William H. (William Henry) Powell.

Archives de gynécologie et de tocologie. ... . Première annéetome XXIII, [1874-1896] online

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couches r6gulieres. A 26 ans, troisiSme accouchement Ji terme, aussi facile,
aussi regulier que les autres. Dn an apr6s ce dernier accouchement,
Mme L... se sentant fatigu6e, souffrante, alia consulter M. le D' Lhniliier,
qui veut bien me transmettre la note suivante : a Le 2 mai 1873 Mme L... tst
arriv6e chez moi pr6sentant les symptdmes ci-dessous : Anemie complete.
Battements de coeur, etc., etc. Maigreur extreme, maux de reins, tiraille-
ments d'estomac, n6vralgies intercostales, senhibilite extreme du ventre,
surtout du c6t6 de Tovaire droit, enfin pertes abondantes de glaires ressem-
blant k du blanc d'oDuf non cuit. J'ordonnai le quinquina, le fer, les bains
de Bareges, et enfin je conseillai les cauterisations. La premiere cauterisa-
tion fut faite le 12 mai 1873, la deuxieme le 17, la troisieme le 20, la qua-
trieme le 10 juin, puis elles furent regulidrement faites les 10, U, 2K
24 juin, les 1«S 5, 8, 12, 15, 22, 26 juillet, 2, 5, 9, 18, 23, 30 aoftt, 9, l.H,
16 septembre, le4 etle7octobre; total 27 cauterisations du 12 mai au 7 oc-
tobrc 1873. En cinq mois cet ecoulement rcbcllc cessacorapietcment. Voici
comment les cauterisations furent pratiquees : Avec un simple crayon *'.o
nitrate d'argent je touche tres-rapidcment ct passe Ic croyon sur les levres o-



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OBLITERATION COMPLETE DU COL. 651

dans I'inUrieur du col de la matrice, tout en conseillant le jour de la can-
t6risation un certain repos et I'application de cataplasraes de farine de
graine de lin sur le ventre. Jamais je ne me suis servi d*autres moyens
comme teinture d'iode, tannin ou nitrate acide de mercure. Gomme injec-
tions la malade se servait du liquide suivant : Eau i litre , alun
20 grammes. »

Pendant la duree du traitement, la malade aurait fait une fausse couche
de deux mois. M. le D'' Lhuillier ne me donne aucun detail sur ce fait, qui
ne paratt pas avoir interrompu le traitement. Les regies ont reparu, d'apr^s
la malade, pour la derni6re fois, le 9 novembre 1874. Les six premiers mois
se sont 6coul6s sans souffrance, mais, ^ partir de cette 6poque, elle fut sou-
vent prise de do»ileurs analogues k celles qui ordinairement pr6c6dent les
regies. Mme Ibert, sage-femme, fut appel6edans le courant du septi6me
mois. Les douleurs se renouvelant plus fr6quemment, la malade fut mise
au lit pendant plusieurs jours. Lavements Emollients, puis un seul quart
avec racine de guimauve et t6tes de pavot. A huit mois, nouvelles douleurs.
La sage-femme examina la malade pour voir s'il n'y avail pas de commen-
cement de travail. Elle ne put arriver au col et le supposa trop 6lev6. Pr6-
sentation du sommet. Le 16, ^ 4 beures du matin, les douleurs sont plus
vives et plus longues; k 5 heures, Mme Ibert pratique le toucher, engage-
ment profond de la t6te. Le segment inf^rieur de I'ut^rue est teilement
tendu pendant les douleurs que tout d'abord on aurait pu croire qu'il y avail
une dilatation complete et que la t6te n'6tait retenue que par les mem-
branes. Je ne ne pouvais m'y tromper, ajoute Mme Ibert dans la note qu'elle
m*a remise, la visite faite dans le courant du huiti^me mois ayant eveill6
mon attention, je pensais avoir affaire k une obliteration du coL G'est dans
ces conditions quejc fus appel6 k6 heures du matin. Ainsi, derni^res regies
ie 9 novembre 1874, par consequent grossesse pr6sentant d6j^ cette particu-
larity de presenter une prolongation notable. La malade, en effet, attendait
son accouchement vers le mois d'aoiit, fin d'aoAt ou commencement de sep-
tembre, et a 6t6 fort surprise de voir se passer I'epoque k laquelle elle at-
tendait sa delivrance. A partir des premiers jours de septembre, le 2 ou 3,
elle a 6t6 prise de douleurs de reins beaucoup plus intenses, de douleurs
de ventre et de contractions ut^rines, dont elle se rendait tr^s-bien comple,
ayant d^ji eu trois enfanls ; mais, comme elle le dit elle-m6me : je sentais
hienquece n'Stait posed. Les premieres contractions vraies et 6nergiques se
sont manifestoes le 14 septembre 1875 k 2 heures du matin et se sont sui-
vies depuis sans interruption jusqu'au moment oCi j'ai et6 appel6, Ic 16, a
6 heures du matin. Je me rends imm6diatement chez la malade, et voici
r6tat dans lequel je la trouve.

