William H. (William Henry) Powell.

Archives de gynécologie et de tocologie. ... . Première annéetome XXIII, [1874-1896] online

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abortive.

Chez d'autres espdces, les dents abortives peuvent accidentellement
prendre un developperaent plus prononc6 : ainsi, chez la jeune ba-
leine, on trouve des dents h la mAchoire sup6rieure alors que dans
TAge adulte on n'en retrouve pas. Leydig cependant donne sous le
nom de Squamodon une vari6t6 de baleine qui a des dents d^velopp6es
Ma DQAchoiresuptoeure. Desoncdt^, van Beneden a pr^sent^ une
mAchoire inKrieure d§ Dugong qui pr6sentait huit paires d'incisives
tr5s-d6velopp^e8, alors que cet animal est consider^ comme n'ayanl
point de dents inferieures.

Darwin qui a recueilli cesfaits les rapprochede Texistence, admise
par lui, des dents abortives dans la m&choire sup^ricure des rumi-
nants. Nous nous sommes 61ev6, dans un autre travail, cdntre Pinter-
pr^tation erron^e du grand naturaliste qui a consid6r6 comme des
foUicules dentairesrudimentairesles debris de Torgane de Jacobson (1),
ce qui tend h infirmer les consequences qu'il d^gage de ces considera-
tions au profit de la th^orie des afOnit^s mutuelles des Stres organises
et de sa loi de descendance modifiee (2).

Quoiqu'il en soit, la grande loi de la double dentition qui semble
p'eteindre avec les c^tac^s s'afflrme dans la s^rie ascendante des
mammif&res.

Elle est en mfime temps invariable, c'est-A-dire que jamais les den-
titions ne d^passent le nombre de deux^ la premiere h caract^re tem-
poraire, la seconde persistant dans le reste de la vie. Nous etablirons
done tout d'abord un point sur lequel nous reviendrons plus loin,
c'est qu'il n'existe jamais dans aucun cas de dentition tertiaire ou yua-
temaire. Les exemples de cet ordre qu'on trouve mentionn^s dans les
auteurs doivent 6tre consider^s comme apocryphes ou resultant de
rinterpr6tation erron^e d'un simple fait de dentition tardive.

Une autre condition fondamentale dans les rapporls des deux denti-
tions consiste dans le nombre infiniment plus restreint des pieces de
la premifere dentition relativement k celles de la seconde. Les deux
dentitions pr6sentent h cet 6gard des rapporls num^riques qui sont



(1) Voyez la note de M. le Df Pietkiewicz mLegros et Magi tot, Origine et
d&celoppement du foUicule dentaire chez les mammi f ires ^ journal d'anatomie de
Cb. Robin, i873.

(1^ Darwin. Origine des esp6ces, 2' ^it. frangaise, i860, p. 549.



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360 MEMGIRES ORIGINAUX.

parfaitement fixes pour chaque esp^ce de mammiRpes. Ge rapport
peut se chiffrer, c'est-^-dire se repr^senter [par des formules : telles
sont par exemple celles de I'homme :

Dentition temporaire,

2 — 2 4—1 2 — 2

Inc. ^— ^ Can. j—j> Mol. ^TTi = ^0

Dentition dSfinitive.

2-2^ 1— ^ ^ 2-2 .\ 3 — 3 ,,

Inc. ^—^ Can. ^— ^ Pr6m. ^^^T^ Mol. J^Z^ =32

En comparant ces deux formules, on voit de suite que les nombres
des incisives et des canines sont identiques. G'est seulement aux mo-
laires que seproduit la difKrence, et ce fait est tout k fait en jcorrela-
tion avec le d^veloppement post^rieur des bords alv6olaires, ph6no-
m6ne sur lequel nous insisterons tout & I'heure.

Nous n'avons pas d'ailleurs k ^tudier ici les conditions num^riques
de ces rapports pour les difPi^rentes esp^ces animales, mais uqus pou-
vons dire que les deux nombres sont entre eux environ dans la pro-
portion de 2 4 3 ou de 3 k 5. Chez Thomme, ainsi qu'on le voit , le
rapport est invariableraent de 5 & 8.

