Mary Sullivan.

Court masques of James I: their influence on Shakespeare and the public theatres online

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revenir trouver plutot que de fouffrir qu'il foit diminue" chofe aucune
du rang qui m'appartient. Et de fait, fi vous reconnoiffez que fur
cette declaration, ils nefemettent en devoir de vous donner contente-
ment, vous prendrez conge 1 du Roi de la Grande Bretagne & f es prind-
pauz Miniftres; laiffant feulement votre Secretaire felon qu'il eft
accoutume' d'etre pratique, pour me tenir averti des occurrences qui
concernent le public & le bien de mon fervice en particulier, jufqu'a
ce que j'en aye autrement ordonn£. Mais je fuis d'avis que, prealable-
ment apres la reception de la pr&ente, vous faif fiez doucement fcavoir
que vous avez ce commandement; afin de les intimider & convier d'etre
plus circonf pects a me rendre ce qui me convient, & que j 'ai toujours
attendu de la bonne & fratemelle amitie* dudit Roi. Vous prendrez
done garde qu'il ne fe paffe rien en cette action un deTavantage de ma
dignity. Sur quoi je prie Dieu, Monfieur de la Boderie, qu'il vous ait
en fa fainte garde. Ecrit a Paris le 23 Decembris, 1608. Signe" Henri,
St plus bas De Neufville. " de la Boderie, Ambassades, iv, 123-5.

33
11 mon alarme de ce certain Ballet s'eft beaucoup diminuee depuis
que ma femme a revu la Reine. Elle lui a avoue* que 1'Ambaffadeur
d'Efpagne avoit vivement 6t& la prier de convier lui & ledit Don Fernan-
dez de Girone a le voir; mais qu'elle ne le lui avoit nullement accorded
ains l'avoit du tout renvoye 1 au Roi: ajoutant qu'elle detireroit beaucoup
plutot que ce fut moi qui le viffe; St que fi je Ten faifois prier par le
Comte de Salifbury, mais fans qu'il fcut que cela vmt d'elle, Elle y
feroit tout fon effort. " Boderie to Puifieux, 27 Dec. (O. S. 17) , 1608 in
de la Boderie, Ambassades, iv, 136-7.

34

" Seventy thousand crowns have been sent to Flanders at the disposal
of the Spanish Ambassador here. It is not six months since he received
other hundred and sixty thousand. Almost all this, I am told by those
who are in a position to know after deducting the Ambassador's salary
and expenses will go in large pensions to many of the more prominent
personages of the court including some prominent ministers (compreso
anco qualahe signore prmcipale); a part perhaps will go to Holland. "
Correr to the Doge and Senate, 9 Jan., 1609, Calendar of State Papers
Venetian, xi, No. 404.

35
"Notre Reine doit danfer fon ballet Dimanche mais ce ne doit etre
qu'un effai pour un plus grand & fuperbe qu'elle doit faire dedans ce
CarnavaL II ne fe danfera qu'en deux lieux, premierement a rarfenal,



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214 Court Masques of James I

& apres au Palais de la Reine Marguerite, car on ne danfe plus au Louvre.
On m'a dit que la Reine a fait prier par madame de Sully Madame
L'Ambaffadrice d'Angleterre de voir ledit ballet a rArfenal, 6u Ton
parle de femoudre encore fon rnari & meme l'Ambaffadeur de Venife.
Le Roi s'y trouva. Nous avons opinion que la Reine Marguerite priera
le Nonce, Don Pedro de Toledo, & l'Ambaffadeur de Flandre avec fa
femme, 6u S. N. pourra auf f i bien £e refoudre d'aller, apres qu'elle aura
£te* a 1'arfenal. Ce ne font point leurs Majef tes qui font cette f emonce,
puifqu'aussi bien on ne danfe point dans leur Palais. L'Ambaffadeur
d'Angleterre qui fera accompagne' du Vicomte de Crambourn en aura
le premier la vue en pretence du Roi ; & il faudra que les autres veillent
plus tard pour le voir chez ladite Reine Marguerite. II eft vrai qu'ils
font pries & appelles par une Reine ft que les autres ne le font que par
une autre Reine de moindre quality Je ne fcais pas encore fi tout le
myftere paffera ainf i ; mais J'ai voulu vous en avertir par avance, & vous
en fcaurez la confirmation apres l'effet. " Villeroy to Boderie, 23 Jan.
(O. S. 13), 1609, de la Boderie, Ambassades, iv, 196-7.