La face est bonne et Taspect trOs-satisfaisant. La femme se sent un peu
latigu6e, mais la peau est bonne, le ventre indolore, hors les contractions
qui reviennent toutes les trois ou quatre minutes, et qui sont 6nergiques;
c'estsurtoutdepuisla veille au soir que les contractions se sont succ6d6avec
cette regularity. Le pouls est ^ 88, pas dc vomisscments. La miction s'est ex6-
catee r6guli6rement, ainsi que les garde-robes; en soisme, 6tat general tr6s-sa-



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652 MfiMOIRES ORIGINAUX.

tisfaisant. Le palper me fait reconnaltre une presentation du sommet en pc
sition 0. 1. G. A., et Tauscultation ne fait que confirmer ce diagnostic ; seu-
lement les battements du cceur de I'enfant sont sourds et ralentis. Hi,
mais lis sont r6guliers et ne pr68entent aucune intermittence. Je precede
alors k Texploration vaginale. Je la pratique tout d'abord dans la position
habituelle, et le toucher me fait constater la presence tr^s-avanc^e dans
Tcxcavation de la t6te foetale. Le segment inf6rieur de TutC^rus qui la
recouvre est assez mince pour qu*il soit facile, h travers son peu d'6pais-
seur, de reconnaltre les deux fontanelles, I'ant^rieure, situ6o en arri^re et
h droite au niveau de la symphyse sacro-iliaque droite, la gauche, situ^e
plus has au niveau de la cavit6 cotyloide gauche. Le toucher confirme done
le diagnostic fait par le palper et Tauscultation, mais il m'est impossible de
sentir le col ni d'en d6couvrir aucune trace.

D6sirant faire un examen plus complet, je fais placer la femme sur le
bord du lit, le si6ge d6bordantle lit, les deux pieds appuy^s sur deux chai-
ses, et je procMe de nouveau au toucher. J'introduis d'abord un doigt, puis
deux, sans pou voir rien constater, maisle vagin 6tant tr§s-large etla femme
peu sensible, je finis par introduire la moiti6 de ma main droite dans la ca-
vity vaginale, et je precede k une exploration minutieuse. Impossible de
d6couvrir aucune trace du col. Ce qui me frappe, c*est la minceur des parties
qui me s6parent de la t6te, et qui sont si minces qu'elles sont tout k fait
analogues aux membranes, et que Ton pourrait tout d'abord croire k une
dilatation complete du col. La t^te est s6par6e du doigt par le segment in-
f^rieur de Tut^rus extrdmement aminci, derriSre lequel on sent, au moment
de la douleur, une accumulation assez considerable de liquide et un ballot-
tement assez netde la tete. Les culs-de-sac du vagin sont tendus, libres,
mais de trace du col aucune. Le vagin est sec et n'est le si6ge d'aucun ^coa-
lement de liquide quelconque. Je precede alors a la mftme exploration avec
la main gauche, et, en portant ma main directcmentdcrriere la tete ot dans
Taxe du vagin, j'explore tout le segment inf^rieur de Tut^rus, sans d6cou-
vrir davantage le col. En un point pou rtant, il me 8emble,au moment d'une
douleur, sentir une place un peu d6prim6e, oil la fluctuation me sembleplus
manifesto, et qui me paratt devoir fitre ce qui reste du col. J^attends alor?
une seconde douleur, et au moment oiX elle est k son summum, je pousse
doucement sur ce point un peu d6prim6. Sans grand effort, ce point c^de
sous la pression de la pulpe du mfedius, et imm6diatement je sens I'orifice
s*ouvrir sous mon doigt. J'introduis alors le m6dius entre les membranes
et les bords de I'orifice ainsi cr66, et en quelques secondes, en passant mon
doigt sur tout le pourtour de cet orifice, j'obtiens une dilatation grande
comme une pi^ce de 5 francs. Les bords de Torifice sont souples, minces, et
les membranes bombent k travers cet orifice. La t6te se pr6sentant, je romps
les membranes, et k mon grand 6tonnement, il s'6coule un flot de liquide
compietement analogue & celui que Ton rencontre dans les cas oil Tenfant
est mort et mac6r6 depuis un certain temps. Liquide fortement colore en
rouge sombre. La tfite s'applique sur le col, qui se dilate en quelques mi-
nutes. L*auscultation pratiqu^e imm6diatement me fait reconnaltre les bat-