Consid6r6es dans uneesp^ce animale isol^ment, les lois del'^ruption
dentaire paraissent cependant 6tre soumises & quelques variations qui
sont toutefois tr^s-secondaires et ne consistent que dans certaines modifi-
cations d'^poque. Ainsi de Blainville (1) avait d6j^ emis cette remarque
que chez les peuples sauvages ou m6me dans les races inf^rieures, les
derni^res molaires apparaissent en g6n6ral plus r6guli6rement h TAge
normal, circonstance qui est, ainsi que nous Tavons dit ailleurs, en re-
lation avec le degr^ plus ou moins accus6 du prognathisme. Simonds
et Darwin (2) avaient de leur cdt6 affirm^ que chez les animaux am6-
lior6s de tons genres, Ja p^riode de maturity serait plus pr6coce tant
en ce qui concerne la croissance compl6te que Tepoque de la repro-
duction et en correlation avec ce fait, on observerait que les dents se
ddveloppent beaucoup plus promptement, de sorte q\x*k la grande sur-
prise des 61eveurs, les anciennes regies ^tablies pour lad^terminat on



(i) Anomalies du syst^me dentaire, 1838, p. d6.

(2) Simonds, Gardener's Chron., 1854, p. 588. — Darwin, De la variation
des animaux et des plantes, traducfion franQaise, 1868, t. II, p. 343.



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ANOMALIES OU SYSTJIME DENTAIRE. 39 i

de r^ge cesseraient d'etre exaotes. Nous pommes loin de partager I'o-
pinion ^mise par les deux auteurs que nous venons de oiter, et nous
sommes, au contraire, port^ h admettre que les conditions de culture
et de milieu ne sauraient influencer & ce point les ph^nomines de 1'^-
ruption dentaire dont la flxitenousparalt 6tre toutii fait remarquable.
Chez rhomme, en tout cas, ces variations seraient fort peu apprecia-
bles. Nous les avons recherch^es dans leurs rapports avec les diverses
conditions d'^ducation et de soci6t6, et nous n'avons point rtussi k
les rencontrer.

D est encore d'autres influences g^n6rales dont on a invoqu6 le r^le
dans lapr^cocit^ ou le retardementdes ph^nomftnes del'^ruption den-
taire : On a recherche, par exemple, si T^ruption d^butait dans un
maxillaire d6termin6, plutdt h gauche qu'k droite, etun 616vede T^cole
de Paris, le D' Delaunay (4) a crupouvoir tirer d'un nombre de faits,
beaucoup trop restreint selon nous, cette conclusion que les dents se
d^veloppaient en premier lieu k droite, k la mAchoire inWrieure, eik
gauche pour la mAchoire sup6rieure. .

Les diatheses ont 6t6 aussi invoqu^es, et il est constant que, sans
produire, ainsiqu'on a voulule pr^tendre, des l&ions de formes plus
ou moins caract^ristiques, la syphilis h^r^ditaire, la scrofule, le rachi-
tisme retardent revolution dentaire d'une mani^re notable. II en est
de mtoe chez les cretins et les idiots. Suivant les remarques de
Bourneville (2), des affections graves de la premiere enfance peuvent
encore entralner ult6rieurement des troubles de cette Evolution, et
ceux-ci consistent invariablement en des retards plus ou moins con-
siderables : tel estTexemple que nous avons recueilli d'un enfant qui,
comme consequence d'une h^mipiegie gauche datant de la quatri^me
annee de la vie, eprouva un trfes-notable et tr&s-iSvident retard dans
Papparition des dents definitives du cdte paralyse. Ces exemples
prouvent que revolution organique des organes et des appareils pent
subir k un degre appreciable Tatteinte des affections generales de reco-
nomie et des lesions des centres nerveux.

Sans nous etendre plus longuement sur ces considerations genera-
les, et limitant notresujet ATetudede Thomme, nousserons conduit
h examiner successivement :

(1) Biologie compar6e du c6t6 droit et du c6t6 gauche. ThSsede Paris, 4874,
p. 13et75.

(2) De la condition de la bouche chez les idiots. Journal des connaisfances
midicales, 1862 et 63.



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392 M^MOIRES ORIGINAUX.

i*> Les phases de succession normale dc T^ruption dentaire ;

St^ L'eruption anticip^e ;

3^ L'eruption tardive ;

4» La chute prematur^e et la chute tardive.