"Monsieur,

Ce mot n'eft, apres avoir accufe la reception de votre lettre du 22
du mois paffe que pour vous dormer avis de la bonne part & contente-
ment qu*a eu l'Ambaffadeur d'Angleterre au ballet de notre Reine, qui
fat danfe* Dimanche dernier, auquel il fut convie' par le Roi d'Affifter,
& fa femme par la Reine. lis eurent leurs places & feances derriere les
chaifes de leurs Majeftes. Le Roi, outre cela, favorifa d'une autre
grace particuliere leur pr&ence, qui eft du part del'ordre de la Jarre-
tiere, dont ledit Ambaffadeur fe fen tit tres-honorl. II 6toitfeul Am-
baffadeur en cette compagnie, qui fut la premiere a rArfenal. Le Nonce
les Ambaffadeurs d'Efpagne & de Venife furent au logis de la Reine
Marguerite ou ces deux derniers eurent quelques prifes affez apres, pour
les titres qu'ils f e donnerent, dont le None fut extremetteur & m&liateur.
Celui d'Angleterre fit plufieurs admirations, tant de la gentilleffe du
ballet que de la magnificence d'icelui; & il n'aura manqu^, je m'affure,
a en rendre tres-bon compte a fon mattre; ce qui fe doit danfer par-
dela, ainfi que depuis peu M. Carrew nous a affures de nouveau que
vous y feriez traits & accueilli a votre contentement. J'oubliois a
vous dire le Vicomte de Crambourn fe trouva auffi audit ballet & qu'il
fortittres-fatiffait." Puisieulx to Boderie, 6 Feb. (O.S.Jan. 27), 1608-9,
in de la Boderie, Ambassades, iv, 211, 2.

37
" La Reine n'a encore danfe fon ballet a caufe de l'indif position de la
Reine Marguerite & de M. de Sully. S. M. a fait prier i'Ambaffadrice
d'Angleterre de le voir a rArfenal, au fon rnari a 6te* convie auffi par



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Appendix 215

M. de Sully avec le Vicomte de Crambourn & fes deux beaux freres.
L'on dit que ce fera pour demain, & il fembla que la Reine a grande envie
d'en 6tre decbargee. " Villeroy to Boderie, 24 Jan. (O. S. 14), 1609, in
de la Boderie, Ambassades, iv, 209.

38

"Don Ferdinando Giron, Embassador-Extraordinary of Spain and
Flanders, went to Theobalds, ten miles off, on Tuesday, to take bis
leave of the King. The day following be left London for Flanders.
Thursday was appointed for the Queen's Masque. The Ambassador
seeing that the King was determined to invite to witness the dance, the
French Ambassador who was omitted last year and had orders from his
Master that if that happened again he was to leave the court at once,
now undertook to support the pretensions of the Flemish Ambassador
in-ordinary, who also had been omitted last year. Don Ferdinando
was at such pains in the matter that, thanks to the means he can dispose
of at this court, he succeeded in obtaining a partial satisfaction. When
the King came to London on Wednesday, Council sat and an invitation
was issued to the French Ambassador only, to the general surprise as it
was universally understood that I was to be invited. " Correr to the
Doge and Senate, 13 Feb. (O. S. 3), 1608-9, in Calendar of State Papers
Venetian, xi, No. 439.

See ibid., xi, No. 443, 20 Feb. (O. S. 10), 1608-9.

39

"Avec l'occasion d'un Courier que le Baron de Breffieux arrive* id
depuis huit jours, dep&ha a Paris, je vous fais celle-ci qui eft pour
repondre a la v6tre du 24 du paffe\ & pour vous dire qu'enfin l'opinia-
trete* de Don Fernandez de Girone s'ef t laiffe* vanicre, avant depuis le
retour de fon Courier qui n'a point paffe* a Bruxelles, parte de quitter
la place. Des devant hier il fut fe licencier de la Reine: hier il dit
adieux au Prince de Galles & au Due d*Yorck: aujourd'hui il eft alle
voir la Princeffe qui eft a quatre lienes d'id; & Lundi il doit aller a
Theobalds ou le Roi fe trouvera fur fon retour pour faire le meme avec
lui, & s'en revenir id en resolution de partir Mercredi pour fon voyage.
C'eft la verity quil a remue* tout ce qui lui a ete* poffible pour pouvoir
etre admis a ce certain ballet; & tant qu'il lui en eft refte\ quelque peu
d'efpois, il a toujours parte de tenir ferme. Voyant enfin que cela ne
lui tournoit qu'a moquerie, & que fon fejour ne fervoit qu'a retarder le
plaifir des Dames, il s'eft reTolu de les laiffer danfer: fi bien que Jeudi
qui eft le jour de leur Chandeleur, ce digne ballet fe fera, ou je ne puis
vous dire encore f i je f erai appelle* ou non ; car je n'en ai pas dit une parole
depuis ceque vous avez feu, me femblant devoit fuffire que ceux qui
s'y pr&endoient introduire a mon prejudice en fuffent exdus. & que