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OBLITERATION COMPLfiTE DU COL. 653

tements du coeur plus lents encore, commengant k devenir irr6guliers. Je
fais alors une application de forceps, et j'am6ne un enfant un peu asphyxia
■ mais qu'il suffit de frotterun peu vigoureusementpour ranimer compl6te-
ment. La respiration se faitbien, le cri est fort et I'enfant pr6sente bient6t
Taspect d'un enfant parfaitemen t bien portant. D^livrancenaturelleaubout
d'un quart d'heure, pas d'h6niorrhagie. Les suites de couches ont 6t6 par-
faitement r6guli6res, et aujourd'hui-29septembre, treize jours apr^s Taccou-
chement, la m^re et Tenfant sont dans un 6tat trtJs-satisfaisant. La m6re
nourrit Tenfant, qui n'a fait aucune difficult^pour prendre le sein.

Cette observation est int^ressante k plusieurs points de vue et nous
devons y insister un peu 'plus sp^cialement. Ces points principaux
sont:

La prolongation de la grossesse. — L'oblit^ration du col et eniin
r^tat du liquide amniotique et de Tenfant.

Le premier point, c'est-^-dire la prolongation de la grossesse, malgre
les dires de la femme, ne nous parait pas absolument 6tabli. Dans la
note que la sage-femme m'a remise, la derni^re ^poque des regies est
not6e comme 6tant tix^e h la premiere quinzaine de decemhre^ tandis
que la femme m'a dit ^ moi-m6me avoir eu ses regies pour la derni5re
foisle 9 novembre et m'affirme n'avoir jamais revu depuis. — II y a
done 1^ d^j^ une premiere divergence dans les renseignements qui *
doit faire Clever des doutes ; or, le volume de I'enfant, gargon de six a
sept livres, n'avaitrien d'exag^r^, pas plus que le degr^ d'ossiOcation
de la t^te, et cela semblerait devoir plutdt faire pencher la balance
du c6t6 de Popinion de la sage-femme que de celle de la malade. Celle-
ci pourtant a 6t6 avec moi fort affirmative et Tctonnement qu'elle a
temoign6 de ne pas accoucher au mois d'aoiit, ces douleurs qui ont
precede de douze jours Tdpoquevraie du travail sembleraient indiquer
qu'il y a eu l^quelque chose d'anormal. Peut-^tre faut-il les attribuer
simplement aux difficult^s que le col a ^prouv^es pour 6tre absorb^ par
le segment inf^rieur de Tut^rus par suite de sa resistance. — Pour
admettre, en eflet, Texistence d'une grossesse prolongee il faudrait des
details plus circonstancids que ceux que donne cette femme. — Cer-
tains de nos maitres mSme, M. Dt;paul entre autres, nient complete-
ment Texistence des grossesses prolong^es; il existe cependant dans la
science un certain* nombre d'observations qui semblent h cet ^gard
parfaitement concluantes et il suffit de rappeler ici les observations de :

Langelott, cit6 par Manget (Bibl. m^d. prat., ^ol. Ill, Genf. i696,
p. 8U),



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65 i MfiMOIRES ORIGINAL'X.

