William H. (William Henry) Powell.

Archives de gynécologie et de tocologie. ... . Première annéetome XXIII, [1874-1896] online

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ARCHIVES

DE TOCOLOGIE

DES

MALADIES DES FEMMES

ET

DES ENFANTS NOTJYEAU-N:eS

PUBLIISBS PAR

J. A. H. DEPAUL,

Profenear de GUniqae d'aocooehemenU k U FaeoItA da m^decine,

Chirargien des H<)pitaQz,

Membra de rActd^mie da mMecine,

AVEC LA COLLABORATION DE MM.

STOLTZ.

Doyen de la Faenlt^ de m^decioe de Nancy.



BAILLY,

Profeiseur sgr^gi k la Facnltd de mMeeine.

BERNUTZ,

MMecin des bdpttanz,

Membre de TAead^mie de mMeeine.

BLOT,

Profeaiear agr^^ k la Facolt^ de m^eeine,
Membre de rAcadSmie.

A. BOUCHACOURT,
Prof. d*aeeonchements i TEcole de mM. Lyon.

CHANTREUIL,
Profesaeor agr^gd k la Facoll^ de mMecine.



CHARPENTIER,

FrofeBsear agr^g^ k la Facnlt^ de mMeeine.

OU^NIOT,

Ghirurgien de TH^pital des Enfant8*Aidst^s,
Professear agr^g6 k la Faculty de mMeeine.

HERVIEUX,

MMecin de la Maternity de Paris,
Membre de TAcad^mie de mMecine.

PARROT,

Professenr agr^g^ k la Facnli^ de m^deetne,
M^decin de I'bdpiial des Enfants-AssisUs.



DE SOYRE,

Chef de Clinique d'accoochements, Laor^at de la Facnlt^,

SEGRih'AlRE DZ LA REDACTION.



Denxifeme Aiin6e.



PARIS ^ : i
V ADRIEN DELAHAYE et Q% LIBRAIRES-EDITEURS

PLACE DE l'£C0LE-DE-MEDECINB



1875



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" / .'Pi



H; V ARCHIVES

DE TOGOLOGIE,

DES

MALADIES DES FEMMES

ET

DES EKFANTS ^OUVEAU-NJ&S. -



MEMOIRES ORIGINAUX



RETROVERSION DE L'UTERUS GRAVIDE,

MBNACB d'eNCLAVEMENT A DEUX MOIS ET DEMI DE GESTATION. — CUANGA*
MENTS SUCCESSIFS DE LA DEVIATION AVANT QUE LA RECTIFICATION
COMPLETE SOIT PRODUITE A TROIS MOIS ET DEMI APRES l'bMPLOI TRBSPEU
PROLONGB d'uN PESSAIRB A AIR DANSXB RECTUM.

Par le W Bemncx, m^decin de rh6pital de la Chaxite.



Dans ma derniSre conference j'ai dQ, Messieurs, vous retracer^
grands traits I'histoire dogmatique des deviations uterines dans T^tat
de vacuity, eu m'appuyant sur les 229 observations (H5 filles,
il4 mferes) que j'ai recueillies avec mon excellent ami Goupil, lors-
que j'^tais m^decin de Lourcine, parce qu'il etait necessaire que vous
ayez presents les 61^ments principaux de la question pour bien com-
prendre les particularil^s interessantes, que nous, avons observes
chez la malade couch^e au n® 20 de la salle SaiaL-Joseph,dont j'ai pro-
mis de vous entretenir aujourd'hui.

Archiwi de Tocologie, — janvikr 1875. i



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2 MEM0IRB6 ORIGINAUX.