§ I. — Des phases de succession normale de r^ruption.

Si r^ruption des dents chez Thomme est soumise k certaines lois
fixes, ]a connaissance et la determination de ces ]ois pr^sentent un
grand int6r6t, aussi a-t-on cherche de tout temps h les etablir.

Ce n'est que depuis un tr6s-petit nombre d'ann^es que Tetude du
developpement foUiculaire a permis de fixer les ^poques d'apparition
des divers organes formateurs des dents au sein des mAchoires, soit
pendant la vie intra-ut^rine, soit dans les premiers temps de la vie.
Les travaux de Koelliker, Waldeyer, Kollmann, etc. (I), ceuxquenous
avons entrepris nous-m^me avec M. Ch. Robin (2),etplus rccemment
encore avec un physiologiste regrette, notre ami Ch. Legros (3), nous
semblent avoir etabli les ph^nom^nes de gen^se et d*evolution d'une
manidre h pen pr^s definitive.

II n'en est pas de mftme des notions relatives aux phases et aux ^po-
ques de reruption, bien qu'elles aient ete recherchees depuis long-
temps par beaucoup d'auteurs. On remarque en efiet tout d'aboi'd un
disaccord trte-marque dans les r&ultats publies.

Nous nous expliquons, jusqu'^ un certain point, ces divergences,
par cette raison qu'on n'a point ^limine des chiffres recueillis, les fails
dependant soit des conditions de race auxquelles nous attribuons pour
nous, il est vrai, un rdle assez restreint, mais surtout les influences
gen^rales, diatheses hereditaires ou acquises, arrets de developpement,
rachitisme, idiotie, microcephalie, etc., auxqiiels on ne saurait denier



(I) Voy. KoLLiKERjdieEntwicklungderZahnsacskeu derWiderkauer Zeits-
chrift 1*. Wissen zool 4863, Gewebelehre 4 Aulf. — Waldbybr. Bau und
Entwicklung der zahne in Strieker's bandbuch der Lebre von der Gewe-
ben. Leipzig, 1871, p. 333 et siiiv.— Kollmann, Entwicklung der milk und
Erzatahnebei menschen. — Zeitschrift fUr Wissenschaftliclje Zoologie voa
Siebold und Ko:iiker;zwanzigster band zweiten Halt, p. 145. Leipzig,4870.

(-2) Gendse et 6volution du follicule dentaire chez les mammif^res, in
Journal de physiologic de Brown-Sequard, 1860-61.

(3) Origine et formation du follicule dentaire chez les mammifdres, in
Journal d'anatomie de Ch. Robin, septembrc-octobre I8'j3.



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ANOMALIES DU SYSTEME DENTAIRE. 393

une action tr^s-marqu^e dans la production des troubles t^ratologiques
de r^ruption dentaire.

Meckel, dfes 1825 (4), avait tente d'etablir une loi d'apres laquelle
Tordre dans lequel apparaissent les premiers rudiments des foUicules
serait aussi celui qui preside h T^ruption proprement dite. Cette as-
sertion n'est pas absolument exacte, et il nous sufflra de faire remar-
quer que, d'apres les recherches physiologiques qne nous rappellions
tout h rheure,les folliculesde premiere dentition apparaissent presque
simultanement dans les m&choires, tandis que T^ruption s'effectue par
series successives parfaitement distincles. A peine avons-nous pu
constater un l^ger retard de quelques jours dans Tapparition des foUi-
cules sup^rieurs sur les inferieurs, mais I'tSpoque de sortie n'a pr6-
sente aucun rapport avec les ph6nom6nes de genese primitive. La
canine permanente, par exemple, dont le follicule apparalt en m^me
temps que celui des incisives, n'eiTectue don Eruption que longtemps
aprfes elles, tandis que les pr^molaires qui se forment h une 6poque
plus tardive sortent avant les canines.

Un grand nombre d'observateurs se sont efTorc^s, depuis Meckel,
de fixer les ^poques normales de T^ruption dentaire. Mais, sans nous
arrSter k les indiquer ici, nous nous bomerons k reproduire les do-
cuments les plus acr6dil6s en cette niatiere. Ce sont les indications
dues k Trousseau (2),et que la plupart des auteurg ont depuis lors re-
produites de conftance.