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216 Court Masques of James I

pour ce qui devroit etre de moi, il y avoit plus de dignity a l'attendre qu'a
a le demander. Toutefois je crois certainement qu'ils m'y appeleront,
quand ce ne feroit que pour fe revencher de ce qui a 6b6 fait par dela en
faveur de leur Ambaffadeur, que j'ai fait parvenir auz oreilles du Comte
de Salifbury, mais par autre organe que le mien. Par mes premieres
je vous en dirai devantage." Boderie to Villeroy, 7 Feb. (O. S. 28 Jan.),
1608-9, in de la Boderie, Ambassades, iv, 214-6.

40
"Je penfois vous envoyer celle-ci par un Courier que le baron de
Breffieux m'avoit dit, il y a trois jours, vouloir depecher tout en hate;
mais comme il n'eft pas homme a un mot, & qu'il y a peut-etre encore
quelque poulet a faire ou il ne peut trouver le verbe, j'ai cm ne m'y
devoir plus attendre, & revenir a notre voie accoutumee. C'eft mon-
fieur, pour vous dire qu' enfin le ballet fut hier danfe, ou non f eulement
ma femme & moi fumes convies, mais j'eus rhonneur de fouper avec le
Roi en compagnie de M. le Prince de Galles le de M. le Due d'Yorck,
& ma femme avec Madame la Princeffe Ledit ballet fut fort riche, &
s'il m'eft loifible de le dire, plus fuperbe qu' ingenieux. Des que je
fus entre* aupres du Roi, il me dit que je me fouvinffe de ce qu'il m'avoit
fait dire par Meffieurs de Lenox & de Salifbury, qui etoit qu'il feroit en
cette occafion parottre la difference qu'il faifoit du Roi fon frere a tout
autre Prince, & de moi en particulier a tout ce qu'il y avoit ici d'Ambaffa-
deurs: que j'avois bien temoigne 1'affurance que j'en avois prife, en ce
que depuis je n'en avois point parle"; ce qui l'obligeoit d'autant plus a
recompenf er ma modef tie, qu'il n'avoit voulu y appeller autre que moi,
ni meme celui de Venife, voulant que chacun reconnut que, comme il
€toit vrai en effet, cette fete ne fe faifoit que pour, moi; fe rejouiffant
infiniment que les volontes du Roi fon frere & les f iennes fe fuffent
rencontrees fi conformes qu'en meme-temps que S. M. faveroifoit fon
Ambaffadeur par-dela, il penfoit a en faire ici le mem eenvers moi: que
s'il y eut eu quelque grand intervalle entre l'une & l'autre de ses faveurs,
on eut pu croire qu'il y est de la revenche; mais que fi S. M. avoit 6t6
la premiere en 1 'effet, il l'avoit 6t6 en la deliberation, me jutant que des
qu'il commanda ledit ballet, ce fut en intention de m'en ref erver tout
rhonneur. Je le remerciai avec toute la reverence qu'il me fut poffible
ltd difant qu'a la verite 1 la nouvelle que j'en donnerois au Roi fon bon
frere, ne ltd pourroit etre que tres-agreable, non ant pour 1'affurance
qu'il prendroit de-la de l'affection du Prince du monde dent il a tou-
jours 6t& le plus jaloux, que pour l'occafion que ce feroit a toute la
Chr&iente' d'en faire le jugement qu'il convient an bien commun de
leurs affaires: que fi j'avois apporte* quelque v6hemence en cette recher-
che, & forti peut-etre de la bienfeance ou ma charge m'obligeoit, je le
fuppliois tres-humblement de m'en excufer, & confid^rer que l'impu-