Johns (Dublin Quarterly J. ao(it, i860, p. 65),

Olshausen (Berlin-Klinik. W., 187i, no i),

Madge. (Brit. Med. J., 1871).

MaC'Mahon (Medic. Chir. Review, n<»89, janv. 1870, etc.),
pour admettre la possibility de la prolongation de la grossesse. —
Dans ces cas, il est vrai, il s'agit de foetus morts et qui sont restfe
plus ou moins longtemps dans la cavity uterine ; mais dans les cas
cites par Simpson (Select. Obstet. Works), quatre observations,
Mezriman (Medico Chir. Trans., vol. VIII, p. 34, par Murphy (Report
of the Obstitric Practice of University College Hostal, p. 9), Reid^
Lancet 20 juillet 1870, — Meigs (Obstet. the science and the Art,
1852), — Atl^e (Tucker Elements of Midwifery), — Dewees (Com-
pendium of Midwifery), — Harailion (Practical Observations), —
Retzius deStockolm, il s'agit bien de grossesses prolongees au delli du
terme; on ne peut done aujourd'hui contester la,possibilil^ de la pro-
longation de la grossesse dans Tesp^ce humaine. Cette prolongation,
du reste, est admisepar tous les ^leveurspour nos grandes femelles
domestiques, etTon en trouvera de nombreux exemp es dansle Traits
d'obst^trique v^tdrinaire recent de M. Saint-Cyr. — Mais dans tous
,ces cas led^but de la grossesse a 6t6 not^ avec soin et il n*y a pas,
comme chez notre malade incertitude sur la derni^re 6poqu8 des r^Ies.
— Si, en effet, nous admettons le 15 d^cembre comme dernifere 6po-
que, la femme serait juste ^ terme, et elle serait accouch§e jour
pour Jour avec la date de la conception. Or, I'enfant est fort el bien
d^velopp6 ; si au contraire nous admettons leOnovembrecomme der-
ni^re^poque catam^niale, la femme aurait dii accoucher vers le 16 ou
17 aoiit, les regies chez elles durant trois ou quatre jours ; or, elle
n'esL accouch^e que le 16 septembi-e ; il y aurait donceu chez elle pro-
longation d'un mois, ^raoins, ce qui est encore possible, que la concep-
tion n ait eu lieu que dans les jours qui ont precede T^poque quia
manqu6. — Or, dans ce cas m5me, la grossesse serait prolong^ de
quelques jours, et T^tat de I'enfant ne semble pas pouvoir faire ad-
mettre cette supposition. — Encore une fois il y a 1^ une inconnue qui
nc permet pas de se prononcer d'une fagon positive.

Les deux autres points int6ressants de Tobservation sont Toblit^ra-
tion du col, et la nature du liquide amniotique, et ces deux points me
semblent inseparables Tun de I'autre — c'est ce qui fait que' nous les

rdunissons ici.



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OBLITERATION COMPLETE DU COL. 655

Tout d'abord y aval t-il r^ellement obliteration du col, ou simple-
ment agglutination? Cette obliLdration portait-elle sur toute T^tendue
du col ou seulement sur I'un des deux orifices et en particulier sur
Torifice externe? — Si Paggluti nation de Torifice exteme n'est pas un
ph^nom^ne excessivement rare, il n'en est pas tout ^ fait de mSme
da Toblit^ration du col, dont on n'a pas eu jusqu'^ present occasion
de constater beaucoup d'exemples. — Si, en effet, on consulte les
trait^s elassiques anciens, on n'y trouve pas trace de cette lesion, et
sauf quelques observations ^parses qh et Ih , dans les recueils, il n'en
est question nulle part. Encore ces observations ne sont-elles pas pour
la plupart parfaiteraentincontestables, et dans la majority d'entreelles
on trouve qu'il existait un petit pertuis par lequel il a ^16 possible
d'ihtroduire une sonde extrfimement line ou un stylet tres-fin. — Le
col avait en outre conserve jusqu*^ un certain point quelques caractfe-
res qui permettaient de le reconnaltre nettement. Ce qui n'est pas ab-
soluraent lecasdans les faits d'oblit^ration complete du col.