II s'agit, vous le savez, d'une ouisinidre de 26 ans, m^rede deux enfants,
assez grande, moyennement forte, tr6s-hien conform6c, nc pr6sentant et
n'ayant jamais present6 aucun accident nerveux, qui avouait 6trc enceinte
de plus de deux mois, lors qu'eile est entree, Ic 5 novembre, dans mon service
pour des vomissements, datant de trois semaines, qui avaient pris depuis
quinze jours une intensit6 telle que la malade rendait absolumcnt tout ce
qu'elle prenait. Cette femme indiquait que ccs vomissements avaient dtbute
k r^poque oCi ses regies, venues r6guli6rement le 15 aoiit, avaient manqu6
pour la seconde fois, mais qu'ils n'avaient pris le caract^re incoercible que
huit jours apr^ un voyage assez long, qu'ellc avait dil faire pour allcr voir
son p6re mourant etrevenir ensuite a Paris. Ellc ajoutait, ce qui est tres-
important dans la question, que depuis six semaines elleressentaitdesdou-
leurs dans Iec0t6 droit del'abdomen etdans Icbas -ventre, etqu'elle avaitde
la difricult6 pour aller k la garde-robe, ct que c'est aprtis cet61atde malaise
continu qu'avaient d6but6 les vomissements, auxquels elle est en proic,
qui s*6taient accompagn^s d'une constipation opiniatre et d'unc as=scz
grande difflcult6 d'uriner, qui, jc dois vous le mentionner, avait tres-sen"
siblement augment6 dans les deux jours qui avaient proc6d6 son admi::.sion
alaCharit6. Je vous signale ces dcrnicrs ph6nom6nes morbidcs, en parli-
culier la difricult6 de la miction, parce qu'ils pouAraicnt faire ppnsor que,
s*il s'agissait chez cette femme de vomissements incoercibles de grosscssc,
ce qui 6tait Ir^s-probable d'apr^s le rt^cit deja maladej ces vomisscmnnls
pouvaient dependre d'une disposition vicieuse de la gestation, c'est-a-dirc
d*une retroversion de ]'ut6rus gravide, commc dans une observation publiec
en i857 dans la Gazette des hopitavx (p. 37S;, par M. Stollz.

Cette pens6e me fit imm6diatement recourir au toucher ; je trouvai le col
ut6rin port6 fortement en avant, regardant la face post6rieure du pubis, le
corps, en ligne droite avec le col, tourn6 au contraire en arri^re et un peu
en haut, de telle socte que le fond de Tui^rus 6tait plac6 au-dessous du
promontoire, mais conservait une certaine mobilit6, qu'on constatait en
agissant 8ur le col. Je m'assurai de plus que eet uterus, en r6troversion type
au premier degr6, ofTrait non-seulement une augmentation de volume par-
faitement en rapport avec les deux mois et-demi de gravidity, annonc^s
par la malade, mais le ramollissement ^lastique particulier qu'on observe
au commencement de la gestation. Ces signes 6taient si positifs, qu'il nV
avait pas de doule k avoir sur I'existence d'une retroversion de i'ut^rus gra-
vide, qui, depuis r6poque oili les regies avaient manque pour la seconde fois,
donnnit lieu k des phdaom^oes morbides, dont deux, du moins, la consti*
pationetla difficulte de la miction, indiquaient d*une mani^ro certaine
une compression exerc6e par Tuterus.

J*ai dil alors chercher si je trouverais, dans les ant&6dents de la
malade, quelques particularitesj qui permissent d'elablir quand s'^tait
produite la retroversion, dont nous constations Texislence et qui don-
nail lieu k ces accidents, datant de trois semaines, qui avaient 6[6 s'ao-'
centuant depuis cette epoque, maia qui n'etaieiit pas de nature telle



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RETROVERSION DE L'UTERUS GRAVIDE. 3

qu'ils puissent autoriserili afflrmerque ceLte retroversion s'etait eflec-
tueedepuis la derniere impregnation. J'ai pour cela minulieusement
interroge la malade, en particulier sur ce quelle avait dprouve dans
ses deux grosseses aQlerieuros. Elle est devenue enceinte pour la pre-
miere fois h 17 ans, trois ans apr6s I'dlablisseraent de la menstrua-
tion qui, jusque-l^i, avait 6i6 parfailement reguliere; celte grosscsse a
^te parfaitement heureuse, n*a donne lieu h aucune douleur notable
du deuxiemeau cinquifeme mois de gestation, raccouchement h terme
a el(J parfaitement normal, les suites de couches bonnes, et apr5s celui-
ci les regies sc sont retablies reguli^rement jusqu'^ vingt ans, oil a eu
lieu la seconde grossesse. Celle-ci a ete aussi reguliere que la pre-
miere, ainsi que racccuchement et les suites de couches. La regula-
rite absolue de ces deux grossesses, raais surtout Pabsence d'aucune
douleur ^I'^poque de la gestation, oti s'execute le mouvement d'ascen-
sion de Tuterus dans Tabdomen, donnent la certitude qu'il n'y avait pns,
chez cette femme, de retroversion congdnitale ou datant de Tenfance,
qui, comme je vous Tai indique dans ma derniere conference, rcstent
frustres peadant Telat de vacuite, mais troublent d'une maniere plus
ou moins marquee la gravidity, qui parfois se passe, ii est vrai, d'un
maniere assez benigne pour que les malades ne vous rendent pas
compte des douleurs qu*elles ont cues, si on n'insiste pas sur ce point
dans leur interrogatoire.