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Appendix 217

deuce de ceux centre qui je combattois en cette occafion, m'y avoit
forced II m'affura qu'il connoiffoit, & me temoigna par toutes fortes
de bonnes paroles & demonftrations de bonne chere qu'il €toit tres-
f atiffait de moi. Depuis, tant devant qu'apres le f euper, & durant tout
le ballet, il m'entretint prefque tou jours; & entr' autres difcours, il
me chargea de remercier S. M. de fa part des faveurs qu'il lui avoit
plu faire au Vicomte de Crambourn, ne pouvant fur cette occafion fe
latter de me dire du bien de fon pere, & de l'eftime qu'il faifoit de lui.
Apres cela, il me parla du conge' qu'avoit pris de lui Don Fernandez
de Girone, qu'il avoit prefque, me dit-il, fallu chaffer par les epaules;
me decant qu'il ne f cavoit de quel ef prit il pouvoit avoir 6t6 mu, en ce que
ne lui ayant jamais demande" en toutes f es autres audiences qu'il voulut
aider le Roi d'Efpagne a obtenir la treve pure & fimple, il Ten avoit
vouler prier en partant: qu'il lui avoit montre" s'6tonner de ce qu'il en
difoit, & lui avoit repondu qu'il 6toit trop tard, & que le Roi fon mattre
ne pouvoit davantage differer d'accomplir ce qu'il avoit promis des le
commencement, fans f e faire tort. Le Comte de Salifbury 6toit present
a ce difcours; & Tun & l'autre me temoignerent reconnoitre une Strange
foibleffe & irresolution au confeil & aux affaires d'Efpagne. Avec tout
cela, f i reconnus-je que la demeure de Don Pedro de Toledo a Paris
ne leur plait point; car ledit Roi me demanda cinq ou fix fois ce qu'il
y faifoit, & pourquoi il y demeuroit fi long temps: fur quoi ce que je
lui pus dire tut qu'il n'attendoit, a mon avis, finon que le traits des
Pays-Bas fut fait ou failli, afin de requerir aux occafions le Roi notre
mattre d'y contribuer les offices qu'il jugeroit y fttre neceffaires, mais je
crois qu'ils fe doutent qu'il y a quelques pratiques attachees a la queue
dudit traite qu'ils voudroient bien qui ne fut point. Ce qui me plut
davantage en tout cet entretien, fut que jamais ils ne me dirent un mot
fur le particulier de leurs dettes, encore qu'il f e paff at forces chofes qui
les pouvoient faire venir a propos. Je prie Dieu, qu'ils ne s'en f ouvien-
nent jamais plus, & qu'il vous donne monfieur. • • •

De Londres, le 13 Febrier, 1609. "

Boderie to Villeroy, 13 Feb., 1609 (N. S.), in Boderie, Ambassades,
iv, 228-33.

41

"Monfieur,

Par celle qu'il vous a plu m'ecrire du 6 de ce mois, vous m'avez fait
faveur de m'avertir de 1'honneur fait a M Carrew & A Madame fa
femme au ballet de la Reine notre maitreffe. Par le preTente vous
f caurez celui que Madame de la Boderie & Moi avous recti en celui de
celle-cL Hier la nuit il fut danfS, & le jour de devant Don Fernandez
de Girone avoit fait voile, apres avoir recti l'arret que s'il ne hatoit de
partir, il auroit 1 'affront que j'y ferois appelle' a fa barbe. Comme il



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218 Court Masques of James I

partoit, on m'y vint oonvier & ma femme auffi, taut de la part du Roi
de la Grande Bretagne que de celle de la Reine, fans nous parler de
fouper; & neanmoins comme nous y fumes, ledit Roi me fit fouper avec
lui en compagnie des Princes fes deux fils, & ma femme foupa avec
Madame la Princeffe. Durant le fouper, il me fit une brinde a la
fantl de S. M, & voulut que je la portaffe a M. le Prince de Galles,
& qu'ily fit raifon. An ballat il me fit feoir aupres de lui, & ma femme
au banc prepare' proche de-la, 6u 6toient auffi Meffieurs du Confeil,
n'ayant pu demeurer pres de Madame la Princeffe pour la grande
preffe qui y 6toit. Durant que ledit ballet fe danfa, il me fit toujours
rhonneur de m'entretenir; & dans un des intermedes, comme il n'y en
eut que trop & d'affez trif tes, la Reine s'approcha auf fitot de ma femme,
& lui fit la m&me faveur, s'appuvant fur elle, & lui faifant mille demon-
ftrations de privautd. Ma petite fille mfime eut part en ces careffes;
car le Due d'Yorck ayant 6t6 pris a danfer par une des Dames du
ballet, il vint auffitot chercher madite fille 6u elle dtoit, & l'y mena.
La Reine avoit deliber6 d'en faire le meme de moi; mais comme e'eft
un metier que je n'entens guere & que je ne voulois faire rire la com-
pagnie, comme fit Tan paffc 1' Ambaffadeur d'Ef pagne, je la fis prier des
le matin par une Dame de mes amies qui devoit danfer avec elle de ne
m'y point obliger. Du ballet, nous fumes a la collation; & en tout cela
& au departir fumes traites avec tant de demonf trations de bonne vol-
ont£, & avec un applaudiffement fi general de tous, que S. M. a grande
occafion d'en 6tre fatisfaite, & moi, fi je ne fcavois l'hiftoire de l'Ane
qui portoit les Reliques, d'en devenir bien glorieux. .