Naegele qui, un des premiers, aobserve cette^bizarre affection, en dis-
tingue avecsoin deux vari^t^. — Mais dans sa monograpbie c616bre
(H. P. Nfiegele. — Mogostocia e conglutinatione orificii uteri externi ;
Heidelberg, 1835), Naegele a sur tout eu en vue une des vari6t^ de
roblit^ration du col qui constitue ce que Ton appelle avec lui I'agglu-
tination du col, c'est-^-dire un 6tat particulier du col dans lequel
les bords de Torifice externe sont accol^s ensemble, ou r^unis par une
sorte de toile celluleuse plus ou moins ^paisse, plus ou moins r^sis-
tante, mais qui reclame rarement I'intervention dubistouri etdont le
doigt sut'flt le plus habituellement k triompher. — Nous vcrrons tout
^ rheure pourquoi nous croyons dans notre cas avoir eu affaire Ji une
veritable obliteration du col. Celle-ci au lieu d'etre limit^e h I'orifice
externe, consiste dans une sorte de reunion, delusion des^parois et des
orifices du col par un veritable tissu cicatriciel et qui porte sur toute
J'etendue du col et des orifices, soit sur Tun ou Tautre de ses orifices
pris isolment. Beaucoup moins frequente que lagglutination simple
du col, elle compte cependant d^j^ un certain nombre d'observations,
4^it si bon nombre d'entre elles ne presentent pas toutes les garanties
possibles, ilen est pourtant un certain nombre qui semblent absolument
i neon tes tables. — Nous nous bornerons h rappeler celles de :

Weiss^ deSimpsoriy reproduiteparSmellie, de Gautier, VaaMumtet\
MorlannCj et celles plus recentes de :



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6^6 MEMOIUES ORIGINAUX.

L((bst€in. — Comptes-rendus de la Faculty de m^decine, page 59.
(Observation contestable.)

Grimme, — Horn's Archiv filr med. Erfahrung. Berlin, 1816.

Berger. — Dissert, analecta ad Theor. de fcetus generatione. Leip-
sig, 4818.

AMs^w^. — Siebold's J. Tome IV, 1824, p. 38.

Rummel. — Siebold's J. Tome VI, p. 106.

Solera. — Omodei annali univ. di. medic. Milano, 1827, p. 8.

AshwelL — Pregnancy with imperl*. uteri. Guy's Hosp. Rep. \sn\
1837 et vol. IV, p. 126.

Twedie. — Guy's Hosp. Rep., n« 8, p. 113.

Bedford, — New- York Journ. Mars 1844.

Godefroy, — J. des conn, m^d.-chir. Aoilt 1844.

Plasse. — Neue Zeitschrift f. Geburtst. Tome XXIV, p. 247.

Fogarty, — Lancet, mars 1850.

Edw. Roe. — Lancet, mai 1851.

Schmid.— Medi. Corresp. Blatt der Wurlz. Azt. Ver. 1^51, no6.

Osiander. — Denkwtlrdigkeiten fUr Aerzte und Geburtshelfer.

Flamant, — De Top^ration c^sarienne — p. 16.

Ameih, — Geb. Praxis, p. 66.

^ay?i. — Berlin Klin. W. 1870, n^ 10.

Kleinwdchter, — Prager Vierteijahrschrift, 1870. Vol. Ill, p. 110.

Latz. -^ BerlinlKlin. W., 1870, n<>35.