Depuis cette seconde grosscsse les regies n'ont plus ete aussi regu-
lieres qu'ant6rieurement, la malade a eu des retards et parfois quel-
ques douleurs menstruelles, mais elles etaient insigniliantes, jusqu'^ il
ya huit mois. A cette ^poque, la malade, apres un sejour de trois
seraaines h Thdpital de la Piti6, ou elle avait ete forc^e d'entrer pour
une bronchite, dans laquelle elle a crache un peu de sang, a 616 prise,
quelques jours apr^s sarentree chez elle, d'un ecoulement vaginal de
nature suspecte, sur lequel elle hesite beaucoup h r^pondre cat6gori-
quemeni. Cette vaginile, qui n*existaitpas du tout pendant qu'ellc etjiit
^rhdpilal, s'accompagnait de douleurs en urinant et, au bout de qucl-
qUes jours d'existence, a donne lieu h des douleurs pelviennes assez
vives, qui ont dure plus d'un mois, depuis lesquelles les menstrua-
tions sont devenues beaucoup plus douleureuses qu'elles I'etaient
depuis le second accouchement* J'ai insisie sur toutes ces particula-
rites, parce que, ccmme je vous Tai dit dans ma derniere conference,
j ai vu, pendant que j'elais medecinde Lourcine, se produire sous tnes
veux des retroversions chez des femmes entrees pour une blennor-



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4 MEMOIRES ORIGLNAUX.

rhagie qui avait un retentissement sur le pdritoine pelvien, pendant
que CCS malades (§taient dans mon service, et chez lesquelles la re-
troversion persistait plus ou moins fruslre ccmnie les retrover-
sions congenitalos, si Ics malades etaient completement gudries, non-
seulement de leur pelvi-peritonite, maisaussi plus ou moins comple-
tement gueHcs du catarrhe-uterin, que la blonnorrhagie avait I'aits
naltre. Aussi suis-je dispose h croire, d'apres ce que .j';».i observe a
Lourcine, que, chez notre raalade, la retroversion a ^te secondaire-
ment, le fait de lecoulement vaginal de nature suspecte, dont elle a
ete atFectee il y ahuit moiset qui adonne lieu, pendant un mois, ades
douleurs pelviennes assez vives, qui indiquaient un retentissement de
la blennorrhagie ut(§rine sur le p{iritoine-pelvien,qui, depuis, a laisse,
comme trace de son existence, des douleurs a Tepoque des regies bien
plus marquees qu'avant net ecoulement. On est d'autant plus porte a
admettre cette etiologie de la retroversion, que la production de cette
deviation, qui n'existait point pendant la seconde grosscsse, ne peut
ctre rattachee a aucune autre cause pendant I'intervalle de temps qui
a scpare celle-ci de la troisieme, et que les accidents, qui se sont ma-
nifestes pendant cette derni^re, indiquent seulement I'existence d'unc
compression survenue al'epoque oil les regies ont manque pour la
seconde fois. Cette compression s'explique tout naturellement par
I'augmentation de volume imprimee aux organes pelviens, deja si a
Tetroit dans le bassin h deux mois de gravidite, par la congestion
physiologique, qu'on voit si souvent continuer a se produire dans lus
premiers mois de la gestation et qui a ete exageree quelques jours
apres, chez notre malade, par le double voyage, qu'elle a dti iaire
pour aller voir son pere malade; voyage que nos predecesseurs et
Baudelocque, en particulier, n'auraient pas manque d'accuser hypo -
thetiquement d'avoir donnelieu a une retroversion h forme lenle, dont
I'existence n'a jamais ete etablie d'une maniere peremptoirc, comme
jc vous le demont.rerai tout h I'heure.