En la faveur que recut l'Ambaffadeur d'Efpagne Tan paffc, il n'y
eut rien de femblable: il ne fut point convie* du Roi & ne Mangea point
avec lui, mais en une chambre ou pas un du Confeil feulement ne
raccompagna. Le Roi ni la Reine ne furent jamais vus lui dire un mot
que le bal dura, & au partir de-la, tout chacun le regardoit de travers.
J'ai outre tout ceci, que je fus incontinent apres convte a un autre ballet
avec toutes les meilleurs fatisfactions qu'on me put donner: & de plus
que ledit Roi & le Comte de Salif bury ont declare^ & rendu comme
public que cette f^te ne fe faifoit principalement que pour 1 'amour
de moi, Une feule chofe m'y a fach^, ceft que l'Ambaffadeur de Venife
n'en a point 6t6, encore qu'on lui en eut donne* des le commencement de
grandes efperances; ayant fait tomber fur lui les Ambaffadeurs d'Ef-
pagne & des Archiducs, ce qu'ils Gentilhomme eft infiniment offenf6,
Comme il est que j'^tois pri6 St qu'il ne l'^toit point, il s'en voulut efcar-
moucher, & alia trouver le Comte de Salisbury pour lui en faire fes
plaintes. La reponf e fut que ledit ballet n'ttoit fait que pour 1' Ambaffa-
deur de France, & qu'il fe devoit contenter que celui de Flandre, qu,
n'avoit point affift^ a celui de l'an paff^, comme fit fon pr6deceffeuri
n'^toit non plus convi6 a celui-ci. Cela ne le fatiffait point; de forte



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Appendix 219

que fi fes mattres le veulent croire, ils ltd donneront bientdt charge
de faire decider la difpute que lui veut fonner l'Ambaffadeur de Flandre,
ou biende fe retirer; & je crois certes que fi on en venoit-la, ces MeCfieurs
— ci f e trouveroient bien embarraf fes.

Tout ceci donne un grand choc par dega a la reputation des Ef pagnols,
mais en meme temps, il eft furvenu une autre chofe qui, comme bien
plus importante, achevera fort de les decrier, c'eft que rAmbaffadeur
ayant demierement, fur l'occafion de la mort de fa femme, affemble"
dix ou douze tailleurs tous Flamande pour faire fon deuil, ainfi qu'ils
eurent acheve', & qu'il leur eut fait donner partie de leur payement,
s'6tant del£beres, felon le ftyle du pays, d'en mettre partie en bonne
chere, il leur fit envoyer certaines confitures pour les regaler, St trois ou
quatre bouteilles de vin, dont s'&ant donnes au coeur joie, ils commence-
rent en meme temps a fe trouver mal & le mattre de tous, comme celui
qui en avoit eu meilleure part, au bout de deux heures en rendit l'ame,
le lendemain trois autres, & trois autres encore depuis: le refte eft en
mauvais 6tat. Toutefois comme depuis Ton a comme la caufe du mal,
on leur a donne 1 du contrepoifon, & on a opinion qu'ils en pourront
echapper. Le murmure en eft fort grand & fort public part oute la
ville: fi bien que ledit Ambaffadeur, ni aucun des fiens ne s'y promenent
guere. Et difent les Anglois que s'il y avoit eu parmi lefdits Tailleurs
quelqu'un de leur nation, ils l'iroient affommer dans fa maifon. Je ne
fcaurois croire qu'il ait eu part en une grande mechancet£; mais fi ne
fe fcauroit-il bonnement laver d'avoir fait provifion de telles drogues.
C'eft pour la f econde fois, & Dieu nous garde de telles collations.

