them that be wished other assurances of their fidel-
ity than their protestations and their words; and he required that one of them
should remain with him and the others should go fetch four of the principal
warriors of the nation to come and beg his pardon the next year at Montreal;
without which all the miserable remainder should be exterminated without
mercy. This condition having been accepted, one of the chiefs departed to
go and inform his nation of the answer of M. le Marquis de Beauharnois.
The other remained with him, and the four warriors are expected the follow-
ing spring. The savages, however, appear to desire to destroy the race, and
M. le Marquis de Beauharnois will keep them in that disposition if that na-
tion fails in what it has promised him. This defeat has spread joy among the
nations, and last summer there came to Montreal savages from all parts to
express their satisfaction to M. le Marquis de Beauharnois and to renew to
him the assurance of their fidelity. He has been all the more aware of it
himself, as by the resignation of all of the savages he perceives the impres-
sion which that war has made upon their minds, and as by that means he
finds himself in a position to work to re-establish in the upper country the
peace which had been interrupted for so long a time, and to continue our es-
tablishment there. It is with that in view that he has sent away this year
among the Sioux to re-establish the post there which had to be abandoned on
account of the proximity of the Foxes, and he renewed, to that end, the treaty
which had been made at the time of the first establishment of that post.t

It seems none the less important to think of the post at the bay, which theji
proximity of the Foxes had also caused to be abandoned. He sent there Mr.
de Villiers, upon his return from his expedition, to re-establish it as it was
before it was evacuated, in case he found the Sacs in the disposition to also
establish their village there.

He believed that he ought to first provide for the re-establishment of these
two posts, the more so as the hinderance which the Foxes had occasioned to
the one among the Sioux no longer existing, they would ba enabled to derive



* Accordine to a letter from Mr. de Boishebert, commandant at Detroit, of July 15, 1731,5,

the Illinois killed on that occasion three women and made prisoners of five men and nine|.i

women and children.

t This treaty had been made in 1726. There is copy attached to th



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all the advantages which they expected. On the other hand, the enterprise
of Mr. de la Veranderie demanded it, because it is absolutely necessary that
that nation should be on our side in order to enable us to be in communica-
tion with the Assiniboils and the Cristenaux, through whose territories it will
be necessary to pass to discover the ocean of the west. The Cristenaux had
an affair with the Sauteurs* of the point of Chagoumigon, and killed a few
men, but he counts the affair as settled, and he will see that the savages live
in peace in the future. The differences among these nations hindered all our
enterprises exceedingly, for the success or which there is need of tranquil-
lity, which he will undertake to make more secure in the upper country.

G^neraler Correspondence Canada, 1731.
Vol. 56, page 336.
M. D. Maurepas, Minister of the Marine,

Divers functionaries of the Colony.

Sauvages Renards,
Mr. le Marq. de Beauharnois,
Du 6 May, 1730.

A marqu6 qu'un party de 200 sauvages surpris 20 cabannes des Renards et
qu'il avois este massacre ou brul6 80 hommes et 300 femmes ou enfans, ne
s'etaient sauv6 que trois hommes. Que depuis cette aventure les grand chef des
Renards avoit est6 trouv6 le commandant Francais k la Riviere St. Joseph
pour demander misericorde et qu'il devoit descendre pour cela a Montreal
aimant mieux courir les risque d'estre tu6 en chemin que dans son village.

Que I'enterprise faite centre eux en 1728 a fait tant d'impression dans Pes
prit des autres nations, qu'elles se maintiendront dans le party des Francais
et continueront la guerre contre les Renards.

Du 25 Juin.

Le Dubisson, commandant a Missilimakinic, luy avoit donne avis quetoutes
les nations des pays d'enhaut estoientssi fort animes contre les Renards, qu'un
corps de sauvageil assez considerable I'avoit prie de semettre a leurtetepour
tomber sur les Renards; qu I'avoit accept^ et qu'il estait party avec 600
Sauvages et 20 Francais.

Du 18, 8bre, 1730.

Mssrs. de Beauharnois et Hocquart marquent que les raisons qui ont engage
le Dubuisson dans cette demarche leur font penser qu'il ne sera pas desa-
prouve d'autant plus que le bien du service et la necessity qu'il y avant d'en
imposer aux nations sUr les discours desavantageux qu'elles tenoient du peu
succes de la campagne de 1728 le demandait.

11 est vray qu'il n'a pas reussy dans cette enterprise quoy qu'il ait apport6
toute I'application et le zele qu'on pouvait attendre mais les Renards estaient
decampez de leur fort avant son arrivee. II les a m^me pour suivy pendant
quelques jours inutilement.

La despense qu'il a faite en cette occasion pourra monter a ce qu'il leur a
marque a 2 ou 3 m. lis en envoyeront I'estat I'annee prochaine. Cependant
a fin qu'aucun autre commandant ne tombe pas dans le meme cas. M. de
Beauharnois a ecrit a tons les commandants des postes de ne point accepter
de pareilles propositionss de la par de sauvages sans recevoir auparavant ses
ordres. II a pareillement deffendu de traitter, ny armes, ny munitions, tant
aux Renards qu' a leurs allies dans le nombre desquels sout particulierment
les Sakis. lis ajoutent que cette derniere tentative da Sr. le Dubuisson ex-
iste denouveau dans I'esprit des nations la defaite entiere des Renards; les
Sioux qui ne s'estoient pas jusqu 'a present declares ont frappe dessus et en
ont tue douze; ainsy il y apparence qu'ils safforbliront de mani6re qu'ils ne
pourront plus se relever et qu'on assuera par ce moyen la tranquillity des
pays d'enhaut sans qu'il soit besoin dorenavant d'autres secours que des
sauvages meme que M. de Beauharnois continuera d'entretenir dans ces dis-
positions jusqu 'a ce que les Renards soient entierement detruits on qu'ils
soient soumis aux conditions prescrittes s' ils demandant la paix.



* The Sauteurs inhabited the resrion around the Saut St. Marie; hence the name.



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