Trousseau indique de la manifere suivante Tordre d'6ruption des
dents temporaires :

!«• groupe^ coraprenant les incisives m^dianes inKrieures ;

^groupe: les incisives sup^rieures, les m^dianes d'abord, les lat^
rales ensuile ;

3« groupe : les incisives lat^rales infi6rieures et les premieres raolaires ;

4° groupe : les canines ;

5« groupe : les grosses molaires.

Trousseau ajoute que cet ordre de succession subit de nombreuses
exceptions.

Les ^poques d'^ruption ont 6\6 ^tudi6es k leur tour. D'apres les ta-
bleaux qui ont 6t6 dresses k cet %ard, Trousseau fixe I'^poque de sor-
tie du premier groupe, incisives medianes inferieures^ au septi^me mois.

(i) Anat. g6n6rale, 1825, t. Ill, p. 348.

(2) Journal des connaissances m6dico-chirurgicales, 1844, septembre.



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394 MfiMOIRES ORIGINAUX.

Mais cette date 6tablie comme moyenne d'observations, prouve pr6ci-
s^ment, suivant la remarque du grand clinicien, que cette premiere
Eruption n'a jamais lieu h cette date, mais tant6t avant, tant6t aprfes.

Les autres groupes se suivraient h environ six mois d'intervalle.

Quant au temps que met k s'effectuer T^ruption detel ou tel groupe,
Trousseau affirme que les incisives m^dianes inKrieures sortent dans
unespace de un h dix jours, lescorrespondantessup^rieures en quatre
ou six semaines, les lat^rales inKrieures et les premieres molaires en
un ou deux mois, etc.

Dans le m6me travail, on trouve une recherche relative aux di verses
influences qui peuvent retarder ou avancer T^poque de T^ruption. Le
sexe jouerait un certain r61e, et T^ruption serait plus pr^coce chez les
fiUes que chez les gargons.

Toutes ces affirmations nous paraissent bien arbitraires ; elles ne
portent d'ailleurs que sur les faits de la premiere dentition, et sont,
en tout cas, fort incompletes. II n'est pas dit sur quel chiffpe d'obser-
vations les moyennes ont ^16 ^tablies, et lorsqu'il nous a ^16 donn^ de
les contrdler, nous sommes parvenu h des r^sultats fort differents.

Les recherches auxquelles nous nous sommes livr6 compremient
une p6riode d'une dizaine d'annees, ils portent sur un nombre consi-
derable d'observations. Nous les avons r^sum^es sous forme de ta-
bleau d'ensemble. On voit dans ce tableau ci-cootre et plac^es par co-
lonnes parallfeles :

1* L'ordre de succession physiologique des dents pour les deux den-
titions.

2^ L'^poqufe d'apparition premifere du follicule, c'est-k-dire la ge-
nhse du cordon Epithelial primitif.

3<* L'Epoque normale d'druption. Cette derni6re a 6t6 fix6e en
moyenne sur un minimum de cinq cents observations.

4° L'Epoque de la chute spontan^e.

Ces documents, relev6s pour la premiere dentition, ne figurent pas
h regard de la seconde. C'es(> qu'en effet il est impossible de fixer la
date de la chute senile des dents permanentes par des raisons que
nous etablirons plus loin.

5« Enfin dans une cinqui^me colonne nous avons etabli une nou-
velle division de la dentition humaine, elle comprend cing phases par-
faitement distinctes et successives, suivant un ordre rigoureusement
physiologique. On peut dire ainsi qu'il y a en r6alit6 cinq dentitions
ou cinq p6riodes, la premiere seule caduque, et les quatre autres defi-



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ANOMALIES DU SYSTfiME DENTAIRE.



395



ORDRE DE SUCCESSION.



fepOQUE

d'apparition

dn

follicalo.



fiPOQUE
d*^ruption.



fiPOQUE

de

la chute

spODtan^.



1-1



Incisives centrales infid-

rienres..'

Incisives centrales sopd-

rieures

Incbires latdrales m(6-

rieares

Incisives lat^rales snp<$-

rienres

Pr^molaires infSrieares.
Pr^molaires sap^ieores
Molaires inf^rieares ....
Molaires sup^rieures...