Toujours est-il que le peu d'intensitc des accidents et I'epoque pcu
avancee de la grossesse donnaient I'indication ibrmelle du traitcment,
qu'on a appele prophylaclique. Je prescrivis ^ la malade le repos ab-
soluau lit, en Tengageant h se coucher assez souvent sur le ventre
ou inclinee sur le c6te gauche ; j'ordonnai un ou plusieurs lavements
dans les vingt-quatre heures pour obtenir une garde-robe, et jc re-
commandui ^ mon interne d(5 surveiller la miction, de sonder la
malade le soir s'il n'avait pas la preuve qu'ellc avait urine, ce qu'elle



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RETROVERSION DE L'UTERUS GRAVIDE. 5

assurait avoir eu lieu facilement, le matin, sous rinflucnce seule du
repos absolu au lit,qu'clle avail garde depuis son admission dans mon
service. J'y ajoutai Tadministration de 10 pilules do 0,0i d'exlrait
d'opium h prendre, espacees, dans les vingt-quatre heures, esperant
modifier ainsi les vomissements incessanls, dont sc plaignail surtout
lamalade. Je me reservais d'aqir, si renclavement devenait plus mar-
que, et pour en ^tro sCir.je demandai ii mon interne de prendre avec
beaucoup de soin Tobservation de la malade, en indiquant au?si exacte-
ment qu'il le pourrait, la position de Tulerusel, pourcela, demesurer
avecle doigt les distances du col et du cul-de-sac vaginal posterieur h
Torifice vaginal. J'esperais, je.dois vous le dire, ^ cause de la legero
mobilite que presentait Tuterus, que nous observerions la rectifica-
tion spontanee, ce qui n est pas chose rare et qui a eu lieu, ainsi que
vous le verrez par la suite de Tobservation, que je vous rapporterai
telle qu'elle m'a ete remise par M. Martin.

7 novembrc. Ycux im peu cern6s, tcinl assez bon, pas do fievrc. Los cn-
liques et les douleurs do reins out plut6t unpen diminii6 depuis doux jours,
dc meme que la dysuric; la malade n'urinait qu'une fois ou deux au plus
par jonr, elle urine bien a present. La vcssie nVst pas distenduc et ne ro-
monle pas au-dcssus du pubis. Par la palpation abdominale, il e»t impos-
sible de sentir le corps uterin, qui est rortcmcnt porte en arriere. Au toucher
on sent le col ut6rin gros, entr ouvert, appuyant fortemcnt centre la sym-
physe pubienne. Le corps do la matrice forme une tumcur arrondie, du vo-
lume du poing, dans le cul-de-sac posl6rieur; les mouvomcnts commu-
niques fi cetle tumeur. qui est de meme contistance dans toute son etendue
et peu mobile, sep^rcoivent au niveau du col. Cette tumeur est appliquec
centre la face anli'^rieure du sacrum; dans sa partie la plus saillante, elle
est situ6e a 0,07 de Torifice vaginal, landisque !e col, abais^e plutut que re-
lev6, esta0,04. Un peu de flucurs blanches. Glaires en allant ^la garde-robe,
fepreintes. Les vomissements n'ont en ricn ete modilits parTopium, ils per-
sislent aussiabondants, ainsi quo le crachoicment continue). — Prescription :
Repos absolu. Potion de Riviere; glace; lavements emollients. Une por-
tion d'aliments.

Le 9. Les vomissements sont un peu moins frequents , la malade
a pu supporter quelques alimenis, la dysurie a entierement disparu. I'ne
selie normale, mais apres un lavement.

Le 10. Le corps uterin semble pro^mincr moins fortement dans le cul-
de-sac posterieur; il est a 0,08 de I'orilice vaginal et descend moins has
dans Texcavaticn; le col toujours gros, volumineux, surtout sa levre anle-
ricure qui est tr^s-gonfl^e, semble moins directement appliqu6 contre la
symphyse. Pan le toucher rectal, on sent la tumeur, formee par le corps
uterin, pro^miner fortement dans le rectum, mais il est impossible de con-



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6 MEMOIRES ORIGINAUX.

tourner cetle tumeur. — M6mo proscription; on rccommnnde a la ma-
lade de rester le plus possible couchee sur le ventre.