Outreces observations isol^es, Toblit^ration du col a 6i6 Tobjet de
memoires s^rieux, parmi lesquels il faut citer en premidre ligne ceux
de Martin le jeune de Lyon, — de .tfa//ei, Bulletin, academic 1862,
recueil de 40 cas — de Simpson. — Select. Obs. iv. 1870. Maissur-
tout celui de Depaul^ dont la premiere observation date de 1835. Les
memoires de Martin et de Mattei sont passibles du reproche que Ton
pent adresser en g^n^raUpresque toutes les observations, c'est qu'ilne
s'agit paSjdans la plupart de celles qu'ilsont cities, d obliteration com-
plete du col. — Mais il n'en est plus de m6me de celles cilees par
Simpson et surtout de celles qui ont 6ie suivies et constatees direcle-
tement par M. Depaul.

Dans son m^moire, M. Depaul cite quatre observations qui lui sont
personnelles : — Tune observde en 1855, avec M. le D*" Remondet ; —
la deuxifeme en 1855 chez M. le professeur Trousseau, et quej'ai pa
suivre moi-m6me etant alors externe du service; — la Iroisi^nae ob-



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OBLITERATION COMPLETE DU COL. (57

serv6e par M. Depaulen i859 avec le D*^ Beyran. — La quatrifeme du
D^Caffe, — c'est la premiere observ^e en 1833, elle a 6t^ publi^e dans,
le Journal hebdomadaire des progr^s des sciences et institutions m6di-
cales, Ic mars 1834.
II admet ensuite comme concluantes les observations de:

Thomas Simson, reproduite par Smellieet citde plus haut.

Lauverjat, Nouvelle m^thode de pratiquer Top^ration c6sarienne,
p. 439.

Martin aln^ de Lyon. Journal g^n^ral de m^decine, chirurgie et
pharmacie, 1815.

Corvisart et Leroux, Journal de m^decine. Vend^miaire an XIL

Mais il rejelte les observations citdes plus haut de Litire^ de Lobs-
iein cities parFlamant comme n'^tant pets des obliterations vraies.

Depuis M. Depaul a eu occasion, soit h la Clinique, soit dans sa pra-
tique priv^e, d'en observer 3 cas nouveaux. — Je dois k Tobligeance
de M. leDr De Soyrede pouvoir publier Tun d'eux. Quoi qu'il en soil
ces observations ne sont pas nombreuses et c'est ce qui fait que nous
avons tenu h faire connaltre lefait qu'il nous a 6t6 donn^ d'observer.

Nous croyons en efTet, dans notre cas, avoir bien eu k faire k une
veritable oblitdralion du col et non k une simple agglutination comme
notre description pourrait le faire supposer.

Si, en effet, nous nous reportons aux observations cities parM. De*
paul, nous voyons que dans le premier cas la femme avait eu un pre-
mier accouchement fort long et fort p^nible k la suite d*un retr^cisse-
ment du bassin, c'est-&-dire un accouchement dans lequel le col avail
forc6ment du 6tre plus ou moins l^s^ dans les manoeuvres necessities
par la terminaison de Taccouchement.

Dans le second, la femme avait eu une ulceration uterine k la suite
d'un deuxifeme accouchement, et avait subi plusieurs cauterisations
avec le nitrate d'argent.

Dans le troisieme, il est vrai, la femme etait primipare et n*avait
jamais eu d'accidents uterins.

Dans la quatrifeme, enfin, la malade, dans le but de se faire avorler,.
avait eu recours k une injection faite avec une soliition de cendres de
foyer.

Dans trois de ces cas, par consequent, le col avait ete expose k des
lesions traumatiques, ou k Taction de causliqnes ayant amene la pro-
duction d*un tissucicatriciel, cause de Tobliteration.

Archives de Tocoloqie.-^ novbmbrb 1875. 42



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658 MfeMOIRES ORIGINAUX.

M. Depaul attache, avec raison, une tr5s-grande importance ^ ces
violences et h ces cauterisations, au point de vue de Tetiologie de
Taffection qui nous occupe; et il cite, a I'appui J'observation de
Dance (i4rc/iii;. gen, de medecwe, t. XX, p, 521 et suivanles, 1H29), et
le fait de Latour, mal interprdte etmal indiqu^ par M"* Lachapelle
{Histowe des hemorrhagieSy 1. 1, p. 20.).