Canines inferieores

\ Canines sapeheures. . . .



65e joar aprAs la
conception ....



70c jour.,
80« jour..
65« jour..



Du 85e au
jour



100



lOemois.

16«moi8.

80«moit.
24c mois.
26« mois.
28* mois.
30emoi8.
Da 30e au 33 e
mois.



DIVISION

de la totality

de la

dentition

humaine

en 5 period.



7eannAe.
7 aos 1/2.



8e ann^e.

10* annde./
10 ans 1/21
iO« annde.l
it ansi/i.^

12c ann6e.



Total 20 dents.



Premieres molaires in-
fi6 rieares

Premieres molaires su-
p^rieures



inf^-

u^:f *

airesS



Incisives centrales infe-
rieores

Incisives centrales snpd-
rieares

Incisives lat^rales inf^
rieures

Incisives lat^rales su]
rieares.....

Premieres prdmolaires
infeneures..'.

Premieres primolairesj
superieures

Deoxi^mes pr^molaires
inf^rieures

Denxi^mes pr^molaires
snp^rienres

Canines inr^rienres. . . .

Canines sup^rieares. . .

Deuxidmes molaires in-
ferieares

Denxi^mes molaires sn-
pdrieares

Troisi^mes molaires in-
ferieures

Trois^mes molaires su-
perieures



Vers le 90' jour J
apres la con-|
ception ) De 5 k 6 ;

Vers le 100* jour |
aprds la con-
ception..



I



Da 110

an I20e

jour.



I



I



Vers le 3e mois.



7« annde.

Sans 1/2

D6 9 k 12 ans.

lie annee.
De 11 k 12 ans

De 12 k 13 aos



A la 3e annee. SD»l8k25ans



Total 32 dents



Total.,



re pdriode
20 dents.



2c periods
4 dents.



3e periode

de
20 dents.



4e period e
4 dents.



5e periode
4 dents.



52 dento.



nitives. Ces p^riodes comprennent des groupes de dents parfaitement
definis et variable dans le nombre des pieces qui les composent. Ainsi,
tandis que le premier groupe comprend vingt dents, le second se com-
pose de quatre pi&ces seulement, lesquelles apparaissent au delh de la
s^rie des pr6c6dentes, et sans qu'aucune de celles-ci ait encore effec-
tu^ sa chute.



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396 MEMOIRES ORIGINAUX.

C'est le troisifeme groupe qui est appel6 h remplacer le premier, et
cela par un nombre identique de dents.

Les deux derni^res p^riodes appartiennent aux deuxi^me et troi-
si^me molaires permanentes.

Get ensemble de documents relatifs aux 6poques de gen^se, d'^rup-
tion et de chute physiologiques du syst^me dentaire, devrait se com-
pleter de donn^es concernant les phases mftmesdu d^veloppement fol-
liculaire, soitchezl'embryon, soil chez Tenfant.

Nous avons d^Jk public h cet ^gard des considerations qui parlent de
revolution I'oetale (1). Nous les reproduisonsici tant h regard de la
determination des p^riodes du d^veloppement qu'au point de vue
medico-iegal pour la recherche de Tidentite et pour celle de TAge du
produit expulse dans le cas d'avortement ou de foBticide. (V. tableau
p. 398). . .

Aux considerations relatives au mode d'eruption des dents, nous
pourrions en ajouter d'autres non moins importantes au sujetdes
changements de forme que subissent les m&choires pendant la double
periode devolution des dents temporaires et des definitives. Des re-
cherches dej^anciennesde Miel (2) avaientetablique Taccroissement en
longueur des maxillaires s^fTectuait exclusivement aux depens de la
portion de I'os situee au delii de la serie des dents temporaires, 3'est-A-
dire dans la branche ascendante qui execute en arrifere un mouvement
de retrait progressif et proportionnel aux phases m^mes de revolution
dentaire. La simple observation de la dentition de Tenfant, dont les pifeces
conservent invariablementleur position etleurs rapports decontigulte,
sans presenter k aucune epoque ni ecartement ni disjonction, en pou-
vait dej^ Iburnir la preuve, mais en outre Tetude attentive d'une s^rie
de maxillaires aux differents Ages, en prenant certains points de rep5re
fixes, comme les trous mentonniers par exemple, permet dc fixer ma-
thematiquement ce mode d'accroissement. Quant au developpement
des mAchoires dans le sens de repaisseur, les etudes du mSme obser-
vateur, confirmees depuis lors par Tomes (3), Kcelliker et Hum-
phrey (4), ont eiabli que ces os augmentaient de volume aux depens
de la surface externe, tandis que Tinterne restait invariable. II resulte
de lA que la courbe des maxillaires, d^s le moment oti est achevee Te-