Lc 13. Les vomissementsalimentairos etbilicux, rcparur>lo 11, persistent
auBsi abondants qu'au d6but ; ccpcodant la retroversion scmble moins
marqu6e, la partio la plus saillantc do la tumeur, formic par lc corps do
rut6rus gravide, est aujourd'hui k 8 centimdtres 1/2 de Toriiice vaginal. La
nialade urine facilement, mais ne va toujours ii la sello qu'avec des lave-
ments.

Le 16. Les vomissemenls, moins abondants le 14, Tont et6 encore moins
bier, ou quelques aliments ont pu 6tre supportts. Ellese plaint d'avoir cu,
ce matin, des vomissemont alimentaircs et quelques coliques. Aujourd'bui
lo col ut6rin est scnsibloment moins appliqu6 contre la symphyse : on trouve
entro lui et la tumeur volumineuse, qui cxisle toujours dans le cul-de-sac
post^rieur, une depression ou angle rentrant, qui s6pare lc col de cetto tu-
meur, dont la partie la plus saillante est rest6e aujourd'hui h la m6me hau-
teur que le 13, c'est-a-dire h 8 centimetres 1/2 de Fori (ice vaginal. Le col
est un peu mobile; ilse deplaco leg^rement lorsqu'on imprimo des mouve-
ments au corps. La miction est toujours facile, mais il n*y a pas eu do selle
aujourd'hui. — M^me prescription.

Le 19. Les vomisscments sont de nouveau plus abondants, il y en a non,
seulement d*alimentaircs, mais debilieux; la malade se plaint toujours do
coliques; le col est aujourd'hui plac6 prcsque au centre du vagin; il est h
3 centimetres 1/2 de I'orifice vaginal, au lieu do 4 ou il so trouvait ante-
rieuremcnt. Par le palper abdominal on continue h ne pas sentir ic corps
au-dessus du pubis; lo toucher fjiit constater qu'il forme toujours uno
tumeur dans lo cul-de-sac post6rieur, qui est angulaire par rapport a la
direction nouvelle qu'a prise lc col, do telle sorte qu'une retroflexion bien
manifeste a remplacd la rilroversion. La miction est toujours facile; uno
selle, mais provoqu6e. — Prescription : .Avant chacun des repas un paquot
de 0,05 de poudre do noix vomique; lo rcste lU supra,

Le 21. Los vomissements, compldtement arr^t^s les deux jours derniers,
pendant Icsquels la malade a un peu mang6 et conserv6 ce qu'ello a pris,
ont reparu cetto nuit, On applique dans le rectum un pessaire i air, sui-
vant la m6lhodc Favrot, on fait remonter la boulo jusqu'au niveau do h
saillie form6e, dans le rectum, par le corps de I'utcrus obliquement retro^
fli^chi, on insuffle la boule qui est petite et arrondie en s'ossurant, par lo
toucher vaginal, que I'on refoule bien le corps en avant. Le pcssaire est
Iai8s6 deux heures en place ; aprds son application uno selle sans lave-
ment. Pas de douleurs ni de vomissements dans la journ6e. — Memo pres*
cription.

Le 22. Deuxierac application semblable du pessaire; elle est suivie de
coliques et do douleurs dans le ventre, qui font prescriro 1/4 de lavement
avec 20 gouttes de laudanum.

Le 23. Encore quelques coliques, mais sans vomissements ; le col ut6rin
se rapproche de plus en plus de la vulve, la saillie, form6e par le corps
de l'ut6ruB dans le cul-de-sac post<^rieur, dirainue.



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RETROVERSION IVB L'UTSRUS GRAVIDE. 7

Le id. 3« application du pessaire pendant une heiire et demie ; elle n'est
pas suivie de douleurs.

Le 25. Plus de vomissemonts; le cul, plac6 au centre du vagin, est & peine
h 3 centimetres de rorifice vaginal ; le corps est un peu remont6, mais forme
toujours une sai Hie considerable dans le cul-de-sac post6rieur.