Or, que voyons-nous chez notre malade : ^ la suite de son troisi^me
accouchement, la femme est prise d'accidents ut^rins qui exigent pour
Isur gu^rison des cauterisations pratiqu6es Tune Tautre k six jours
d'intervalle, et ayant ported non-seulement sur Torifice, mais sur Tin-
terieur du col, et pratiquees directement avec le crayon db nitrate
d'argent. Nous trouvons done ici la cause habituelle signal6e par les
auteurs. On pourra nous objecter que la description que nous avons
donnee de T^tat de la malade, et la facility avec laquelle le doigt a
suffi k vaincre Tobstacle parlent plut6t en faveur d'une agglutination
que d'une obliteration complete du col. Voici ce que nous avons a
rdpondre.

Dans la premiere observation, M. Depaul parle bien d'une portion
de I'uterus faisant saiJlie dans le vagin, se tendant pendant la con-
traction et devenant plus molle dans I'intervalle des douleurs. Mais
plus loin il ajoute qu'en un point la paroi uterine semblait avoir
moins d'dpaisseur, et que c'6tait 1^ probablement qu'avait existe au-
trefois ToriQce du col, maintenant soudd. Le col n'existait done plus
en realite, et c'est par comparaison avec les autres parties accessibles
de Tutdrus qu'on a pu juger de son existence anterieure.

Dans le deuxi^me cas, le col, il est vrai, avail conserve sa lon-
gueur; mais Tobliteration ne^portait que sur ToriQce interne. II avail
S k \0 millimetres de longueur, et les deux orifices etaient dislincts :
I'externe krgement b^ant, I'interne complfetemcnt ferme.

Dans le troisi^me, c'est I'orifice externe qui est oblitere, et ce qui
restait du col se bornait k une legfere saillie dirig^e transversale-
ment, et qui parut 6tre le rudiment de la Ifevre antdrieure. A cette
saillie se trouvaitsolidement soudee lalfevre posterieure, qui, elle, ne
formait aucun relief appreciable. « A part cette petite inegalite, la tu-
meur derri5re laquelle on sentait trSs-manifestement la t^te de I'enfant
etait parfaitement lisse, arrondie, et me parut otfrir dans lous ses
points uneepaisseur k peu pr^s egale. » {Depaul et Beyran,)

Dans Tobservation de Martin il n'existait qu'une petite depression
au lieu oil le col devait 6tre place.



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OBLITERATION COMPLETE DU COL. {V^%

Dans robservation de Cafle, enfin, il estdit que le sommet du vagin
so termine brusqaeraent, il peut se comparer h un cylindre ferm6
sans saillie aucune dans son interieur et sans aucune trace de col
utdrin* Pp^sde la parol recto-vaginale, presque sur le raph^ median,
on louche un pli d'une ligne de dimension donnant la sensation d*une
petite corde tendue; sur les cdtes de ce repli et ailleurs, on ne peut
distinguer le moindre orifice ul^rin soit avec le doigt. soit en guidant
sur ce dernier un petit stylet boutonn^. Pendant les contractions vio-
lentes, la pulpe du doigt ^prouve un mouvemen t communique, mais
sans que Tutdrus vienne communiquer au sommet du vagin.

Or chez notre malade ilen ^tait absolument de m6me, aucune saillie
appreciable du col, pas de traces d'orifice, seulement en un point il
nous semble sentir une partie un peu plus mince, et une sorte de de-
pression analogue h celle signal^e dans la premiere observation de
M. Depaul.

Mais une autre chose vient encore nous confirmer dans cette idee
que nous avons bien eu affaire h une obliteration complete du col.
CommenousTavons dit, le vagin etait compietement sec, il n'yavait
en ecoulement d'aucune esp^ce de liquide, ni glaires, ni sang, ni
liquide amniotique, ce qui indiquait bien une occlusion complete du
col ; et de plus, le liquide amniotique nous a presente des caractdres



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