J'oubliois a vous dire que la faveur de ce ballet s'entendit tellement
fur tous les Francois, que le Baron de Breffieux qui fe gouverne tres-
bien ici, & parle certes de ce qui l'y a amene' avec grande demonftration
de la reverence qu'il porte a S. M, fut mene 1 danfer, & mena danfer
la Reine; comme auffi que le Roi me dit de lui-m&me, & fans que je
lui en ouvriffe 1'occafion, infinis biens de M. de Soubife, & nommement
de ce qu'il avoit reconnu 6tant ici, qu'il portoit beaucoup de zele au
fervice & a la particuliere perfonne de S. M. Je rens compte a M. de
Vifleroy du refte des dif cours qui fe pafferent entre ledit Roi & moi qui
me gardera d'en faire redite, pour vous baifer les mains, comme 6tant,
Monfieur, votre tres humble & tres-affectionne' ferviteur.

De Londres, le 13 Fevrier, 1609. "

Boderie to Puisieulx in de la Boderie, Ambassades, iv, 253.

"After o r verie heartie comendations unto y° r verie good Lofp:
&c: Whereas by vertu of his maf warrant bearing date the 4 th of March
1609 yo r Lo r P is required and authorized to iffue fo much of his ma**
treafure at fuch tymes and by f uch proportions as we fhall require



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220 Court Masques of James I

wider our handes and to fuch pfons as we shall affigne to receue the
fame for the defraying of the charges apptaining to the Queens Ma**
Mafke: thefe are therfore verie hartily to pray yo r good Lo? that yo«
would be pleafed to give ower that this gent: M r Inego Johnes may
receave two hundre pounds more by way of Impreft towards the
neceftary pvif ions to be made by him for the pformance of that imploy-
ment. And in the meane tyme we reft as ever

Yo r good Lo*? - mof t affured Loving
friends to remaine
25 th of Maye 1610 T Suffolke E Wo^cefte^.' ,

In State Papers Domestic James I, liv, No. 74.

43

"I was also invited to a masque given by the King and to a jousting
match; and this will prove of great advantage to the prestige of this
office, for I had observed that on various occasions neither I nor my
predecessors were treated with the same punctuality which was observ-
ed towards France and Spain, and that sometimes it was not enough to
have endeavoured to secure proper treatment beforehand, for the result
turned out quite different from what had been agreed on. On this
occasion when I was told that, at the creation of the Prince, the Ambas-
sador of Spain was to have a box and the Ambassador of the States
another, I, suspecting some injury, showed surprise that we were not
put, all three together, close to the King, or at least in the same box;
in a cautious yet firm manner I let it be understood that if I were not
treated in the fashion followed by all other courts and as became the
dignity of the Republic which is Sovereign over kingdoms and mighty
in every aspect, either I would not be present at all, or if I did come I
would leave at once. I touched on certain variations which had been
introduced at the Court. In this I found considerable help from the
private complaints which I had made in the course of conversation with
gentlemen intimate with the King, for his Majesty gave orders that I
was to be entirely satisfied on this point. The Lords of the Council
accordingly sent to me the Master of the Ceremonies and another
gentleman, who informed me that the variation had taken place owing
to the incompatibility of Spain with the United Provinces. They
begged me not to raise difficulties, for they would be compelled either to
offend Spain or injure the prestige of the other. They sent me a plan
of the place and of the boxes which are to be equal to and in proportion
to the royal baldachino, and they assured me on their honour that they
would treat me in such a fashion that I should be completely satisfied.
I, knowing the King's difficulties and being unwilling to seem little
solicitous for the prestige of the United Provinces, showed that I fully
grasped their arrangement and that I had no desire to doubt their



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Appendix 221

prudence and sincerity, upon which I threw myself, in the conviction
that all their promises would be faithfully kept. Both the King and
Council were highly pleased with my answer, and without any further
pressure they have omitted nothing that could conduce to my honour.
On the first day the Ambassador of the States arrived before I did and
they engaged him in a place apart; after the Spanish Ambassador and I
were settled with all our suites in our respective boxes, which were exactly
alike in size and decoration, they introduced the Dutch Ambassador into
mine, with only two persons in attendance. Yesterday after the Spanish
Ambassador and I had been for some time with the King and other
gentlemen, we were conducted to our boxes in the ball-room and these
boxes were again exactly alike, while the Dutch Ambassador was ac-
commodated with a box a little lower than mine and beside it. To-day at
the joust, we two had places apart in advance of the royal seats, while
the Dutch Ambassador had a place behind them." Marc* Antonio
Correr, Venetian Ambassador in England to the Doge and Senate, 16


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