ll) Voyez Comptes-rendus et Mem. de I'Aead . des sciences, 1874. 27 avril.
('2) Recherches sur la seconde dentition, 1826, Paris, p. 69 et pl. 1 et2.

(3) Chirurgie dentaire, traduction fran^aise de Darin, 1873, p. 19.

(4) British journal of dental science, t. VI, p. 548.



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ANOMALIES DU SYSTJ^MB DENTAIRE. 397

ruption des denls temporaires, est d^finitivement fixee. 11 en est de
mSme de I'axe de Tarcade dentaire, c*est-^-dire de la ligne fictive qui
passeraitpar le cenjre des couronnes de dents; de telle sorte qu*en pro-
Idngeanl en arrifere cette ligne, on determine exactement avec le pro-
longement de Tarcade dentaire la situation et la direction des dents
futures qui vont evoluer au delh de la s^rie |des dents temporaires .

Nous n'insistons pas davantagesur cesreraarques qui appartiennent
d*ailleurs aux ph6nom6nes du d^veloppement des mAchoires et sur
lesquelles nous noussommes d^j& ^tendu dans un autre travail (I).

Quoi qu'il en soit de toutes ces considerations touchant T^poque
physiologique de T^ruption, il faut renoarquer, ainsi que nous Tavons
dit plus haut, que ces dates diverses sont soumises, dans T^tat nor-
mal, h certaines variations. C'est surtout pour la premiere dentition
que ces differences sont int^ressantes h signaler.

Dans un relev6 de naissances observ^es h la Maternity de Paris pen-
dant une p^riode de dix ann^es, de 1858 h 1868, sur 17,578 nouveau-
n^, trois seulement presentaient des dents : deux sout n^s avec deux
incisives centrales sup^rieures, le troisifeme avec les deux inferieures.
II y avait, en outre, 13 becs-de-li6vre, une tumeur erectile de la gen-
cive, une division du voile.

Dans un travail public h Moscou par le D' Bensengre (2), I'^poque
d'apparition de la premiere dent se decompose ainsi quMl suit sur
25 enfants :

A la naissance

1" mois

20 — - — 1

3e — — . — 3

4e — - - -8

•6« — — ~ 35

6« — - — 43

?• — — - 104

8« - — — 88

9« — — — - 43

iO« — — — 80

lie - - _ 33

i2« — - - 63

2« ann6e. — — 22

3* ann6e. — _, 2 (rachitiques).

Total ^525

(1) Voy. art. Bouchb in Dictionnaire encyclop6dique des sciences m6di-
cales, 1869, t. X, p. 196.

(2) Bulletin de la 80ci6t6 des naturalistes de Moscou, i870.



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La parni follicniaire continue son Evolution. | Apparition du cop- 1
Le bourgeon epithelial commence »a tpansfop- don 6piih61ial des- 1
mation en organe dc I'^mail. cendant dc la lame. |




4


1


A cette dale appapait, en pegard de I'extpe-
mit6 plongeante du copdon Epithelial, la pre-

roidpe tpace du bulbe. Cette genfese a lieu h pen Aucune tpace de ces follicules.
pr^s siraultan^ment ou & un joup ou deux d in- ,
tepvalio pour la mfirae s6pie des folllcuies tem- ,
popaires. |


A ce moment la papoi folliculaipe se dEtache '
de la base du bulbe pour s'Elcver sup les cAtes. , Aucune trace de ces follicules .
Cette gen^se seffectue dans le m6rae opdpe que
les ppEcEdentes. I


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semaine que se (
I'ordre de Icup
liaux (organes d
popaipe.


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Online LibraryWilliam H. (William Henry) PowellArchives de gynécologie et de tocologie. ... . Première annéetome XXIII, [1874-1896] → online text (page 43 of 82)