Le 27. La malade, qui n'avait pas voml depuis plusieurs jours, fait une
chute sur le 8i6ge en vdulant s'asseoir; elle est prise, h la suite de cet acci-
dent, de coliques, de douleurs expulsives ot de vomissements, qui n^cessi-
tent Tusage continu de cataplasmes laudanis6d et Temploi d'un lavement
fortement laudanis6.

Le 28. Les coliques persistent encore violentes; la malade a vomi son
diner.

Le 29. Encore quelques coliques; plus de vomissements.

I^ 30. La malade n'^prouve plus de douleurs ; elle n'a pas eu de vomis*
semenls. Aujourd'hui, le col,au centre du vagin, est h 2 centimetres de I'o-
rifice vaginal ; cependant il est impossible desentir, par le palper abdomi-
nal, le corps de Tut^rus au-dessus du pubis; au toucher, il fait encore une
saillie assez considerable dans le cul-de-sac vaginal po8t6rieur, qui est h
9 centimetres 1/2 de profondeur de Torifice vaginal.

le** dd'ccmbre. II y a aujourd'hui un changement trds-remarquable dans
retat dcs choses. Le corps est facilement senti par la palpation abdominale ;
il est encore un peu incline en arri^re et plac6 dans la fosse iliaque gauche.
Le cul-de-sac posterieur, dans lequel on ne sent plus de tumeur, n*a plus
que? centimetres def profondeur. Plus de vomissements ; une selle normale
sans lavement.

Le 2. Un peu de diarrhee; quelques vomissements.
Le 8. La malade n'a plus de douleurs abdominales ; la diarrhee tres-eph6-
mere, qu'elle a eue, s'estdissipee spontanement ; garde-robes' normales ; elle
a encore vomi apres son dejeuner. On sent aujourd'hui tres-distinctement le
eorps de I'uterus depassant le pubis et remontant jusqu'ii 3 travers de doigl
de rombilic, il est actuellement incline vers la parol abdominale et porte
dans la fosse iliaque droite. Le col large, mou, s'est port.e en arriere et &
gauche comme dans une grossesse reguliere ; il est situe k 7 centimetres
de rorifice vaginal, au lieu d'etre abaisse comme il Tetait ant6rieurement,
lorsqu'il occupait le centre du vagin. La malade se trouve bien; on lui a
permis hier de se lever une demi-heure et elle s'en est bien trouvee. La ma-
lade a continue h se lever dans rapr6s-midi les 9, 10, fl, i2, 13, sans en
eprouver de douleurs, et a demande, quoiqu'ello eiit encore quelques vo-
missements, k sortir de Thdpital le 14; elle etait assez bien portante, in-
eommodee seulement par de rares vomissements.

Vous avez vu tout k Pheure cette femme, ellese plaignait seulement
d'avoir cu encore quelques envies de vomir, elle avait pass6 hier
Tapres-midi levee et n'en avait ^prouve aucune douleur ; enfin on
trouvait Tuterus parfaitement recti fie, occupant sa position normale
pour repoque dela grossesse (prSs de quatre mois), Jilaquelle la malade



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8 MfilMOIRES ORIGINAUX.

est arriv6e sans eiijCombre malgr^ la retroversion, qui existait lore de
son entrde^ I'hdpital et avait donnd lieu h un ensemble symptomjatique
d'un enclavement incomplet. J'&i appel6 presque chaque jour, mes'
sieurs, votre attention sur 6ette malade, parce qu'ii importait de vous
persuader : i"qu*il faut, lorsqu'il y a un pWnom&ne anormal dans
une grossesse, avoir recours au toucher, le pratiquer avec beaucoup de
soin pour vousrendre compte de T^tat des choses et enparticulier pour
vous assurer qu'iln'existe pas une deviation uterine, qui rend difficile le
commencement de la gestation ; 2o qu'il est n6cessaire, lorsque vous
avez constate Texistence d'une retroversion ou d'une retroflexion, que
vous soyez convaincus qu'un grand nombre de ces deviations arrivent
h se rectifier sousTinfluence du reposau lit et en combattant la diffculte
de la defecation et de la miction, qui pourraient aggraver ce deplace-
ment ; 3o qu'il est par consequent indique lorsqu'il n'y a pas d'acci-



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